Archive pour novembre, 2009

« Panem et circenses »… et du zex !

29 novembre, 2009

Bon, puisque l’ami mabataille l’a réclamée, voici une petite image sexy et tant qu’a faire marrante pour célèbrer les 100 000 visites du Geek Show, avec une Bulma plus canon que jamais. Dommage ceci dit qu’on ne voit pas la tête de ce bon vieux Tortue Géniale mais, hé, on saura faire sans !

Et pour vous motiver à faire exploser le compteur du bolg, sachez que la prochaine image sera encore mieux !

Again, muchas gracias les amis !

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Résultats du sondage « Quel film pour Spielberg ? »

28 novembre, 2009

Mesdames et messieurs, je déclare le sondage sur Steven Spielberg officiellement clos ! Bon, dans l’idée d’avoir le double de participations que le précédent j’aurais aimé atteindre 32 votes mais, avec 28 clickeurs avisés, avouons que le record est déjà sacrément enterré ! Sans plus d’attente, passons donc au résultat de cette préoccupante question : sur quel projet voudriez-vous voir Steven Spielberg se lancer ?

Interstellar : 21% (6 votes)
Tintin : 18% (5 votes)
Jurassic Park 4 : 18% (5 votes)
Chocky : 14% (4 votes)
Indiana Jones 5 : 14% (4 votes)
Abraham Lincoln : 7% (2 votes)
The Trial of the Chicago 7 : 4% (1 vote)
Projet de comédie musicale : 4% (1 vote)

Bon, première chose, les 5 personnes qui ont voté pour Tintin seront ravies puisque, depuis que ce sondage a été fait, Spielby s’est effectivement lancé sur ce projet qui lui tient à coeur depuis longtemps. Il en a même fini le tournage (en performance capture) mais, dans une interview récente, Peter Jackson (l’autre réalisateur à bord du projet) confiait qu’il faudrait au moins deux ans de post-production pour que le film soit achevé. Donc ce n’est pas pour tout de suite que nous le verrons !

Sinon, désolé, mais les autres films sur le podium comptent parmi les moins probables sur son calendrier des choses-à-faire. Interstellar a été brièvement évoqué et, depuis, plus rien (il est annoncé pour 2013, c’est dire si c’est vague) ; tandis que s’il y a un Jurassic Park 4 un jour, ce qui est tout à fait envisageable, il n’y a en revanche presque aucune chance pour que Spielberg s’en charge. Il avait déjà été très clair sur ce point lorsque l’on évoquait un troisième chapitre, et il a suffisamment de poids à Hollywood pour ne pas avoir à revenir sur ses dires.

Choky semble également avoir été oublié, en tout cas pour l’instant, mais il y a au contraire pas mal de rumeurs ces derniers temps pour un Indiana Jones 5, qui semble motiver toutes les personnes concernées. Le scénario serait en cours d’écriture et puisque Harrison ne rajeunit pas, il y a fort à parier que ça se fera très vite si ça doit jamais se faire ! Quant au biopic sur Abraham Lincoln, tout porte à croire qu’il est pour l’instant en stand-by.

Et voici enfin nos petits derniers, The Trial of the Chicago 7 et un projet de comédie musicale que le réalisateur nourrit depuis des années. Bon, pour The Trial… c’est réglé puisque Spielberg a désormais officiellement passé la main à… Ben Stiller. Oui, c’est très étonnant, mais le comique voudrait en fait amorcer un virage vers des sujets plus sérieux. Et là, pour le coup, ce serait réussi. Spielby n’aura lui certainement pas l’occasion de se frotter aux numéros dansants et le seul glandu à y croire encore, je dois l’avouer, c’est moi… Mais je ne perds pas la foi !

Voiloù, c’est fini. Mais n’humidifiez pas trop vos joues rosies car un autre sondage est déjà en place et, puisque l’événement de cette fin d’année est la sortie d’Avatar, nous allons tenter de déterminer laquelle de ses réalisations est la meilleure. Après, libre à vous d’attendre d’avoir vu son dernier effort avant de répondre !

