Archive pour octobre, 2010

Auto promo : Saw 3D vs Paranormal Activity 2, le duel d’Halloween

25 octobre, 2010

Halloween approche et tandis que les enfants sortent de chez eux déguisés en petits monstres, dans les salles obscures sortent deux films en directe concurrence pour le titre de « roi d’Halloween ». Saw 3D d’un côté, et Paranormal Activity 2 de l’autre.

A priori, deux péloches qui n’ont pas grand chose à voir ensemble si ce n’est qu’il s’agit de deux films horrifique, mais elles sont en réalité entrées depuis l’année dernière dans un duel comme nous avons rarement l’occasion d’en voir à Hollywood, fait de provocations éhontées et de coups bas bien traîtres. Hé oui : le monde du cinéma d’horreur, ça peut véritablement être l’horreur. Surtout quand Halloween et ses billets verts rentrent dans la balance !

SAW 3D vs PARANORMAL ACTIVITY 2

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Critique ciné : Biutiful

22 octobre, 2010

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Petit magouilleur des bas-quartiers de Barcelone, Uxbal parvient à nourrir seul ses enfants en exploitant son prochain, qu’il s’agisse de vendeurs à la sauvette africains, de chinois dans un atelier clandestin ou encore de personnes en deuil à qui il transmet les messages des défunts. Cependant, quand il apprend être atteint d’un cancer ne lui laissant plus que quelques mois à vivre, Uxbal se voit obligé de préparer l’avenir de ses enfants tout en rachetant ses fautes, pour partir en paix. Mais dans ce monde, les choses se passent rarement comme on le souhaiterait

« Seule l’intelligentsia pédante continuera à profiter de l’indéniable talent de Inarritu »

Devenu un des chouchous de la critique sophistiquée avec des oeuvres comme Amours chiennes, 21 grammes ou Babel, Alejandro Gonzalez Inarritu a en toute logique été invité au festival de Cannes à présenter son petit dernier, Biutiful. Et c’est presque avec la même logique qu’il y a été salué par à peu près tout le monde, autant pour la performance d’acteur de Javier Bardem que pour le propos plein de bon sens du réalisateur ou sa mise en scène inspirée. Seul problème : il s’agit là d’une péloche spécialement calibrée pour les festivals, avec ce que cela implique de qualités et défauts. Hé ouais, ça ne change pas.

Un homme dans la tourmente

Récompensé du prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, on ne pourra nier que Javier Bardem porte le film sur ses épaules. N’ayant plus grand chose à prouver après ses performances dans des métrages comme Mar Adentro ou No Country for Old Men, il réussit malgré tout à nous surprendre par la conviction qu’il met à interpréter son personnage de bon père aux mains sales, se débrouillant comme il peut pour élever et nourrir ses enfants. On comprendra sans mal que Inarritu n’ait jamais pensé à quelqu’un d’autre pour incarner Uxbal, c’est une évidence lorsque l’on voit avec quelle maestria il sait donner vie à chaque facette du rôle, des plus sombres aux plus joyeuses. Il a beau ainsi ne pas avoir les mains très propres, on ne peut que comprendre ses motivations à agir de la sorte et pour un peu on regretterait même qu’il ne soit pas davantage tenté par le côté obscur, par exemple en acceptant de participer au trafic de drogue (surtout que le film nous fait comprendre qu’il s’agit d’un ancien toxicomane). Le dilemme au sein du film n’en aurait été que plus prégnant.

De son côté, le réalisateur aide à justifier la morale floue du personnage principal en dressant un constat des plus sombres sur la société occidentale. Comment le système peut contraindre les gens à agir contre la loi, comment il peut les métamorphoser malgré eux. On retrouve alors directement cela dans la réalisation de Inarritu, qui représente les milieux interlopes de Barcelone comme un purgatoire où l’espoir n’a pas pignon sur rue, où la violence est omniprésente, bien réelle. Il faut voir en effet avec quelle force il nous plonge au milieu de honteux et sinistres faits divers que nous ne voyons d’ordinaire qu’au J.T. (la rixe des flics, les cadavres sur la plage), la manière dont il rend palpable cet Enfer sur Terre, pour comprendre qu’il s’agit davantage pour Uxbal de survivre que de vivre. Manger ou être mangé. Sa mort prochaine assurée n’ajoutant encore qu’à l’urgence et au désespoir de sa situation.

