Critique ciné : X-Men – Days of Future Past

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Dans le futur, humains et mutants ont été décimés par des machines d’un nouveau genre, les Sentinelles, programmées pour attaquer tout être vivant présentant le gène X dans son ADN. N’ayant plus d’autre alternative, le professeur Xavier et Magnéto décident ainsi d’envoyer Wolverine au début des années 70, à l’époque où Mystique assassina le créateur des robots meurtriers et précipita par ce geste la fin de notre monde. Une mission loin d’être aisée en ces temps où l’humanité commence à voir l’homo superior en tant que menace devant être éradiquée pour sa propre sauvegarde

«L’épisode le plus ambitieux et mâture vu jusqu’ici»

Minée par un Affrontement final de triste mémoire et des spin-offs autour de Wolverine pas franchement glorieux, la saga des mutants made in Marvel s’était brillamment relevée avec le X-Men : le commencement de Matthew Vaughn, qui avait su  en réinventer les enjeux tout en l’inscrivant dans une réalité historique tangible. Une riche toile de fond qui ne pouvait qu’éveiller l’intérêt du réalisateur Bryan Singer, de retour ainsi avec X-Men : Days of Future Past après avoir signé les deux premiers – et meilleurs jusqu’au film de 2011 – volets de la licence. Et s’il revient, c’est pour nous offrir rien de moins que l’épisode le plus ambitieux et mâture vu jusqu’ici, passé revisité et futur apocalyptique s’y mêlant en une intrigue à la densité incroyable et d’une noirceur souvent étonnante. Une bonne connaissance de la mythologie commence alors franchement à s’imposer pour le spectateur mais au-delà de ça, on ne peut qu’être admiratif de la manière dont il mène son récit en dépit de ses ramifications (les trailers laissaient croire le contraire, or la continuité avec Le commencement est parfaitement assurée), des thèmes qu’il brasse et de la pléthore de péripéties s’y déroulant. Tout comme il est capable de ne jamais nous perdre lors des combats impliquant par exemple Blink, une mutante ouvrant des portails, dont les pouvoirs usent des mécaniques du jeu Portal (pour les connaisseurs) avec une fluidité folle. Une gageure relevée donc haut la main et comptant parmi les morceaux de bravoure d’un métrage n’en manquant pas, en particulier une folle cavalcade de Vif-Argent au moins aussi virtuose dans sa réalisation et sa technique que l’attaque de Diablo sur la Maison Blanche au début de X-Men 2. Ou bien cette séquence à Paris en images d’actualité où se superposent passé et fiction pour un résultat des plus troublants. Autant de raisons faisant que X-Men : Days of Future Past est quasi-unanimement salué – et à raison – en tant que meilleur épisode de la saga et divertissement de très haut standing. Et de la même manière que pour les adaptations que Marvel produit en interne, ce film au postulat encore plus science-fictionnel qu’à l’accoutumée et sa séquence post-générique nous indiquent que la Fox est enfin prête à faire passer la franchise dans un nouvel arc narratif, avec l’apparition d’un nouvel antagoniste fort. Autant dire qu’on a franchement hâte.

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