Archive pour mars, 2010

Godzilla revient aux Etats-Unis !

30 mars, 2010

Quand sortit en 2004 sur les écrans japonais Godzilla : Final Wars, réalisé par l’énervé Ryuhei Kitamura (Versus, Midnight Meat Train), la Toho avait assuré que ce film-anniversaire célébrant les 50 printemps du lézard atomique marquerait également sa dernière apparition. Malgré tout, et parce que l’on sait l’importance de cette licence pour le studio comme pour le public japonais, nous imaginions bien qu’un nouveau projet finirait tôt ou tard par contredire cette annonce… Hé bah ça n’a pas manqué !

La Toho sauve tout de même la face puisqu’elle n’aura pas grand chose à voir avec ce nouveau Godzilla, la firme japonaise ayant vendu les droits du personnage au studio américain Legendary Pictures (The Dark Knight, Le Choc des Titans), une filiale de Warner Bros. La prochaine aventure de la grosse bébête nous viendra donc des États-Unis, ce qui ne manquera pas d’effrayer les fans du personnage encore traumatisés par la version de Roland Emmerich (allez quoi, les mecs, c’était plutôt fendard !).

Comme on s’en serait douté il s’agira d’un reboot de la franchise, et un réalisateur devrait être embauché assez rapidement vu que Legendary Pictures veut sortir ce Godzilla courant 2012. Hé oui, c’est long à préparer les costumes en caoutchouc…

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Alice au pays des merveilles

28 mars, 2010

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Avec le style visuel si particulier dont il a fait montre tout au cours de sa carrière, il était évident que Tim Burton finirait par croiser la route de Lewis Carroll et de sa petite Alice. Aussi sûr que George Lucas finira par nous refaire une trilogie Star Wars. Devenu roi du conte de fées moderne avec des chefs d’oeuvres comme Edward aux mains d’argent ou L’Etrange Noël de Monsieur Jack, beaucoup voyaient alors dans ce nouveau projet la possibilité pour le réalisateur de revenir aux plus grandes heures de son cinéma, renouer avec la puissance des longs-métrages lui ayant assuré un statut d’artiste unique. Sauf que si la rencontre entre Burton et Carroll était attendue, le résultat final est lui tout à fait inattendu !

Depuis son plus âge Alice fait chaque nuit le même angoissant cauchemar, où elle poursuit un lapin blanc jusqu’à un terrier et tombe dans un monde étrange, peuplé de créatures bizarres. Allant aujourd’hui sur ses vingt printemps, elle est forcée par sa mère d’accepter un mariage arrangé mais, lors des fiançailles, elle voit le lapin blanc et se met à le suivre. Jusqu’à un terrier. Où elle finit par tomber… Pensant d’abord rêver de nouveau, ses différentes rencontres l’amènent pourtant à comprendre qu’elle est déjà venue dans ce monde et, plus encore, que celui-ci l’attendait pour être libéré du joug de la Reine Rouge

Les surprises sont donc de taille avec cette nouvelle version de Alice au pays des merveilles, et elles ne se limitent pas à découvrir que Johnny Depp en Chapelier Toqué vampirise bien moins le film que sa campagne promotionnelle. Non la vraie grosse surprise est que le dernier Burton est loin d’être aussi « merveilleux » que ce l’on pouvait croire, voire même attendre, ce qui expliquera en grande part le rejet dont il fait l’objet. Car le réalisateur a choisi une toute autre voie que la fantasy pure, s’aventurant contre toute attente dans le registre plus guerrier de l’heroic fantasy. Un changement dû bien sûr à la volonté de satisfaire aux critères des blockbusters actuels en terme de spectacle mais également, et c’est plus intéressant, au désir de ne pas refaire une nouvelle fois l’histoire originale (avec laquelle Burton avoue n’avoir pas spécialement d’affinités). De lui donner une suite avec un personnage principal plus vieux, ayant un autre regard sur ce monde parallèle. L’intrigue de « l’élue » a beau alors être relativement bateau, il est sympathique en contrepartie de pouvoir découvrir Wonderland (qui se nomme en fait Underland, Alice ayant mal compris le nom lors de sa première visite) et ses habitants sous un autre jour, moins onirique. Parce que même si la conclusion sentant le bricolage de dernière minute contredit cela, il y a véritablement l’idée que ce monde souterrain existe bien, n’est pas que le fruit des songes d’une jeune fille. On regrettera alors surtout qu’il ne soit pas fait plus de connexions avec le livre de Lewis Carroll, pour expliquer davantage la raison de la première venue d’Alice, mais il s’agit vraiment de passer à autre chose, quitte à s’éloigner considérablement de l’esprit du matériau d’origine (le Chapelier Toqué est un résistant ? Le Jabberwocky est une arme de la Reine Rouge ?) pour lui donner une « réalité » plus tangible, un cadre dans lequel pourra s’installer l’intrigue d’heroic fantasy.