Trop, c’est trop

Et c’est précisément dans cet empilage que vont se nicher les scories de Biutiful. Déjà, après Babel et son tournage éprouvant aux quatre coins du monde, Inarritu voulait faire un film plus simple, centré sur un seul personnage. Ce qui paraît être le cas au premier abord. Or, quand on y regarde de plus près, difficile de dire que nous ne suivons que Uxbal tant le destin des (nombreux) personnages lui gravitant autour importe presque autant au réalisateur, il est vrai en réaction à ses actions. Mais là où le réalisateur mexicain trahit le plus son incapacité à changer de style, c’est qu’il lui faut autant de temps pour raconter l’histoire d’une personne que pour raconter celles de plusieurs. Voire même plus. Les 2h30 du métrage peuvent alors sembler longues devant la multiplication des fronts sur lesquels doit se battre le personnage principal (on se demande encore ce que vient faire là la sous-intrigue concernant ses pouvoirs médiumniques, hormis qu’elle permet quelques plans baignant joliment dans le fantastique), surtout qu’il n’y a pas de réelle progression narrative. Les choses ne font qu’empirer tandis que le thème de la rédemption est rapidement éclipsé pour finir ensuite totalement abandonné, ajoutant à cette impression de flottement (noyade ?) dans l’histoire.

L’orthographe erronée du titre (pour ceux qui l’ignorent, « beau » en anglais s’écrit « beautiful » et non « biutiful ») veut bien dire alors ce qu’elle veut dire : nous sommes ici dans un monde où le Beau n’existe pas, où l’on ne sait plus ce que c’est. Notre monde, dépeint avec un réalisme des plus pessimistes et poignants. Dommage seulement que pour en arriver à ce constat, Inarritu fasse passer son antihéros par un chemin de croix inutilement dilaté. Trop exigeant, pour ne pas dire limite pompeux, ce n’est donc pas encore aujourd’hui que le réalisateur rendra accessible son travail au plus grand nombre. Dommage, puisque seule l’intelligentsia pédante continuera à profiter de l’indéniable talent du bonhomme.

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Auto promo : preview The Troll Hunter

21 octobre, 2010

A tous ceux persuadés que les trolls sont bel et bien réels, voici le film dont vous n’auriez jamais osé rêver ! Petite production norvégienne fondée sur le principe du documenteur, The Troll Hunter n’arrête pas de faire parler de lui depuis sa projection au dernier Fantastic Fest et on comprendra aisément pourquoi : ça a l’air de déchirer sa maman sévère !!!

En attendant alors que nous parvienne ce faux-documentaire sur la découverte de trolls géants dans l’arrière-pays norvégien, voici de quoi le découvrir avec une petite preview agrémentée du lien vers la bande-annonce, foutrement excitante.

Enjoy !

THE TROLL HUNTER – PREVIEW

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Critique ciné : The Social Network

16 octobre, 2010

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Fraîchement largué par sa copine et désireux de se faire remarquer par les clubs les plus sélects de l’université, Mark Zuckerberg met en ligne un site pour classer les plus belles filles du campus. A deux doigts de se faire renvoyer, il n’en a pas moins attirer l’attention d’autres étudiants qui lui proposent alors de développer un site communautaire réservé à Harvard. L’idée plaît à Mark. Elle lui plaît même tellement qu’il décide, avec l’aide de son ami Eduardo Saverin, de monter son propre site. Nous sommes début 2004, Facebook est en ligne. Et les ennuis ne font que commencer

« Impossible de ne pas penser à la révolution antisociale de Tyler Durden »

L’Etrange histoire de Benjamin Button avait beau être plutôt réussi malgré ses longueurs, nous savions David Fincher capable de livrer des péloches bien plus tripantes et attendions alors qu’il nous assène une nouvelle claque avec son projet suivant. Mais alors que nous espérions sa nomination officielle sur les films d’animation The Goon ou Heavy Metal (de l’or en barre avec un tel visionnaire aux commandes), qu’il produit, le réalisateur avait surpris son monde en annonçant se lancer sur The Social Network, l’histoire de la création de Facebook… A priori, pas de quoi se la prendre et se la mordre. Sauf que, comme nous aurions dû nous en rappeler, Fincher n’est pas du genre à choisir ses sujets à la légère. Et encore moins à les traiter par-dessus la jambe.

