Critique ciné : Men in Black 3

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Depuis le temps qu’il travaille pour le MIB, l’agent J pense avoir tout vu et tout savoir des secrets de l’univers mais pourtant l’agent K, son partenaire durant toutes ces années, continue de représenter un mystère pour lui. Alors quand un alien revanchard s’échappe de sa geôle et décide d’éliminer K dans le passé, le «gamin» n’a d’autre choix de remonter le temps jusqu’aux années 60 pour sauver son ami, protéger le monde et, peut-être, en apprendre plus sur cette énigme en costume et lunettes noirs

«C’est un vrai plaisir que de retrouver les hommes en noir»

Surprise fort appréciable de l’année 1997, le premier Men in Black avait dynamité la période estivale en s’imposant au-delà de toute attente comme un blockbuster remarquable, un spectacle complet et efficace. Une réussite face à laquelle le second volet se liquéfiait alors, incapable de camoufler son manque de substance et encore plombé par les problèmes d’actualité de 2001 qu’on sait. Et c’est par conséquent le problème inverse qui se pose avec Men in Black 3 puisque, disons-le, il suffirait d’un rien pour redorer le blason de la saga. Ainsi, et bien qu’il y demeure des écueils dont certains irritants, c’est un vrai plaisir que de retrouver les hommes en noir !

Cela tient tout d’abord au fait de retrouver l’équipe en grande forme, qui plus est après une longue séparation. Derrière la caméra, Barry Sonnenfeld s’était fait particulièrement discret depuis Men in Black 2 et si ses incursions sur le petit écran ou son Camping-car n’avaient pas de quoi corriger ce faux-pas, il rappelle ici pourquoi il a longtemps compté parmi nos chouchous. Devant la caméra, Will Smith n’a pas été aussi cool et marrant dans un film depuis fort longtemps et on s’étonnerait même presque qu’il y parvienne encore, tout comme il y a de quoi rester pantois devant le fait que le numéro mutique de Tommy Lee Jones continue de faire son effet. Mais si de telles retrouvailles avec les vieux de la vieille ont de quoi réjouir, il ne faut pas oublier pour autant les petits nouveaux et surtout Josh Brolin, qui incarne un agent K rajeuni et le fait si bien que la transition se passe sans le moindre accroc. Sans compter qu’entre deux moues monolithiques, les petites touches comiques de son rôle dénotent dans une filmographie qui en manque cruellement.

Vient alors l’inévitable moment de comparer le long-métrage à son prédécesseur, qui souffrait d’un scénario inepte et d’une méchante sexy en diable mais peu effrayante. Le nouveau chapitre rattrape tout d’abord le coup grâce à Boris l’animal, étonnant Jemaine Clement, un bad-guy dont la spectaculaire évasion d’une prison un peu spéciale en guise d’introduction donne le ton d’une œuvre à l’humour noir tranché, par instant même impitoyable. Les exécutions ne font pas dans la dentelle et nous avons droit à de vraies touches horrifiques, justifiant l’apparition du logo Amblin en début de générique puisqu’il perpétue ainsi le spirit des productions des 80′s. Le plus gros problème de Men in Black 2 tenait toutefois à son final expéditif et plat, imposé par les événements du 11/09, et de ce côté-là le troisième ne rentrera pas non plus dans les annales du climax d’anthologie. Plutôt que de perdre du temps à broder en catastrophe une révélation concernant les héros, ils auraient en effet été plus avisés de développer l’action pour la relancer au moins une fois et, pourquoi pas ?, explorer davantage les particularités physiques du méchant. Refaire le final du premier, en somme.

Malgré cela, Men in Black 3 se laisse suivre avec plaisir grâce à un rythme ne laissant aucune place aux fioritures – quitte à passer un peu vite sur certaines choses – et à des idées très sympa en pagaille (dont certaines abandonnées comme cet alien-graffiti vu dans une bande-annonce), lesquelles revisitent des thèmes classiques de la science-fiction (le voyage dans le temps en particulier, décoiffant) ou en explorent d’autres plus rares (l’extraterrestre à perception multiple, incarné par un Michael Stuhlbarg à la fois émouvant et drôle). Alors oui, le premier volet reste intouchable et inégalé. Mais en nous faisant oublier la mauvaise passe du deuxième, celui-ci gagne toute légitimité à exister et si en plus il nous fait passer un bon moment, que demander de plus ?

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Une Réponse à “Critique ciné : Men in Black 3”

  1. mabataille dit :

    Un vrai plaisir d’avoir pu regarder ce film.
    Je ne me souviens plus trop du 2 mais ici le rythme est moins soutenu, 14 ans de métier dans les jambes peut-être ?! L’histoire a pris du volume comme tu le soulignes, même s’il manque 10-15 minutes de SOAP pour parfaire la cohérence de la trilogie à mon avis.
    J’ai beaucoup aimé et encore une fois, complètement soufflé par la qualité des CGI : non mais ces effets de fou sérieux :D
    Vais peut-être craquer pour la galette 3D du coup mais si je ne possède pas les 2 premiers…

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