Merci à tous en tout cas pour votre participation et n’oubliez pas : il n’est pas de savoir sans roue qui tourne. Oui, ça ne veut rien dire, mais j’avais besoin que ça sorte.

Peace.

PWH

Le Drôle de Noël de Scrooge

28 novembre, 2009

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Véritable pionnier des nouvelles technologies du 7ème art, Robert Zemeckis a toujours eu à coeur de se servir des effets spéciaux non pas pour épater la galerie mais bien pour créer de nouvelles réalités crédibles, aussi éloignées soient-elles de la nôtre. Ce n’est alors pas un hasard s’il fut le premier à se frotter à la performance capture, développant ce nouvel outil pour pousser toujours plus loin ses expérimentations. Et il s’y tient puisque, après le sympathique Polar Express ou l’énorme La Légende de Beowulf, il revient aujourd’hui avec un troisième représentant de cette nouvelle école entre cinéma live et d’animation. L’adaptation d’un classique de Charles Dickens, Un chant de Noël, que le réalisateur s’apprête donc à faire rentrer dans le 21ème siècle. Sans oublier, au passage, de livrer son propre classique pour les générations futures.

Dans l’Angleterre du 19ème siècle vit Ebenezer Scrooge, un vieil homme faisant passer les mots acariâtre et pingre pour des euphémismes. Détestant sincèrement Noël, il maudit cette période de l’année. Mais tout va changer néanmoins quand il reçoit la visite de trois fantômes, ceux des noëls passé, présent et futur, qui lui montreront comment il a et va continuer à gâcher sa vie s’il poursuit dans cette voie égoïste… Pas de problème, normalement tout le monde connaît cette histoire déjà maintes fois adaptée ou parodiée. C’est d’ailleurs ce qu’il y avait le plus à craindre avec Le Drôle de Noël de Scrooge (titre français crétin au possible), que celui-ci soit incapable de nous intéresser avec une intrigue aussi souvent rabâchée. D’autant que Zemeckis, réalisateur ET scénariste, prend bien garde de ne jamais s’éloigner du texte original, le respectant avec une déférence qui se calcule à la virgule près. Alors, cette nouvelle version est-elle inutile ?

Oh que non, bien sûr, car il se trouve en fait que Un chant de Noël n’a jamais été représenté de la sorte sur les écrans. Quand il décida d’illustrer un conte classique à l’aide de sa nouvelle technologie, Zemeckis avait parfaitement compris quel intérêt cela pouvait représenter, en quoi sa version se démarquerait des autres. Et quand nous sommes face au film, cela paraît effectivement une évidence : jamais une adaptation du texte de Dickens n’a déployé une telle magie sous nos yeux, que ce soit dans la re-création magnifique de l’Angleterre victorienne ou bien -et surtout- dans la mise en images de ses éléments fantastiques, les fantômes. Inspiré par les gravures qui parsemaient la première édition du livre, le réalisateur redonne donc à ces esprits l’apparence qu’avait imaginé l’auteur et que, finalement, nous n’avions jamais vraiment vu (à défaut de l’avoir lu) auparavant. Parce qu’il n’est rien que l’on ne puisse montrer une fois aidé par la performance capture, cette technique jouissant en même temps de la liberté de l’animation et de l’affect spectatoriel du ciné en prise de vue réelle.

