Archive pour juin, 2011

Critique ciné : X-Men le commencement

9 juin, 2011

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Erik Lehnsherr a découvert ses pouvoirs de mutants alors qu’il était séparé de ses parents dans un camp de la mort nazi. Charles Xavier, lui, dans le confort glacé d’un manoir anglais. Devenus tous deux adultes, ils s’associent et collaborent avec la CIA pour mettre sur pied une unité spéciale constituée uniquement de leurs semblables, capable de lutter contre des menaces d’un nouveau genre. Car dans l’ombre des superpuissances de la Guerre froide, Sebastian Shaw, leader du Club des Damnés, tire les ficelles et orchestre un conflit mondial qui laissera la Terre aux mutants. Mais s’ils ont bien en un ennemi en commun, Charles et Erik ne conçoivent pas leur mission de la même manière

« La saga repart de plus belle »

Partie sous d’excellents auspices avec les deux films réalisés par Bryan Singer, la saga X-Men avait ensuite fortement périclité à cause des épisodes signés par Brett Ratner (X-Men l’affrontement final) et Gavin Hood (X-Men Origins : Wolverine), ouvrages de producteurs plus qu’autre chose dénotant d’une récupération inconsidérée de la licence. X-Men : le commencement, préquelle revenant sur la naissance du conflit fratricide entre le Professeur Xavier et Magnéto, allait-il alors persévérer dans cette voie ? Ou bien la somme de talents qui lui est adjointe allait-elle enfin pouvoir porter le flambeau comme il se doit ?

Les hommes de la situation

Débarqué à l’époque du troisième X-Men pour cause de différent artistique, Matthew Vaughn avait pu prendre une petite revanche sur le genre des super-héros avec Kick-Ass, tentative réussie de déconstruire le mythe tout en lui offrant des oripeaux à l’inspiration comic book totalement assumée. Autant dire l’exact opposé de ce que Singer avait entrepris sur la saga des mutants Marvel. Mais parce que nous connaissons Vaughn comme un véritable magicien passe-partout – il n’y a qu’à voir l’étonnante variété de sa pourtant courte filmographie – nous savions pouvoir lui faire confiance pour exprimer son talent dans un nouveau registre. Et on ne s’y est pas trompé : aussi élégant dans son esthétique 60′s que spectaculaire lors de ses scènes d’action, le film partage finalement plus de points communs avec les James Bond des débuts (une référence clairement affichée) qu’avec les cases des comics et s’impose ainsi comme une véritable oeuvre cinématographique, une adaptation réussissant intelligemment à passer d’un support à l’autre et perpétuant par le fait le boulot de Singer. Il n’y a qu’à voir comment est refaite à l’identique la scène d’Erik au camp de concentration pour ensuite être mieux prolongée. On sent bien que Singer est de retour sur la franchise en tant que producteur, et qu’il a été un soutien parfait pour Vaughn (les deux hommes se sont immédiatement entendus sur la direction à prendre avec le film). Il lui a permis de ne pas se cantonner à la confection d’un bête blockbuster (rappelez-vous la déconfiture Thor) et de pousser les choses un peu au-delà, comme par exemple dans cette discrète mais bien présente manière de sexualiser les personnages autrement que comme des fantasmes sur papier glacé.

Le facteur (X) temps

En fait, le réalisateur et son producteur nous donnent l’impression d’avoir un contrôle total sur leur projet, d’en avoir fait exactement ce qu’ils voulaient. Un but pas facile à atteindre vu l’ampleur de l’histoire à raconter, cette genèse des X-Men entrecoupée de crise des missiles cubains ayant facilement pu basculer dans le verbeux et / ou une narration épileptique. Mais rien de ça dans X-Men : le commencement, qui exploite admirablement ses 2h12 de durée pour narrer sans temps-mort ni effet de trop-plein une intrigue à la fois puissante – la dualité entre Charles et Erik entre brillamment en résonance avec le contexte politique – et riche en péripéties. On pourra alors toujours rechigner en notant que les personnages secondaires sont un peu minces, qu’ils ne font même pour certains que de la figuration (chez les méchants, Riptide n’a pas même droit à une ligne de dialogue), mais cela sert si efficacement le rythme et la trame principale qu’il serait bien malvenu de s’en plaindre. D’autant qu’en dépit du fait qu’ils ont une présence à l’écran des plus limitées, la plupart des jeunes membres du casting savent parfaitement nous rendre sympathiques leurs rôles tandis que, de leur côté, les acteurs plus chevronnés se chargent de prodiguer à l’intrigue l’impact dramatique nécessaire. Et puis c’est à chaque fois un tel plaisir que de retrouver Kevin Bacon dans un rôle où il nous fait flipper !

Loin de ses dernières déconvenues, la saga repart donc de plus belle avec X-Men : le commencement et dépasse même ses modèles, les films de Bryan Singer, car Matthew Vaughn s’y entend encore mieux que son providentiel producteur en matière de blockbuster. Excellent narrateur et homme de spectacle avisé, le réalisateur anglais est vraiment l’homme du renouveau de la franchise et la conduit à un niveau que nous n’espérions même plus. La Fox et Marvel ont en tout cas maintenant intérêt à assurer avec The Wolverine !

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Auto promo : les nouvelles recrues de X-Men Le commencement

3 juin, 2011

Parce qu’on pourrait facilement s’y perdre maintenant que nous arrivons au cinquième film de la saga, j’ai fait un petit dossier pour X-Men : Le commencement sur les nouveaux mutants qui y apparaissent. Gentils comme méchants, élèves du Professeur Xavier et membres du Club des Damnés, tous les petits nouveaux passés au crible en quelques lignes avec autant que possible la différenciation entre leurs backgrounds dans les comics et dans le film (pas facile quand on ne l’a pas encore vu, mais c’est là qu’interviennent mes talents d’enquêteur).

Avant alors d’aller découvrir ce qui s’annonce comme une nouvelle réussite pour le réalisateur Matthew Vaughn (si ce n’est pas déjà fait), vous pourrez avoir un premier aperçu de ce qui vous attend : Sebastian Shaw, Havok, Azazel, Tempest, Darwin, Riptide et le Hurleur ! Que du lourd !

X-MEN LE COMMENCEMENT : LES NOUVELLES RECRUES

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