L’Age de glace 3 – le Temps des dinosaures

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L’été arrive et, comme de bien entendu, c’est un nouvel Age de glace qui se profile à l’horizon ! Après deux épisodes plébiscités par le public, la licence-phare de la branche animation de la Fox nous revient donc avec un troisième volet riche en promesses, de celles de voir par exemple nos héros poilus se confronter à l’âge où ils doivent fonder leur propre famille. Mais aussi, et c’est là tout l’intérêt, de les voir plonger dans leur plus grande aventure à ce jour, se permettant quelques libertés bienvenues avec l’arrivée de dinosaures et d’un « Monde Perdu ». Ere glaciaire contre ère jurassique, préparez-vous alors au choc !

On a beau être à l’ère glaciaire, le feu de la passion brûle entre Manny et Ellie qui attendent leur premier petit mammouth alors que Scrat rencontre une jolie écureuil, laquelle pourrait peut-être bien lui faire oublier son obsession des glands. Diego, lui, se demande s’il ne s’est pas trop ramolli à traîner avec ses amis tandis que le paresseux Sid, toujours aussi prompt à créer des catastrophes, vient d’en faire une belle en récupérant des oeufs dans une grotte. Car ceux-ci appartiennent en fait à une maman tyrannosaure qui aura tôt de fait de récupérer sa progéniture, emportant avec elle le paresseux. La bande va alors partir à la rescousse de Sid et découvrir l’existence d’un monde perdu dans les entrailles de la terre, peuplé de dinosaures et de plantes carnivores. Aidés par Buck, une belette borgne et chasseuse de sauriens, ils affrontent leur plus grande aventure

La première chose primordiale lorsque l’on entame un numéro 3 et au-delà, c’est d’être bien sûr que l’on parviendra une nouvelle fois à donner vie aux personnages que le public a aimé, et cela de façon à ce qu’ils nous soient immédiatement reconnaissables (pas seulement sur l’apparence). Mais on ne peut non plus se limiter à répéter ce qui a déjà été fait et, dans ce but, les faire évoluer quelque peu se révèle toujours porteur. Ainsi, après avoir découvert les joies de l’amitié puis de l’amour, c’est désormais la question familiale qui potine nos héros. Une thématique qui ne sera pas sans aller bien sûr avec certaines lourdeurs -typiques des produits issus des grands studios américain- mais sur lesquelles nous passerons malgré tout car, si la famille est bien le moteur de ce nouveau film, on a déjà vu bien plus larmoyant et bien-pensant dans le genre. D’autant que ça ne manque pas d’arguments à côté de cela.

Parce que c’est bien joli, la famille, mais rappelons que nous sommes surtout ici pour l’aventure tant annoncée et qui est la grande nouveauté de cet opus ! Non pas que les précédents films de la série manquaient de péripéties, loin de là même, mais c’est bien la première fois que Manny et compagnie affronteront un réel dépaysement, une plongée dans un univers qui leur est totalement inconnu. Une différence notable changeant la démarche du film mais aussi, cela va de soi, le visuel de son univers, ce qui a nécessite de la part des artistes et animateurs de Blue Sky Studios qu’ils redoublent d’efforts. Jungle luxuriante, lumières magnifiques, l’image de synthèse est un outil qui ne cesse décidément de nous surprendre à chaque fois, dès lors qu’on y met les moyens. Et le talent car, en plus du haut niveau de maîtrise des animateurs de Blue Sky, il faut noter l’arrivée d’un nouveau personnage tout bonnement excellent, Buck, joué en V.O. par Simon Pegg. Parfaitement dans cet esprit d’aventure, la belette borgne profite ainsi des meilleures attention de la part des scénaristes et du réalisateur, qui lui réservent les moments les plus marquants du film. Préparez-vous alors à halluciner devant ce chasseur de dinosaures évoquant un capitaine Achab siphonné, et tout spécialement devant une scène de flashback absolument grandiose (la projection en 3D risque d’être sacrément impressionnante).

« Mais est-ce qu’on rigole devant ? », vous demandez-vous. Bien sûr, oui. Quiconque a apprécié l’humour des précédents films devrait là encore trouver son compte, d’autant plus avec l’arrivée de Buck (il faut vraiment qu’ils fassent un spin-off avec ce personnage !). Mais il faut reconnaître cependant que, pour plonger plus avant dans l’aventure et l’action, la comédie a été un peu sacrifiée et se montrera alors moins prégnante qu’auparavant. D’autant que l’on continue de faire s’entrelacer l’aventure principale avec celle de Scrat, l’écureuil fan de gland qui trouve ici (peut-être ?) l’amour. Ses interventions restent donc très drôles en elles-mêmes, toujours aussi joliment inspirées par le cartoon classique grâce au talent de Carlos Saldanha en la matière, mais elles continuent également de casser le rythme, symptomatiques de cette difficulté à faire la part des choses.

S’il ne peut donc prétendre au niveau d’excellence de ses plus gros concurrents animés, L’Age de glace 3 – le Temps des dinosaures n’en constitue pas moins un chouette film d’aventure, apte à divertir plus qu’agréablement petits et grands. Qu’est ce que vous voulez de plus ? Un coca et du popcorn ? Bah ça, c’est pas moi avec moi qu’il faut voir…

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