D’ailleurs, il est étonnant de constater combien cette technique peut encore nous en mettre plein la vue dans sa faculté à reproduire le vivant, le jeu des comédiens « capturés », et cela en dépit des exemples déjà brillants des films précédents. On atteint en effet avec Le Drôle de Noël de Scrooge un niveau franchement bluffant, dopé par le jeu cartoonesque de Jim Carrey qui ne se limite pas à de la surenchère de grimaces mais bien à une interprétation tout en subtilités, d’autant plus que le canadien élastique incarne ici sept personnages. Une performance qui donne tout son sens au nom de cette technologie, plus apte que jamais à la retranscrire dans le moindre de ses détails. Au point même que le fan reconnaîtra la moindre des mimiques de Carrey, ce qui pose le problème légitime d’avoir ce sentiment de quasi-omniprésence du comédien. Mais son talent est finalement si bien exploité et malgré tout entouré (Gary Oldman, Colin Firth, Bob Hoskins, Robin Wright Penn, Cary Elwes) qu’on ne s’arrête pas un instant à ces considérations, emportés que nous sommes par une histoire pleine de la magie des fins d’années.

La réalisation de Zemeckis est ainsi d’une fluidité imparable, au point que l’on ne peut être que surpris lorsque la conclusion arrive après ce qui a semblé une petite heure. Tout s’enchaîne à merveilles, le fait que l’intrigue soit connue permettant bien sûr de ne pas avoir à se perdre en digressions, mais il y a plus encore. Et ce « plus » c’est donc la façon qu’a le réalisateur de raconter son histoire et de la filmer, lui imposant un mouvement permanent qui se retranscrit à l’image par des travellings vertigineux et virtuoses. De vraies parties de plaisir pour qui aura la chance de découvrir le film en 3D et qui, si elles pourraient sembler n’être dignes que d’une attraction foraine (le principal risque en matière de relief), participent au contraire indéniablement du rythme de l’ensemble. Et les choses vont alors aussi vite qu’elles sont agréables à suivre.

Robert Zemeckis remplit donc haut la main son pari, celui de ressusciter un conte classique en le transcendant grâce à une nouvelle enveloppe au cachet incomparable. Par son art et son savoir-faire technique, il impose Le Drôle de Noël de Scrooge instantanément comme un grand film et, c’est encore plus fort, un des meilleurs films de Noël jamais vus. En faisant cohabiter passé et futur dans le présent, il nous offre ainsi une oeuvre intemporelle dont les carillons joyeux ne cesseront de résonner pour longtemps. Du très grand art.

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T’es sûr que t’as bien compté…?

25 novembre, 2009

Hé bah nous y voilà : 100 000 visiteurs pour le Geek Show… Y a pas à dire, ça fait quelque chose.

J’aimerai avant toute chose remercier tous ceux qui ont rendu possible ce nouveau record mondial non-homologué, tous les aficionados du site et les visiteurs d’une fois. Oui, nous ne tiendrons pas rigueur au caractère volage de ces derniers puisque cette victoire, c’est aussi un petit peu la leur.

Donc : UN GRAND MERCI A TOUS !!!

Et quant à ceux qui n’y croyaient pas, les jean-foutre de mauvaise augure, je leur renvoie à la figure la réussite éclatante du Geek Show, classé parmi les 49000 sites les plus visités sur la toile. Contemplez l’ampleur de votre fourvoiement, malandrins de bas étage !

Peace.

PWH

p.s : tiens, pour vous remercier de votre fidélité, je vais me bouger un peu le cul et clore le sondage en cours, qui commence à sentir le moisi, pour vous en mettre un tout nouveau ! Merci ? Non, merci à vous !

L’Imaginarium du docteur Parnassus

21 novembre, 2009

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On peut le dire, Terry Gilliam fait sans conteste partie des réalisateurs parmi les plus poissards que l’on ait jamais vus. Ambitieux dans sa démarche artistique et revendicatif quant au statut d’auteur, l’ex-Monty Python a toujours rencontré les plus grandes difficultés à concrétiser ses visions mais il faut quand même avouer que, ces dernières années, on a atteint des sommets. L’annulation de L’Homme qui tua Don Quichotte, les conflits durant la post-prod’ des Frères Grimm,… Et, aujourd’hui, L’Imaginarium du docteur Parnassus, qui perdit en cours de route l’un de ses acteurs principaux. Cependant, envers et contre tout, Gilliam est parvenu à achever son film. Pour le meilleur et le pire.