Si l’ensemble a alors parfois un peu des allures de Seigneur des Anneaux du pauvre, Tim Burton n’étant pas franchement le roi de la baston, il parvient tout de même à nous livrer quelques images et scènes puissamment évocatrices, validant sa vision de Alice au pays des merveilles. D’autant que ces envolées voient leur potentiel crever le plafond grâce au score magnifique d’un Danny Elfman dopé au sword & sorcery, décidément plus inspiré que jamais après l’excellente B.O. de Wolfman. Néanmoins, tout n’est pas rose et le long-métrage pèche parfois sur le plan du spectaculaire. Il est ainsi à noter que sa 3D, pourtant tant vantée dans la communication autour du film, n’a absolument rien de remarquable. On trouve bien quelques effets de profondeur sympa ici ou là mais, pour le reste, on sent bien que la réalisation n’a pas profité de la même réflexion que celle opérée sur, au pif, Avatar (surtout que le film n’a été converti en relief qu’après le tournage) Une comparaison qui dessert encore plus le dernier Burton quant on regarde de plus près la qualité de ses CGI, sur lesquels on aurait aimé que l’équipe ait eu davantage de temps pour les peaufiner. Les environnements manquent cruellement de vie et certains personnages, monstres et animaux, ont un rendu pas toujours convaincant. En fait, et paradoxalement, l’effet cartoon recherché ne fonctionne vraiment qu’avec les protagonistes « humains », véritables « gribouillis » de Tim Burton amenés à la vie grâce à des extensions numériques soignées et des comédiens très à l’aise dans un registre excessif (Crispin Glover, Matt Lucas, et une mention spéciale pour Helena Bonham Carter). Toutefois, à propos de son style visuel, on notera chez le génie de Burbank non pas un recyclage intensif de ses figures favorites, ce qu’on lui reproche souvent, mais bien une exploration vers des territoires pas toujours heureux. La jardin aux fleurs en particulier laisse une première impression mitigée de ce pays des merveilles, par trop baveuse et dans des teintes franchement moches, que rattrapera heureusement la suite du métrage.

Alice au pays des merveilles selon Tim Burton n’est donc absolument pas le film que nous aurions imaginé, abandonnant très vite l’errance moins hasardeuse qu’il n’y paraît du roman de Lewis Carroll pour un traitement bien plus proche du Monde de Narnia. D’ailleurs, il est dommage de constater lors des dernières minutes que l’intrigue s’emmêle un peu les pinceaux entre ses considérations de conte de fées et d’heroic fantasy, n’arrivant à donner qu’une conclusion incomplète et artificielle. C’est sûr, les fans de la première heure en voudront une nouvelle fois au réalisateur pour s’être fondu dans le moule d’un gros studio, plus insidieusement encore qu’avec La Planète des singes, surtout qu’il a volontairement pris le contre-pied de ce que l’on attendait. Mais malgré ses défauts et le choc premier de découvrir un film si inattendu, le dernier Burton pourra s’apprécier pour qui est prêt à passer outre le souvenir de ses oeuvres les plus anciennes. Traversé par la grâce diaphane de Mia Wasikowska et nanti de quelques jolies fulgurances épiques (encore une fois, merci Danny Elfman), le long-métrage porte en outre -qu’on le veuille ou non- la patte de son réalisateur, avec ce que ça implique de figures imposées mais aussi d’évolutions. A sa façon, Tim Burton vient ainsi de faire son Hook et si certains l’accepteront, d’autres le rejetteront en bloc. En fait, c’est un peu comme cette énigme que ne cesse de poser le Chapelier Toqué à Alice, « pourquoi un corbeau ressemble à un bureau? » : il n’y a pas de réponse…

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Le Dernier maître de l’air – trailer : deux pour le prix d’un !