Fight Club à la Fac

Même si le réseau social aux 500 millions d’abonnés a beau n’exister que depuis sept ans, David Fincher se place dans le cadre d’une reconstitution historique en voulant raconter l’histoire de sa création. Rapporter des faits véridiques (ou se donnant en tout cas comme tels) n’a rien de nouveau pour lui après Zodiac, mais il est intéressant de noter que sa linéarité minutieuse – presque comme si nous lisions le rapport d’un policier consciencieux – laisse ici la place à un éclatement de la narration. Contrepied total au classicisme de son film de 2007, The Social Network se construit en flashbacks autour des deux (pas une, deux !) procédures pénales lancées à l’encontre de Mark Zuckerberg, l’homme derrière Facebook. Aidée par le montage des habitués Kirk Baxter et Angus Wall comme la musique protéiforme de Trent Reznor et Atticus Ross, la réalisation de Fincher injecte donc une énergie de folie au long-métrage, en phase avec l’époque dans laquelle il s’inscrit, et cela malgré un léger essoufflement pouvant être ressenti avant la dernière bobine. Nous sommes happés dans l’histoire, intéressés même lorsque nous ne comprenons pas la moitié de ce que racontent les personnages (voir la scène de la création de Facesmash, cascade ininterrompue de langage hermétique). Cette énergie n’est alors pas sans rappeler une autre des pièces de choix du maître, Fight Club, dont a l’impression de voir l’univers transposé ici à la fac de Harvard. Que ce soit dans les dialogues menés comme des bastons de rues ou dans la représentation glauque de la célèbre université, impossible de ne pas penser à la révolution antisociale de Tyler Durden tant The Social Network procure le même plaisir au spectateur, à la fois fasciné par l’image et passionné par l’exécution.

Bienvenue à Facebookland

Tout ça fonctionne également parce qu’en plus du scénario sans parti-pris de Aaron Sorkin (La Guerre selon Charlie Wilson), tiré du livre de Ben Mezrich (Las Vegas 21), Fincher peut faire confiance à son casting pour rendre vivant un monde abstrait pour beaucoup, le drame humain derrière la création de Facebook. Le film profite ainsi d’une galerie de seconds rôles vraiment excellente, validant au propos une certaine objectivité par la pluralité des points de vue, et de laquelle se détachent bien sûr Andrew Garfield (le futur Spider-Man, c’est lui) et Justin Timberlake (davantage convaincant en acteur qu’en chanteur, alors n’hésite pas à changer de carrière pour de bon, gars). Mais il faut rendre à César ce qui est à César et c’est sans conteste Jesse Eisenberg en tête d’affiche qui épate le plus. Sympathique et drôle dans Bienvenue à Zombieland, il surprend dans The Social Network par la profondeur et la gravité de son interprétation et aide ainsi à dresser un portrait génialement nuancé du « plus jeune milliardaire au monde ». Une performance d’autant plus impressionnante que, quand on y regarde de plus près, il n’a finalement pas tant de dialogues que ça (compensés, il est vrai, par la narration en voix over). Sans être alors tendre avec Mark Zuckerberg, le film ne le lapide pas non plus et laisse le spectateur se faire son avis sur lui, après lui avoir donné toutes les données pour comprendre les forces, fêlures et faiblesses ayant présidé à la naissance de Facebook.

Bien que ça ne s’annonçait pas au premier abord des plus excitants, David Fincher a donc réussi à faire de The Social Network une nouvelle pièce maîtresse de sa filmographie, une preuve de plus de son talent singulier dans le paysage hollywoodien et de sa capacité à pousser au meilleur ses collaborateurs. Son prochain film, un remake du premier volet de Millenium, vient ainsi de regagner un intérêt supplémentaire à nos yeux : Fincher n’a pas fini de nous surprendre !

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Auto promo : ciné, web et marketing – 3ème partie

16 octobre, 2010

Une bonne trilogie n’étant rien sans son ultime chapitre (c’est vrai, imaginez un peu Le Seigneur des Anneaux sans Le Retour du roi… ouais, exactement, ça craindrait comme fin), voici la troisième et dernière partie de mon dossier « Cinéma, web et marketing », duquel vous devez désormais être familiers.