Avec sa troupe de théâtre ambulant, « l’Imaginarium », le Docteur Parnassus offre au public l’opportunité unique d’entrer dans leur univers d’imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais il cache un terrible secret : mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l’immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l’amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l’heure de payer le prix… Pour sauver sa fille, il se lance alors dans une course contre le temps, entraînant dans son sillage une ribambelle de personnages extraordinaires

Dessinateur à l’origine, Terry Gilliam a toujours exprimé une identité visuelle très forte au travers de ses oeuvres, pas forcément en terme de style mais bien de recherche. Capable de s’adapter à n’importe quel genre ou contexte, il nous a ainsi donner à voir nombre de tableaux incroyables, des images se gravant dans votre rétine de par leur originalité et leur beauté. Parce que son imagination, à ce qu’il semble, n’a absolument aucune limite. Un don faisant de son dernier film un parfait terrain de jeu pour s’exprimer, celui-ci glorifiant en sous-texte la toute puissance de l’imaginaire et, par un de ses éléments scénaristiques (le miroir de l’Imaginarium), offrant même l’opportunité de visualiser les rêveries les plus délirantes. Pour ces raisons, L’Imaginarium du docteur Parnassus constitue alors l’une des plus flamboyantes réussites formelles du réalisateur, qui fait une sorte de melting-pot de ses travaux précédents pour aboutir à quelque chose de neuf et toujours attrayant. Une remarque qui vaut d’ailleurs aussi bien pour les séquences dans le monde des fantasmes que celles se déroulant dans la réalité, où l’Imaginarium se donne comme un îlot de fantaisie au sein de notre morne monde.

Mais comme dit le proverbe creusois : « la mariée a beau être belle, elle a peut-être les pieds palmés ». Et s’il est effectivement splendide de sa première à la dernière minute, le nouveau film de Gilliam peine néanmoins à nous satisfaire pleinement. Un fait certainement dû donc à la disparition prématurée du comédien Heath Ledger, qui laissa tout le monde sur le cul et le projet dans la panade. Mais plutôt que de tout abandonner comme il le fit par le passé, Gilliam choisit au contraire de modifier son scénario en cours de route, faisant par exemple remplacer le défunt par trois de ses amis émus (Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell) pour les scènes de l’autre côté du miroir. Et de rabibochages en concessions, le film de perdre sérieusement en puissance dramatique. Il y avait pourtant une structure narrative très claire, aux accents faustiens, mais en fait la sauce ne prend pas, en dépit même du talent des différents acteurs concernés. Las, leurs personnages manquent cruellement de profondeur, noyés dans une intrigue si emberlificotée qu’elle finit en plus par se prendre un peu les pieds dans le tapis.

Si le plaisir de voir un nouveau Gilliam en salles est donc indéniable, d’autant quand il présente un une aventure visuelle si flamboyante, on a en contrepartie le regret de constater que cela doive passer en force. Alors oui, difficile d’être transporté par l’histoire de L’Imaginarium du docteur Parnassus, mais le voyage qu’il propose mérite malgré tout le détour, ne serait-ce que pour garder à l’esprit tout le faste que peu déployer le réalisateur. Et continuer d’espérer au jour qui le verra se lancer sur un projet sans complications !

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Clones

16 novembre, 2009

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Le programme était pourtant prometteur, aguicheur comme une jolie jeune femme vous faisant du pied avec conviction. Pensez plutôt : Bruce Willis en tête d’affiche d’un actioner SF, tiré d’un comic-book précédé d’une excellente réputation et avec le doué Jonathan Mostow pour mettre le tout en images. Oui, ça pétait plutôt bien. Mais voilà, et même si Clones (titre français complètement idiot) possède des qualités indéniables, il faut bien avouer que celui-ci vous laissera un goût d’inachevé dans la bouche.