27 mars, 2010

Très rapidement, voici deux (oui, deux !) nouvelles bandes-annonces pour Le Dernier maître de l’air, l’adaptation de la série animée Avatar par M. Night Shyamalan. Pas de grosses nouveautés si ce n’est quelques images inédites, peu nombreuses mais particulièrement précieuses tant nous attendons ce film avec une impatience non-feinte.

Pour information, le premier trailer est une version internationale avec un montage légèrement différent, légèrement plus long, dans lequel surtout nous entendons pour la première fois la voix de Noah Ringer, l’interprète du héros Aang. Ce qui ne manque pas d’intérêt puisque ce jeune champion d’arts martiaux n’a encore jamais rien tourné et donc, hormis sa bouille, nous ne connaissions rien de lui. Bon, c’est vrai qu’il n’y a pas de quoi non plus grimper au rideau (« Ouah ! Il a parlé ! »), mais au moins on pourra se rendre compte qu’il a un timbre et un ton très similaires au personnage du dessin-animé.

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La deuxième bande-annonce est une version japonaise, très courte (1 minute et des brouettes) mais concentrée sur l’action et les super-pouvoirs des « benders ». Et en attendant le 21 juillet, date de sortie française du Dernier maître de l’air, ça fait grave plaisir !

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Wolfgang Petersen prépare un remake de Paprika !

27 mars, 2010

Ayant revu cette semaine ce chef d’oeuvre qu’est le Paprika de Satoshi Kon (et en Blu-Ray s’il vous plaît), j’en concluais une nouvelle fois qu’une telle histoire ne peut être rendue crédible que dans le cadre d’un film d’animation, la hauteur de son délire entre rêve et réalité étant difficilement imaginable en live. J’ai donc appris aujourd’hui avec une surprise énorme que Wolfgang Petersen, le réalisateur de longs-métrages tels que Das Boot, L’Histoire sans fin, Enemy Mine ou encore Troie, planche depuis presque un an sur un remake de Paprika. Incroyable ? Oui, mais vrai !

Interrogé par MTV, Petersen a ainsi confessé que le projet était en très bonne voie depuis l’arrivée d’un nouveau jeune scénariste, lequel aurait livré un premier traitement très complet et satisfaisant. N’ayant en plus rien de concret devant lui depuis le film-catastrophe Poséidon, il laisse entendre que ce remake pourrait entrer en production plus tôt qu’on ne le pense.

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Sauf que voilà, comme il le dit lui-même et comme nous nous en serions doutés, cette nouvelle version allégera l’intrigue du film (et par extension du roman original) pour « la rendre accessible à un plus large public« … Comprendre par-là « au spectateur américain moyen », et Petersen de citer Matrix en termes d’échelle de spectacle… Donc, en plus de perdre inévitablement sur le plan visuel dans le passage de l’animation au live, nous aurons aussi droit à un appauvrissement de thématiques pourtant passionnantes, qui faisaient tout le sel du film de Kon. A ce moment-là, pourquoi ne pas faire un film original en reprenant juste les éléments qui les intéressent ? Après tout, ce n’est pas ça qui a arrêté Christopher Nolan et son Inception, non ?

Marmaduke – Trailer : Who let the dog out ?

27 mars, 2010

Bon, ce n’est plus un secret pour personne, je kiffe les films avec des animaux en CGI qui parlent. Nous en parlions récemment avec Comme chiens et chats – La Revanche de Kitty Galore et le genre ne s’arrêtera pas là en 2010 puisque, le 04 août, sortira dans les salles françaises Marmaduke. L’adaptation d’un comic-strip dans lequel nous suivons les mésaventures du chien en titre, un dogue allemand plus gaffeur que la moyenne des cabots.