Sinon, pourquoi ne pas rattraper le retard avec cet article sur les pratiques des publicitaires pour réinjecter un peu de réel dans ce monde virtuel ? ARG ou marketing viral, vous découvrirez tout ce qui peut faire bouger et palabrer les geeks de la toile (vive nous !) et peut-être même plus encore, qui sait ? Après tout, « c’est à chacun de faire son propre chemin » comme disait le chansonnier, alors allez-y, partez découvrir la vie, l’amour, les vaches et tout le tra-la-la-la et si vous avez un peu de temps en chemin, cliquez sur le lien ci-dessous.

Ali gros gâteau !

CINEMA, WEB ET MARKETING : RELIER LE VIRTUEL AU REEL

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Critique ciné : Laisse-moi entrer

11 octobre, 2010

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Nouveau Mexique, début des années 80. Délaissé par ses parents en instance de divorce, brutalisé par des élèves à l’école et contrarié en général par son existence, le fragile Owen se laisse peu à peu gagner par une colère pouvant le conduire au pire. Jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre de Abby, mystérieuse jeune fille ayant emménagé un soir à côté de chez lui. Rapidement, une amitié se lie alors entre les deux enfants, et même davantage. Mais Abby n’est pas ce qu’elle paraît être

« Sans chercher l’originalité, le film s’impose malgré tout comme une oeuvre férocement envoûtante »

Il a beau marquer le grand retour de la britannique Hammer dans les salles obscures (en coproduction avec les ricains de Overture Films), Laisse-moi entrer est symptomatique d’un travers bien connu du cinéma hollywoodien : sa boulimie de projets faciles, parmi lesquels les remakes trônent en bonne position. Ceux de leurs grands classiques bien sûr, et au passage de quelques « classiques » moins académiques, mais aussi ceux de films étrangers ayant rencontré un certain succès dans leur pays d’origine. On le sait, le spectateur américain moyen ne supporte ni les sous-titres, ni les doublages, et c’est pourquoi on assiste au spectacle absurde de péloches remakées avant même d’avoir pu faire leur carrière. Sans tomber alors dans les excès d’un En quarantaine (en salles moins d’un an après la sortie espagnole de Rec), c’est aujourd’hui au tour de la sensation horrifique suédoise de 2008/2009, Morse de Tomas Alfredson, d’être revue et corrigée sur les terres de l’Oncle Sam. Avec au final, une fois n’est pas coutume, une surprise plutôt mordante !

Hammer-ican Gothic

Propulsé du petit au grand écran par un J.J. Abrams ayant suivi le même parcours, Matt Reeves avait sérieusement assuré avec Cloverfield, son mix de documenteur et film de monstre. Pourtant, vu sa participation active sur le projet en tant que producteur, on pouvait se demander quelle part de cette réussite était due au papa de Lost et Alias (d’autant qu’on lui doit pour beaucoup l’incroyable campagne virale ayant précédé la sortie) et dans quelle mesure Reeves pouvait s’en incomber la gloire. Laisse-moi entrer, c’est donc pour lui la chance de faire vraiment ses preuves, de démontrer qu’il n’est pas qu’un habile cadreur sachant rendre exaltante une fin du monde en DV. Une chance qu’il a su saisir. Forcément plus posée et léchée que sur Cloverfield, la réalisation de Reeves donne l’impression d’une transposition du gothique à la Hammer dans un bled des Etats-Unis et s’offre par le fait un cachet incommensurable, une identité visuelle assez unique. L’omniprésence de bâtiments lugubrement éclairés, l’impact à l’image du sang, l’importance des éléments naturels… On peut alors reprocher au réalisateur de reprendre quasi plan par plan des scènes entières de l’original (l’attaque dans la piscine) ou bien de céder à un spectaculaire inapproprié lors des attaques de Abby (transformée en virevoltant lutin en CGI à faire blêmir Yoda), il est indéniable qu’il a su imposer un vrai style à son long-métrage. Une ambiance génialement à cheval entre réalisme et fantastique, dont le caractère « néo-gothique » est encore renforcé par les compositions inspirées de Michael Giacchino et ses choeurs d’enfants.