Dans le futur, la plupart des habitants des pays riches vivent désormais leur existence au travers de clones, des robots qu’ils contrôlent par l’esprit tandis qu’ils restent chez eux. Une technologie ayant réduit drastiquement la criminalité et bien reçue par la majorité, même si des réfractaires ont installé des zones interdites aux « clones », car protégeant les utilisateurs de toutes les menaces de l’extérieur. Jusqu’au jour où une mystérieuse arme fait son apparition, capable de tuer les machines mais aussi leurs propriétaires en même temps. Deux policiers enquêtent ainsi sur une série de meurtres dont la résolution va profondément remettre en cause ce nouveau-monde

On le voit, Clones possédait donc dans ses fondements de quoi devenir une grande oeuvre de science-fiction. Un intérêt cinégénique fort doublé d’une valeur réflexive passionnante. En effet, l’intrigue se centre autour des « clones » de bien des manières et nous donne ainsi l’occasion de l’étudier sous plusieurs aspects : le bien, le mal, les dangers, les excès,… autant de points de vue faisant que la parabole avec notre société actuelle -et ce qu’elle pourrait devenir- n’en est que plus effective. D’autant que si le constat posé ici fait froid dans le dos, situé quelque part entre ceux de Wall-E et Ultimate Game, il a aussi quelque chose de terriblement crédible que le film sait bien retranscrire. Comme l’avait fait Proyas avec I, Robot, nous sommes ainsi en présence d’un futur « réaliste », pas totalement coupé de son passé -notre présent- puisque celui-ci ne cesse d’apparaître à l’image. Ce qui passera bien sûr par la direction artistique, avec des décors entre plusieurs époques, mais aussi par le look du héros, Willis semblant être directement issu d’un hypothétique Die Hard 5.

Intéressant, cohérent, Clones se pose en plus comme un film plutôt divertissant de par le talent de son réalisateur pour emballer les scènes d’action. Mostow nous l’a prouvé avec ses trois premiers films (Breakdown, U-571 et Terminator 3), il sait user de la tension pour mieux la laisser éclater et, une fois le spectacle débuté, il sait comment lui assurer une facture de premier plan. Ses machines n’ont donc rien à envier à celles de I, Robot en terme de mouvements (voir la course-poursuite bondissante de Willis aux trousses d’un terroriste) et le film contient quelques jolis moments de badaboum, propres à ravir tous les bourrins que nous sommes tout en faisant honneur au standing de Bruce Willis.

Sauf que si tous les éléments sont ici réunis pour accoucher d’une franche réussite, il est en fin de compte difficile de ranger la péloche dans cette catégorie. La faute à qui, la faute à quoi ? La faute a une durée ridiculement courte, à peine 1h25, coupant l’herbe sous le pied à tous les points positifs ici énoncés. Heureusement, la réflexion quant aux « clones » reste assez concluante grâce à l’intrigue entre le personnage de Willis et celui de sa femme (jouée par Rosamund Pike) mais, à côté de ça, qu’en est-il des personnages secondaires, balayés au travers de quelques enjeux peu inspirés ou exposés ? Quand ils ne sont pas tout simplement ridicules, comme le prophète-rasta incarné par Ving Rhames et dont l’apparence nous renvoie aux plus tristes heures des 90′s. Rendu bancal par ces faits, Clones commet en plus l’ultime bourde de ne pas offrir un véritable climax, se contentant d’une réflexion personnelle du héros pour mettre fin à l’intrigue. Couillu, à ceci près que le film n’est pas non plus le plus généreux question action (de qualité, mais rare) et qu’il aurait donc fortement gagné à nous en mettre plein la gueule pour en finir.

