Critique ciné : Intouchables

intouchables_omar sy_françois cluzet_eric toledano_olivier nakache_affiche_poster 

Pensant qu’il va essuyer un nouveau sempiternel refus, Driss se présente à un entretien d’embauche pour assister Philippe, un aristocrate devenu paraplégique suite à un accident de parapente. A sa grande surprise toutefois, et malgré son franc-parler, il est pris pour une période d’essai d’un mois, le riche handicapé le mettant au défi d’y parvenir. Faisant fi de leurs différences, une amitié sincère naît alors entre les deux hommes et va pousser chacun à surmonter ses problèmes

« Intouchables remplit on ne peut mieux sa fonction de feel good movie »

Venu truster les déjà plutôt bons chiffres du cinéma français au récent box-office (ils sont au moins quatre à avoir dépassé le million de spectateurs en Octobre !), Intouchables fait partie de ces films qu’on voit débarquer à intervalles réguliers, la nouvelle comédie hype que tout le monde ne cesse de couvrir de lauriers pour ses bons sentiments et sa fraîcheur. Forcément, cela ne manque pas d’éveiller la suspicion des plus cyniques. Et d’agacer un peu au passage, la diatribe dithyrambique étant toujours particulièrement soûlante. C’est pourquoi cette critique sera un peu plus courte que d’ordinaire car, disons-le tout de go, tout ce qu’on a pu dire sur le film – et que vous avez très certainement entendu – s’avère fondé. Des louanges mérités, son état de grâce étant bien réel dans la manière d’approcher avec humour un sujet pas forcément drôle, sans se laisser non plus trop emporter au jeu des contrastes qui aurait poussé l’ensemble dans la caricature lourdaude. Tout est ainsi vu par le prisme de l’humour ou presque, et même les moments dramatiques de l’intrigue évitent le misérabilisme. Il faut dire aussi que les deux réalisateurs, Eric Toledano et Olivier Nakache, sont passés maîtres dans l’art de communiquer la bonne humeur avec leurs deux précédents films, les comédies chorales Nos jours heureux et Tellement proches, et ils n’ont rien perdu de cela en revenant à une amitié plus exclusive, entre deux hommes seulement (comme dans leur premier long-métrage) qui se découvrent par-delà leurs différences et leur handicap respectifs.

Comme toujours avec le duo de cinéastes, ils savent se reposer sur des acteurs au diapason de leur rôle. Intouchables pousse même la chose encore un peu plus loin grâce à l’implication de Omar Sy et François Cluzet, qu’on savait bons mais qui trouvent malgré tout le moyen de nous surprendre par le naturel avec lequel ils rentrent dans leur personnage, s’envoient constamment des vannes et créent une amitié tangible. Le film apparaît donc comme aussi intouchable que ce que laisse entendre son titre et c’est précisément là où il pourra en énerver certains : tout ça peut facilement sembler trop beau pour être vrai, surtout quand on se prévaut autant d’être « inspiré de faits réels » (jusqu’à faire apparaître les vraies personnes à la fin) et qu’on trouve sa conclusion dans des mécanismes éminemment cinématographiques, pour ne pas dire hollywoodiens (pas étonnant que les américains veuillent déjà en tirer un remake). Néanmoins, et malgré cette impression d’une sincérité savamment calculée, Intouchables remplit on ne peut mieux sa fonction de « feel good movie », au point que même les plus blasés pourraient se laisser charmer. Et par les tristes temps qui courent, ça ne se refuse pas !

02.jpg  03.jpg  04.jpg

Une Réponse à “Critique ciné : Intouchables”

  1. karinetiniere@aol.com dit :

    un vrai régal!!! lors de la projection j ai beaucoup ri film valeur sure

Laisser un commentaire