Adapter une adaptation

Mais là où Laisse-moi entrer se créé une identité visuelle propre, il a en revanche un peu de mal à se détacher de l’intrigue de Morse. Au premier abord en tout cas, tant il est vrai que ceux connaissant le film original ne rencontreront ici quasiment aucune surprise, sans compter que cette version américaine se permet moins de liberté que le film original – ne parlons même pas du roman de John Ajvide Lindqvist – sur le plan des sujets tabous. Pour autant sommes-nous face à un nouveau remake hollywoodien aseptisé comme nous en avons l’habitude ? Loin de là, car Matt Reeves – réalisateur ET scénariste – réussit déjà à recréer le sentiment délétère de l’oeuvre originale malgré son déplacement dans un cadre ricain, avec par exemple la peur permanente que propage le poste de télévision, mais aussi parce que cela lui laisse le champ libre pour se focaliser plus avant sur la relation entre Owen et Abby. La représentation des parents du garçon (la mère dont on ne voit jamais le visage, le père réduit à une voix endormie au téléphone), la réduction drastique des intrigues secondaires… autant d’éléments qui ne nous font que mieux ressentir l’abandon autour de ces deux « enfants », n’en rendent que plus puissants la force de leurs sentiments et le dilemme qui se pose à chacun. Il ne faut bien sûr pas oublier de remercier les deux jeunes comédiens pour cet état de grâce. D’un côté Kodi Smit-McPhee, remarqué aux côtés de Viggo Mortensen dans La Route, et de l’autre Chloe Moretz, déjà incroyable dans Kick-Ass et ici encore plus impressionnante dans la palette de son jeu. Grâce à eux, l’histoire se montre véritablement émouvante et tendre malgré l’horreur qui les entoure, celle qu’ils subissent comme celle qu’ils provoquent.

Sans chercher alors à briller en se démarquant drastiquement de son modèle, Laisse-moi entrer s’inscrit malgré tout comme l’un des meilleurs remakes vus depuis longtemps, une oeuvre maîtrisée et férocement envoûtante. Surclasser le film de Tomas Alfredson semblait de toute façon irréalisable, sans parler de l’inutilité d’une telle démarche, mais Matt Reeves est amplement parvenu à surpasser nos attentes à l’égard de tels projets et ça, déjà, c’est énorme. Tenez-le vous pour dit : céder au snobisme anti-remake serait ce coup-ci une très grosse erreur !

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Auto promo : Cinéma, web et marketing – 2ème partie

9 octobre, 2010

Chose promise, chose due, voici la deuxième partie de mon dossier étudiant les relations entre cinéma et Internet dans ce joyeux foutras qu’est le monde du marketing !

Et comme je vous l’avais également promis, il y a cette fois plein de liens sur lesquels cliquer pour découvrir moult trucs marrants : affiches animées ou interactives, bandes-annonces interactives (hé ouais !) et autres joyeusetés, vous retrouverez tout ça en vous plongeant dans « Cinéma, web et marketing 2 : le retour » !

Peace.

CINEMA, WEB ET MARKETING : PROFITER DE LA TECHNOLOGIE

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Auto promo : Ciné, web et marketing – 1ère partie

5 octobre, 2010

Toujours en train de me débattre pour trouver ma place dans le monde du travail, j’essaye aujourd’hui une nouvelle piste avec le site suite101.fr en plus de ce que je faisais déjà. Rien ne dit alors que ça portera ses fruits (en tout cas pas à court terme) mais, au moins, ça me permettra de mettre en ligne quelques articles tout en profitant d’une visibilité un peu plus large que celle permise par mon Geek Show adoré.Ceci étant dit, j’ai donc entamé cette collaboration avec un petit article sur les nouvelles possibilités marketings qu’a offert Internet à l’industrie du cinéma. Une première partie (sur trois) consacrée à la « vitrine » qu’est devenu le web, entre sites officiels, réseaux sociaux et autres blogs de production. La suite arrive bientôt et, je vous préviens, il y aura plein de liens cool sur lesquels cliquer !

Mais attendant, commencez donc par celui ci-dessous ! En vous remerciant ! ;-)

Cinéma, web et marketing : une plus grande visibilité

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Pourquoi avoir choisi une image de Mars Attacks pour illustrer cet article ? Simplement parce que me rendre sur le site officiel du film, à l’époque de sa sortie (un peu avant plus exactement, courant 1995), fut l’une de mes toutes premières actions en tant qu’internaute. Ah, nostalgie…

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