Archive pour mars, 2010

Les Griffes de la Nuit : one, two, Freddy’s watching you !

4 mars, 2010

Et voici une nouvelle affiche pour Les Griffes de la Nuit, le remake où Freddy Krueger est plus méchant et calciné que jamais !

On ne pourra cependant pas vraiment s’en rendre compte avec ce poster, le boogeyman étant passé au second plan pour s’enfoncer encore davantage dans l’ombre… Il semble bien qu’il faudra attendre jusqu’à la sortie du film (le 12 mai chez nous) pour avoir un aperçu officiel du maquillage du comédien Jackie Earle Haley…

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Les News en vrac de l’angoisse

4 mars, 2010

- Le Demeter a un nouveau capitaine ! Parti sur son Conan, Marcus Nispel laisserait en effet la barre de ce projet à Stefan Ruzowitzky, réalisateur autrichien remarqué pour Anatomie et sa suite mais surtout pour Les Faussaires, Oscar 2008 du meilleur film étranger. Avec The Last Voyage of the Demeter, il mettrait ainsi en images la traversée maritime du comte Dracula pour rejoindre l’Angleterre, un épisode brièvement abordé dans le roman de Bram Stoker.

- Mickey Rourke cumule les projets depuis The Wrestler et il en ajoute aujourd’hui un autre puisqu’il a accepté de jouer le grand méchant de War of the Gods, le prochain film du talentueux Tarsem Singh (The Cell, The Fall). Il sera donc le titan Hypérion, nemesis d’un Thésée (Henry Whatever Works Cavill) parti en guerre contre les dieux. Nous retrouverons également Freida Pinto (Slumdog Millionaire) à l’affiche de ce film qui entrera en tournage dès le mois prochain.

- Warner va mettre en chantier une adaptation ciné de la série L’Île aux naufragés, plus connue à travers le monde sous le nom Gilligan’s Island. L’histoire de sept personnes se recréant une vie sur une île déserte après un naufrage, un peu comme un Seul au monde humoristique. Mais ne connaissant pas la série, il va leur falloir au moins mettre un Will Ferrell au casting pour que je m’y intéresse vraiment.

- Warner Bros encore, et avec un projet qui surpasse les autres en matière de bizarre : une adaptation de Space Invaders, le célèbre jeu d’arcade des 80′s ! Bon, ça existe déjà en film (et ça s’appelle Independence Day) mais le studio est tout de même en train de négocier les droits auprès de la compagnie japonaise Taito, persuadé que la licence suffira à attirer les foules. C’est vrai, quoi, tous les kids adorent se faire un Space Invaders sur leur PS3 !

- Bien qu’il était particulièrement faiblard, X-Men Origins : Wolverine a rapporté pas mal de kudos à ses producteurs qui, en toute logique, en développent un deuxième volet. Signé Christopher McQuarrie (Usual Suspects, Walkyrie), le script de ce « Wolvie au Japon » vient alors d’être remis aux pontes et, selon Showbizz 411, le film pourrait entrer en tournage dès janvier 2011. Nous aimerions de tout coeur leur dire que, non, ce n’est pas la peine de se presser…

- Après le film de Russell Mulcahy au début des 90′s, le Shadow reviendra sur grand écran ! Chapeautée un temps par Sony et Sam Raimi, cette nouvelle version change aujourd’hui de main avec le rachat des droits par la 20th Century Fox. Qui, c’est une plutôt bonne nouvelle, envisagerait d’en confier la réalisation au très bon David Slade (Hard Candy, 30 jours de nuit), actuellement en train de tourner Twilight 3. Il va sans dire qu’on préfèrerait le voir ressusciter le père spirituel de Batman plutôt que servir la soupe aux gamines gothiques, sans compter qu’il a aussi son lovecraftien Cold Skin à mettre en images !

Neil Patrick Harris va schtroumpfer sévère

4 mars, 2010

Parce que les êtres à la peau bleu ont la cote en ce moment (Avatar anyone ?), Columbia Pictures se lance sérieusement dans son adaptation de la célèbre bande-dessinée de Peyo, Les Schtroumpfs. Ou The Smurfs comme ils disent là-bas. Toujours est-il qu’après avoir connu de nombreuses modifications (il était prévu au départ d’en faire un film d’animation), le projet prend enfin forme. Devenu un long-métrage combinant CGI et images live, le studio a donc embauché le spécialiste en la matière Raja Gosnell (Scooby-Doo 1 et 2, Le Chihuahua de Beverly Hills, que du bon) pour le mettre en boîte et aujourd’hui, grâce à Deadline Hollywood, nous apprenons qui sera le premier acteur à schtroumpfer avec les schtroumpfs en images de synthèse.