Tous ceux trouvant qu’il manquait 20 minutes à Terminator 3 devraient alors revenir à un sentiment similaire avec le nouveau film de Jonathan Mostow, qui encore une fois nous donne l’impression d’avoir été un peu trop vite torché, formaté pour une distribution la plus efficace possible (rappelons que passer sous la barre d’une heure et demi permet en théorie de faire une séance supplémentaire par jour). Reste que grâce à une histoire originale passionnante et à la somme de talents qui y sont impliqués, Clones se hisse au rang d’honnête petite série B. Ce qui est loin d’être satisfaisant quand on y imagine sur quoi aurait pu déboucher un tel potentiel…

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This is it

14 novembre, 2009

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Faire une critique de This is it ne va pas être chose aisée. Non pas que la disparition tragique de Michael fasse encore trembler mes mains d’émotion mais, en fait, il se trouve que le film sur la préparation de son ultime tournée n’en est pas vraiment un. De film. Ni même d’ailleurs un documentaire à proprement parler, l’exploration en coulisses de ces concerts-événement se cantonnant en fin de compte à bien peu de choses. Non, le coeur de This is it est en réalité la portée aux nues du roi de la pop et de sa musique, la recréation d’un spectacle que nous ne pourrons malheureusement jamais voir. Donc, oui, This is it est bel et bien un concert. Et comment fait-on la critique d’un concert, hein, je vous le demande ?

On pourrait déjà questionner la valeur morale d’une telle entreprise, quitte à être un peu à côté de la plaque. Mais il se trouve qu’aller voir cette performance dans une salle obscure ne ressemble en rien à une séance classique, nous sommes bien loin du concept de divertissement qui préside d’ordinaire à cette sortie et ceci soulève des questions différentes. Comme par exemple de savoir si on ne participe pas un peu trop volontairement du pillage systématique de l’héritage laissé par Michael Jackson, un mercantilisme surfant sans vergogne sur le raz-de-marée provoqué par sa mort. Et, désolé de le dire, mais la réponse est oui : nous sommes pour beaucoup des putains de vautours, et ceux derrière ce film décrochent le pompon. Plutôt maladroits dans leur façon de rendre hommage à l’interprète de Thriller (voir les interviews consternantes des danseurs en guise de prologue), on sent en plus qu’il s’agit là d’une gigantesque machine où le coeur a été remplacé par le chéquier. Pour s’en convaincre, il suffit de voir la note en début de métrage nous annonçant que le film a pu se faire non pas grâce à l’accord de la famille du chanteur, ce qui aurait paru logique, mais grâce à celui de son avocat… Tout est dit.

Après, la valeur documentaire d’une telle oeuvre est encore ternie par la trituration évidente des images filmées lors des répétitions. L’idée générale étant donc bien de ne pas nous offrir une plongée dans le processus de création, une mise en lumière des méthodes de travail de Michael, mais de faire aboutir (rentabiliser) d’une façon ou d’une autre ce spectacle avorté. Même si pour y parvenir il faut en passer par la triche, c’est à dire à un montage présentant les chansons dans leur intégralité. Quitte, pour cela, à retourner des éléments (les inserts sur les musiciens) ou à utiliser/re-mixer les versions album de ses tubes.

Néanmoins, à la lumière de ces éléments, faut-il s’interdire pour autant de découvrir This is it ? Bien sûr que non, surtout si vous êtes fan du moonwalker. Parce que ce film, malgré ses aspects les plus critiquables, restera la dernière expression d’un des talents les plus marquants du XXème siècle et, grâce au savoir-faire de Kenny Ortega en matière de rythme (les films High School Musical, c’est lui), se pose comme le concert dont rêvait Michael Jackson. Dont nous rêvions. Alors tant pis pour les considérations éthiques, dont la gêne disparaitra avec le temps, et que le spectacle continue !

