Critique ciné : Transformers 3 – la face cachée de la Lune

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En 1961, un vaisseau de guerre des Autobots s’est écrasé à la surface de la Lune avec à son bord une arme d’une force sans précédent, qui était censée apporter la victoire sur les cruels Décepticons. Mais aujourd’hui, alors que tout le monde avait oublié cette puissance de feu endormie, de mauvaises mains essayent de se l’accaparer. A charge pour Sam Witwicky et ses amis Transformers de protéger une nouvelle fois notre planète

« Michael Bay est allé très loin. Trop loin. »

Avec Transformers 2 : la revanche se dessinait une constante dans la carrière du réalisateur Michael Bay : comme le laissait déjà entendre Bad Boys 2, les suites sont pour lui l’occasion d’un pétage de plombs intégral avec une mise en application primaire de la règle du « bigger and louder« . Il est comme ça Michael, il aime les formules qui ont fait leurs preuves et les choses simples. Des grosses explosions, des militaires courageux, des jolies filles, des belles caisses… On connaît bien le bonhomme maintenant et malgré son retour à reculons sur la franchise Transformers pour ce troisième volet, il était sûr qu’il chercherait à aller encore plus loin. Oui, mais comment faire quand on s’est auparavant à ce point torché avec les limites du raisonnable ?

Hé bah on fait comme lui et on fait n’importe quoi, mais FRANCHEMENT n’importe quoi. Sans même revenir sur ses travers coutumiers, sa beauferie et son machisme desquels on peut souvent faire abstraction, il est ainsi consternant de voir à quel point il n’a ici strictement rien à péter de raconter une histoire. Il est vrai qu’on l’a un peu poussé au cul pour mettre en images cet épisode (lui ne l’envisageait pas avant l’année prochaine) et que le scénario de Ehren Kruger – bien que plus audacieux que d’ordinaire (le rapprochement avec la mission Appolo XI aurait pu être une bonne idée) – ne casse pas quatre pattes à un tripod, mais un je-m’en-foutisme dans de telles proportions reste inédit, même pour lui. C’est simple : pendant plus d’une heure et demie, Transformers 3 – la face cachée de la Lune est absolument incapable d’éveiller le moindre intérêt chez le spectateur, coincé entre des gags lourdingues au quinzième degré venant sans cesse contrebalancer la volonté sérieuse et adulte du film. Il est tout de même question d’une guerre dans ce film, celle de l’humanité contre les méchants Décepticons, au point qu’il en vient à citer les classiques type La Guerre des mondes en tuant à l’image de l’humain à tour de bras (une première dans la franchise). Mais rien n’y fait, on n’y croit pas et on s’en émeut encore moins. Parce que les acteurs ne savent jamais sur quel registre danser et s’en retrouvent unanimement mauvais (la nouvelle-venue Rosie Huntington-Whiteley réussit même l’exploit de nous faire regretter les « talents d’actrice » de Megan Fox) mais surtout parce que Bay se contente d’enchaîner les scènes à une cadence qui filerait des complexes à Transformers 2. Sans jamais les relier entre elles ni les introduire ou, tout simplement, poser une ambiance (voir comment nous sommes balancés au milieu d’une invasion bien entamée après un fondu au noir). On a ainsi l’impression qu’ils manquaient d’argent et de temps pour faire tous les SFX et qu’à la place, pour compenser, ils ont intégré de force toutes les scènes qui auraient normalement dû être coupées au montage.

Reste alors le morceau de bravoure du métrage, une monstrueuse bataille finale dans les rues de Chicago où Bay parvient enfin à filmer correctement ses robots géants (il était temps !) et livre un spectacle proprement démesuré, rendu encore plus efficace grâce à une 3D bien maîtrisée. En dépit toutefois de l’ampleur de cette séquence, des rafales d’explosions et cascades qu’on y croise, c’est incroyable à dire mais… on s’ennuie ferme. Ce qui a précédé nous a si peu impliqué dans l’intrigue, nous a tellement agacé, qu’on se fait véritablement chier devant l’une des plus grosses scènes d’action jamais vues sur un écran. Incroyable. On se rappellera alors que le deuxième chapitre, souffrant de défauts assez similaires, passait beaucoup mieux en vidéo qu’au cinéma, et on espère qu’il en ira de même avec ce Transformers 3 – la face cachée de la Lune. Mais rien n’est garanti car cette fois Michael Bay est allé très loin. Trop loin.

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Une Réponse à “Critique ciné : Transformers 3 – la face cachée de la Lune”

  1. Rencontres et sorties entre amis dit :

    Le film a été un blockbuster ! Il est impressionnant avec ses effets spéciaux mais je me demande où est Megan Fox ? N’empêche je trouve que les trois volets se ressemblent un peu…

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