Il s’agit de Neil Patrick Harris, comédien qui cartonne pas mal en ce moment avec la sitcom How I met your mother où il vole littéralement la vedette aux personnages principaux, mais les cinéphiles le connaîtront mieux pour son rôle dans le monstrueux Starship Troopers. Récemment, nous avions aussi pu le voir dans l’excellente mini-série de Joss Whedon, Docteur Horrible.

Alors, quel rôle pour Neil dans Les Schtroumpfs ? Parce que si John Lightgow était envisagé un temps pour incarner Gargamel (choix impeccable), il pourrait en donner une version assez intéressante vu comme il aime jouer les méchants. Malheureusement, il est plus probable qu’il sera un sympathique bougre découvrant l’existence des petits bonshommes bleus et devant les protéger d’une menace quelconque (Gargamel ou, si le contexte est moderne, un scientifique à la Minipouss). Nous en saurons plus au fur et à mesure que nous nous rapprocherons du 29 juillet 2011, date où Les Schtroumpfs envahiront les salles de ciné américaines.

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Burton et Bekmambetov présentent : Abe Lincoln contre les vampires !

3 mars, 2010

Oubliez Abraham van Helsing pour vos problèmes de vampires car le seul, le vrai spécialiste en la matière est un autre « Abe » : Abraham Lincoln, seizième président des Etats-Unis ! C’est en tout cas la théorie qu’avance le romancier Seth Grahame-Smith dans son dernier ouvrage, Abraham Lincoln : Vampire Hunter, sorti cette semaine aux USA. Et le bonhomme étant en pleine hype après avoir vendu à Lionsgate les droits de son précédent best-seller, Pride and Prejudice and Zombies (une relecture gore de Jane Austen à laquelle devrait participer Natalie Portman), il ne lui a fallu que quelques heures pour trouver un acquéreur au petit dernier.

La bonne nouvelle, c’est que les acheteurs sont les deux réalisateurs Tim Burton et Timur Bekmambetov. Le duo avait déjà collaboré pour produire l’excellent film d’animation Numéro 9 de Shane Acker et il faut croire qu’ils se sont bien entendus car c’est vraiment de leur propre initiative qu’ils se lancent sur ce projet, ayant investi leurs propres billes pour s’assurer les droits d’adaptation. On ne sait pas encore qui s’installera au poste du réalisateur (Acker pourrait être un choix très intéressant) mais Grahame-Smith devrait se charger lui-même de la rédaction du script.

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Abraham Lincoln : Vampire Hunter se propose comme la « vraie » histoire du président qui mit fin à la Guerre de Sécession et à l’esclavage aux USA, nous faisant découvrir la vendetta qu’il a mené pendant des années contre les vampires et comment, pour ce faire, il s’est hissé jusqu’à la plus haute marche de l’administration étasunienne. Grâce à son charisme et ses idées novatrices, bien sûr, mais donc aussi grâce à son talent pour débiter à la hache les suceurs de sang, infiltrés dans toutes les strates de la société américaine de l’époque…

Et en attendant que le film Abraham Lincoln : Vampire Hunter prenne forme, vous pourrez vous faire une petite idée de son univers avec cette bande-annonce réalisée pour la promotion du livre. Allez, avouez que c’est plus excitant que l’arlésienne Lincoln de Spielberg !

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Shutter Island

1 mars, 2010

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Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio ne peuvent plus se passer l’un de l’autre et, vu comme leurs collaborations se révèlent fructueuses, nous ne saurons nous en plaindre. Après Gangs of New York, Aviator et Les Infiltrés, revoici donc le duo aux commandes de Shutter Island, tiré d’un roman de Dennis Lehane (Mystic River, Gone, Baby Gone). Un polar aux frontières de l’horreur et du fantastique se déroulant dans un asile perdu sur une île isolée, le tout dans l’Amérique de l’après Seconde Guerre Mondiale… On l’aura compris, il y a là une matière cinématographique absolument incommensurable, la réunion miraculeuse de tous les éléments pour accoucher d’un vrai grand film de genre. Et on ne pouvait rêver meilleurs chefs d’orchestre que Scorsese et DiCaprio pour un tel projet.