C’est Tom Dey (Shanghai Kid, Showtime) qui réalise la chose, avec dans le rôle principal un Owen Wilson dont la gouaille colle parfaitement à Marmaduke. A noter que la bande-annonce ci-dessous n’en parle pas mais -en plus de Fergie, George Lopez et Kiefer Sutherland- nous retrouverons également au casting vocal la présence de Ron Perlman (Hellboy), Emma Stone (Bienvenue à Zombieland), Christopher Mintz-Plasse (Kick-Ass), Jeremy Piven (RocknRolla) et Steve Coogan (Tonnerre sous les tropiques).

Comme avec Garfield, autre comic-strip porté à l’écran, l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard : Marmaduke et sa famille déménagent pour la Californie, où le chien découvre une nouvelle vie tout en restant le même… et voiloù… mais après tout, on s’en fout ! Y a des animaux qui parlent et qui dansent !

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Comme chiens et chats 2 – affiches : la guerre continue !

26 mars, 2010

Les « films-avec-des-animaux-en-CGI-qui-parlent » est un genre à part au cinéma et, dans cette catégorie, Comme chiens et chats compte parmi les plus réussis avec son second degré savoureux. C’est donc avec une grande joie que nous avions appris l’arrivée prochaine d’une suite, Comme chiens et chats – La Revanche de Kitty Galore, qui se dévoile aujourd’hui pour la première fois au travers de trois affiches teaser. Pas forcément géniales mais, hé, il s’agit quand même de Comme chiens et chats 2, alors on s’en fout et on savoure !

Dans cette suite, la guerre ancestrale entre félins et canidés est mise en suspens alors qu’une menace commune fait son apparition, la maléfique Kitty Galore ayant mis sur pied un plan de conquête mondiale. Autrefois ennemis, chiens et chats vont devoir s’associer pour mettre un terme aux délires de grandeur de la chatte espionne… Réalisé par le débutant Brad Peyton, cette suite nous présentera un tout nouveau casting dans lequel nous retrouverons Chris O’Donnell et Roger Moore ainsi que les voix de Alec Baldwin, Michael Clarke Duncan, Joe Pantoliano et Bette Midler, qui interprétera Kitty Galore.

Sortie française le 18 août !

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Scott Pilgrim – Teaser : le film geek par excellence ?

26 mars, 2010

Après nous avoir teasé avec sa première affiche, voici enfin la première bande-annonce de Scott Pilgrim vs The World, le nouveau film de Edgar Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz). Adapté d’un comic-book devenu culte aux États-Unis, nous ne savions pas vraiment à quoi allait ressembler cette romance où un jeune prétendant doit affronter les 7 ex diaboliques de son amoureuse avant de pouvoir la conquérir…

La réponse, la voilà : ça va être un bordel énorme ! Entre comédie romantique, jeu vidéo 8-bit et bande-dessinée, le film promet d’être une expérience visuelle unique dans laquelle Wright s’est sérieusement lâché, livrant ce qui paraît être un sommet de la culture geek.

Plus que jamais, nous sommes donc impatients de découvrir cela. Vivement le 18 août !

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Shrek 4 : de la vulgarité en affiches !

26 mars, 2010

Pensée dès le départ comme le pendant irrévérencieux des films Disney, la saga Shrek s’est toujours amusée à transgresser les règles des contes de fées pour adopter un ton plus adulte. Alors pour l’ultime opus qui arrive dans nos salles, Shrek 4, il était une fin, on se lâche sévère sur le ton avec deux affiches teasers « shrekisant » des expressions anglaises vulgaires à souhait.

Bon, si jamais un enfant vous demande le sens de ces phrases, je vous laisse le soin de pervertir son jeune esprit. Sachez juste que le Geek Show ne peut être tenu pour responsable des éventuelles séquelles…

Allez, rappelons juste que Shrek 4, il était une fin sortira chez nous le 30 juin prochain. And go Shrek yourselves !

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