Esther

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Votre but dans la vie est d’avoir des enfants ? De fonder une belle et grande famille ? Grand bien vous en fasse… bande de couillons ! C’est vrai, quoi, vous n’allez jamais au cinéma ? Vous n’avez pas encore compris que, en plus de porter sur le système avec la régularité du bus scolaire, les chiards peuvent également se révéler être de véritables dangers pour votre santé mentale puis physique ? Si la réponse est « non », pas de problème : Esther et sa diabolique gamine éponyme sont là pour vous administrer une petite piqure de rappel !

Ayant perdu leur troisième enfant alors que la femme était encore enceinte, un couple décide un jour d’adopter une fille pour surmonter leur chagrin. Ils pensent avoir découvert la perle rare avec Esther, une enfant discrète et un peu décalée mais aussi intelligente et talentueuse. Pourtant, une fois arrivée dans sa nouvelle demeure, elle révèle petit à petit un aspect plus sombre de sa personnalité, dangereux, et met en péril l’unité de la famille. Mais quel secret troublant se cache derrière le comportement de Esther ?

Des films avec des « enfants méchants », parce qu’ils fonctionnent sur un contraste terrifiant pour la plupart des gens, nous en avons déjà vu quelques-uns. Certains usant d’un postulat fantastique (La Malédiction), d’autres de la SF (Birth) ou encore du bon vieux thriller, au rang desquels compte Le Bon fils avec un Macaulay Culkin qui cherchait à casser son image d’enfant-acteur sans talent. Alors, pour peu que vous ayez vu ce dernier ou un Joshua sorti en 2008, il ne faut pas vous attendre à rencontrer beaucoup de surprises avec Esther, où la ré-utilisation des ficelles du genre est une règle d’or. Plusieurs scènes ont ainsi un fort goût de déjà-vu et là où le film aurait pu creuser la différence, soit le mystère entourant la Laura Ingalls démoniaque, il se trouve que le twist final annoncé avec fracas dans la campagne promo est effectivement surprenant… mais aussi artificiel au possible ! Vous verrez, ça laisse un drôle de goût dans la bouche, que ne rehausse pas même le suspense. En effet, Jaume Collet-Sera nous avait montré qu’il pouvait être relativement inventif avec le pourtant moyen La Maison de cire mais ici, hormis lors de deux, trois séquences, il semble flemmarder et n’hésite pas à abuser des cheap-tricks, parfois même en double. Autant dire qu’avec le manque d’originalité ça peut faire beaucoup, et on se demande alors ce qui pourra bien sauver la péloche des limbes du thriller mou du genou pour bobos effarouchés (salut les gars !).

La réponse tient en deux mots : Isabelle Fuhrman. Bon d’accord, ce ne sont pas tout à fait des mots mais cela ne change rien au fait que la jeune comédienne livre une interprétation des plus étonnantes, aussi à l’aise en petit ange surdoué qu’en meurtrière froide et calculatrice. Deux visages auxquels la jeune Isabelle confère la même conviction, n’en rendant Esther que plus flippante. Et s’il faut tout de même reconnaître une qualité au scénario, c’est qu’il se permet de profiter des talents de la jeune comédienne en abordant des sujets plutôt complexes et tabous, où là encore elle se montre diaboliquement convaincante.

En fait, quand on y regarde de plus près, Esther repose presque intégralement sur les épaules de son actrice principale qui les a heureusement assez solides pour contrebalancer le reste du casting, pas toujours très convaincant (sans compter qu’ils ne sont pas gâtés avec leurs personnages à baffer). Le film propose donc un réel intérêt de ce côté-ci mais pour peu qu’on le remette en perspective dans le genre, il s’inscrit alors dans une moyenne honorable sans rien avoir de transcendant. Si ce n’est, bien sûr, de nous rappeler que les enfants peuvent être de vrais petits enc#### !!!

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2 Réponses à “Esther”

  1. Il m’a l’air pas mal ce film, je compte bien aller le voir ;)

  2. pitouwh dit :

    Et tu auras raison, ça fait tourner l’industrie du cinéma. Mais en cherchant un peu, sûr que tu peux trouver mieux, même si Avatar ne semblait pas te brancher. ;-)

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