Au large de Boston, Shutter Island accueille un asile un peu particulier puisqu’y sont internés les fous les plus violents et dangereux du pays, totalement isolés du reste du monde. Teddy Daniels et Chuck Aule, deux U.S. marshals, débarquent sur l’île pour enquêter sur la disparition d’une des patientes de l’établissement, mystérieusement évaporée de sa chambre. Mais tandis que l’investigation progresse, les deux agents commencent à se demander si une vérité bien plus troublante ne se cacherait pas derrière cette affaire

Avec un sujet comme celui de Shutter Island entre les mains, Martin Scorsese partait donc déjà avec un sérieux avantage. Celui de pouvoir jouer avec une histoire appelant à corps et à cri à une adaptation sur grand écran, son propos au classicisme toujours flamboyant étant dynamité par un cadre qui lâche totalement la bride à notre imagination. Nous sommes dans un asile, asile qui se trouve sur une île oubliée du monde, île où s’abat bientôt un ouragan,… C’est dans cet empilement de motifs que se trouve le filon cinématographique du projet car, en plus d’induire un potentiel visuel collant idéalement au thriller tout en étant originaux, ces éléments possèdent une très forte résonance dans notre imaginaire collectif. Ils posent tout de suite un décor que nous savons prêt à être balayé par la folie, la violence et l’angoisse. Scorsese s’assure donc de ne pas gâcher cette matière et, aidé par les cadors Dante Ferretti et Robert Richardson (respectivement aux décors et à la photo), il parvient à faire du fantasme une réalité. Gothique et imposant, l’asile exacerbe ainsi toutes nos craintes tandis que la nature environnante, sauvage et rocailleuse, ne fait qu’ajouter encore au malaise ambiant, cette impression d’être tombé dans un véritable Enfer sur Terre.

Il faut dire aussi que le réalisateur sait se servir de cet environnement anxiogène et organise alors comme un virtuose notre plongée jusqu’au pandémonium, n’hésitant pas à nous perdre dans des eaux troubles où le thriller se teinte de fantastique et d’horreur. Pour mieux brouiller notre perception de la frontière entre réalité et folie, à l’image du parcours mental qu’effectuent les enquêteurs. La découverte de l’asile est à ce titre on ne peut plus parlante, Scorsese choisissant d’adopter un point de vue subjectif qui, couplé à un long travelling et une partition « écrasante » supervisée par Robbie Robertson, nous fait comprendre l’inéluctable menace que représente ce lieu pour les personnages et en particulier celui de DiCaprio. Il ne cessera d’ailleurs d’évoluer avec leur psyché et au fur et à mesure que l’horreur prendra forme dans leur esprit, en parallèle à l’avancée de l’enquête, nous serons amenés à découvrir des endroits de plus en plus sombres et terrifiants, jusqu’à arriver à des choses pouvant rappeler le Silent Hill de Christophe Gans. La logique de descente en Enfer est donc totale, aussi bien visuelle que narrative, et s’impose indubitablement comme l’épine dorsale de Shutter Island, Scorsese n’ayant d’autre but que de nous entraîner aux côtés du marshal Teddy Daniels dans les zones les plus noires de l’esprit humain.

Dans cette optique, le réalisateur a alors besoin d’un acteur capable de nous impliquer par la crédibilité qu’il insuffle à son rôle et, disons-le, Leonardo DiCaprio satisfait pleinement à cette nécessité. Que ceux continuant à ne voir en lui qu’un petit minet révisent leur jugement car le comédien compte indéniablement parmi les plus talentueux du tout Hollywood, faisant preuve en toutes circonstances d’une classe et d’un professionnalisme l’inscrivant en digne successeur des grandes stars de l’âge d’or. Il offre ainsi un sentiment de réalisme fiévreux à la plongée en Enfer de son personnage, d’autant qu’un savant montage nous donne à explorer les méandres de son esprit par le biais de flashbacks et rêves où l’on découvre progressivement ses fêlures, des plaies béantes que sa visite sur Shutter Island ne fait que renforcer. Halluciné et hallucinant, DiCaprio est notre point d’ancrage dans le film et, en cela, la suspicion puis la paranoïa se développant chez lui nous sont transmises avec une limpidité troublante. En réaction au cadre de l’histoire, bien sûr, mais également au casting l’entourant, Scorsese ayant comme toujours recruté des comédiens fabuleux. Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Max von Sydow, Jackie Earle Haley, Elias Koteas, Ted Levine, John Carroll Lynch,… autant d’acteurs rodés aux films de genre mais capables de même d’une réelle crédibilité, n’en rendant que plus complexes leurs rôles tout en prodiguant au long-métrage un cachet incomparable.

Si ce n’était donc une fin peu décevante au regard de ce qui a précédé (bien que la résolution du mystère, en fin de compte, ne fait que prolonger le propos du film), Shutter Island pourrait prétendre au rang de chef d’oeuvre pur et simple. En l’état, il s’impose malgré tout comme un des fleurons du film du genre, un polar aussi riche dans le fond que la forme grâce à la somme des talents qui y sont associés. Scorsese orchestre une descentes aux Enfers absolument passionnante et grandiose, épaulé par un Leonardo DiCaprio idéal en passeur du Styx, et refuser de les suivre dans leur démarche serait alors une grave erreur. Car, reconnaissons-le, ce n’est pas tous les jours qu’il nous est proposé d’expérimenter du vrai grand cinéma comme celui-ci.

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