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2012

14 novembre, 2009

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Chaud devant, Roland Emmerich est de retour dans nos salles ! Avec des péloches comme Independence Day, Godzilla ou Le Jour d’après, le plus américain des réalisateurs allemands s’est fait une spécialité de la destruction de masse, du film-catastrophe où l’ampleur du désastre n’a d’égale que les millions de dollars investis. Devenu un vrai roi dans sa partie, Emmerich entend donc bien défendre sa couronne grâce à la spectaculaire apocalypse de son 2012 et, il faut le reconnaître, le bougre sait s’y prendre quand il s’agit de tout faire péter. Une parfaite connaissance des ficelles du genre qui d’ailleurs joue à la fois comme une force et une faiblesse, en particulier quand on parle du film-catastrophe.

En 2009, des scientifiques découvrent qu’un alignement planétaire rarissime va amener les explosions solaires à perturber la croûte terrestre, provoquant ainsi la fin du monde dans un futur proche. En 2012, et alors que les signes avant-coureurs se multiplient, un père divorcé va tout faire pour mettre sa famille à l’abri de la catastrophe. Seule solution : trouver de mystérieux vaisseaux construits en secret pour préserver une partie de l’humanité, tandis que le monde autour d’eux s’effondre littéralement

Bon, pas la peine d’en faire un mystère : 2012 est un putain de spectacle, un sommet de la destruction comme nous n’en avons jamais vu au cinéma. On l’a dit, Emmerich connaît sur le bout des doigts la recette du film-catastrophe et, parmi les ingrédients, il sait que l’un des principaux est la surenchère, une démesure biblique qu’il filme mieux que personne. Et ici, disons-le franchement, il dépasse de très loin tout ce qu’il a pu faire avant. Sa péloche est donc riche en séquences foutrement impressionnantes, d’une ampleur à couper le souffle, et servies par de splendides images de synthèse au niveau de détails exemplaire. La fuite de Los Angeles en plusieurs étapes, l’explosion volcanico-nucléaire du parc Yellowstone face à un Woody Harrelson survolté, un raz-de-marée haut de plus d’une borne,… les occasions d’en prendre plein la tronche et les yeux ne manquent pas, surtout que l’intrigue sait ménager une grande variété de catastrophes. Sur un plan purement spectaculaire, le nouvel Emmerich est donc une réussite incontestable.

Mais s’il sait jouer sur certaines règles du genre pour rehausser sa sauce, le réalisateur/scénariste se contente aussi d’en respecter d’autres à la lettre et pas les meilleures, loin de là. Le film-catastrophe est un genre cinématographique plein de lourdeurs, pataud comme un éléphant sous prozac, et Emmerich, malgré toutes ses qualités, n’a jamais vraiment cherché à travailler là-dessus. On a toujours droit à la présentation lénifiante des protagonistes, l’exacerbation d’une philosophie parfois douteuse, la bonne morale finale, en gros tout ce qui fait que les films-catastrophe se ressemblent un peu tous. Bon, il faut avouer que le scénario ne tombe pas dans des erreurs aussi grossières que dans Le Jour d’après (rappelez-vous la dame voulant récupérer son sac alors qu’une vague géante déboule ou sa propension au lacrymale) et que la présentation des personnages est plutôt réussie, dynamisée par de nombreux signes annonciateurs du chaos futur, mais il n’empêche que l’ensemble reste trop convenu pour se démarquer du lot commun de cette école.

Heureusement donc que 2012 assure incroyablement le spectacle car, sans cela, il n’y aurait pas grand chose à sauver de ce nouveau blockbuster emmerichien. Toutefois, on notera là encore tout le talent du teuton qui, bien que possédant un script on ne peut plus faible, parvient à nous passionner deux heures et demi durant de par son goût pour la (très) grosse casse. Hé oui, ce n’est pas donné à tout le monde, et voilà comment on accouche d’un des meilleurs films-catastrophe jamais vu, un modèle du genre. Le problème étant aussi qu’il n’est rien de plus.

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