Mesrine – L’Ennemi public n°1

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La patience a beau être une vertu, il y a des fois où cela fait carrément chier. Ainsi, tout juste un mois après le premier épisode,  nous sommes plus qu’heureux de voir arriver sa suite. Un court délai d’autant plus appréciable que Mesrine – L’Instinct de mort nous avait mis une bonne grosse gifle cinématographique, nous abandonnant au milieu du parcours de ce célèbre bandit français avec une envie tenace de savoir comment les événements allaient pouvoir tourner, comment nous en arriverions à l’exécution sommaire de Mesrine à Clignancourt. Réponse aujourd’hui en salles pour tous ceux qui ne connaissent pas spécialement cette affaire ayant pourtant fait grand bruit en son temps, avec une seconde partie qui se montre néanmoins quelque peu moins concluante et énorme que la précédente.

Seconde partie évoquant la vie de Jacques Mesrine, se consacrant à ses dernières années où, entre braquages de banques et séjours en prison, il perd peu à peu pied avec la réalité et se lance dans un combat contre le système qu’il ne peut gagner

Ainsi, la plupart des qualités du premier film sont de retours : la réalisation excellente et dynamique, une reconstitution historique criante de réalisme, un Vincent Cassel habité par son rôle et entouré d’une galerie de seconds rôles tous plus magnifiquement interprétés les uns que les autres (mention spéciale à Ludivine Sagnier, qui régalera tous ses fans d’une petite scène olé-olé des plus exquises). Encore une fois, nous assistons donc à un spectacle d’une tenue presque inégalée dans le ciném français, qui renvoie l’un derrière les autres biopics produits dans l’Hexagone. Sauf que, malgré cet emballage de grande classe, les choses ne fonctionnent pas aussi bien que dans Mesrine – L’Instinct de mort.

Car dans cette seconde partie du dyptique, la structure scénaristique va perdre un peu de l’efficacité qui nous avait si bien pris aux tripes. Le problème n’est alors pas tant dans le traitement de son personnage principal, dont nous suivons efficacement le lent glissement vers une mégalomanie poussée, mais bien en fait dans la façon qu’ont les scènes de se répondre et d’aboutir ainsi à une impression de redondance assez génante. L’alternance répétée braquage/prison/scène avec un proche que nous constatons dans toute la première moitié du film va alors ralentir le rythme, faisant comme stagner l’intrigue et nous amène à décrocher un brin.

Le spectacle a donc beau rester particulièrement impressionnant, Mesrine étant encore et toujours une sacrée tête brûlée voire même plus, cette seconde partie nous donne l’impression de s’enliser légèrement, comme si le choix de faire deux films ne s’imposait pas au bout du compte. Pourtant, nous ne pourrons mettre de côté l’impression d’avoir assisté, avec ce dyptique, à un nouveau monument du cinéma français, qui voit là s’inscrire à son tableau un long-métrage passionnant dans son fond et sa forme, donnant vie à l’histoire (même s’il s’agit bien sûr d’un point-de-vue sur la vie du bandit, ce dont sont parfaitement conscients Jean-François Richet et son scénariste) et des raisons à l’action bien énervée. Malgré alors le petit problème de rythme, nous ne pouvons que nous incliner face à cette entreprise qui réunit les publics (fans de polars, fans d’action, fans de biopics, fans de films historiques,…) sous le drapeau d’un cinoche qui n’a pas ses couilles dans la poche !

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2 Réponses à “Mesrine – L’Ennemi public n°1”

  1. judepomm dit :

    moins surprenant , moins violent mais tout aussi grand . Quel putain de film de 4 heures qui se re-regardera avec plaisir . Meilleur film français et je me répette mais quelle musique bon sang.

  2. medi12 dit :

    il est très bien Mesrine : l’ennemi public n°1, j’ai adorée et je le connseil a tout le monde

    voir le film en streaming sur http://www.bynik.net
    lien directe: http://www.bynik-2.net/L-Ennemi_public.html

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