Quantum of solace

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Comme la goutte du grand-père qui revient à intervalle régulier, James Bond est de retour pour sa vingt-deuxième aventure cinématographique pleine d’action, de jolies femmes et de décors exotiques. Enfin, ça, c’était avant que la série ne marche sur les traces de Jason Bourne et se transforme, devenant plus sombre, plus réaliste. Ainsi, les femmes ont beau être toujours aussi  jolies dans cette sorte de mini-résurrection du héros de Ian Fleming, on ne peut pas dire que Casino Royal s’était montré spécialement convaincant (en tout cas pour l’auteur de ses lignes). Trop bavard, pas assez enlevé, un climax désamorcé puis relancé étrangement,… Les défauts étaient nombreux, et on pouvait craindre que ce Quantum of solace prenne une voie similaire en tant que suite directe -une première dans l’univers bondien- et cela malgré la présence d’un nouveau réalisateur derrière la caméra. Hé bien non, la formule a encore quelque peu changé, revenant à des choses qui satisfairont plus les amateurs d’action mais qui pour le coup amènent d’autres faiblesses.

Toujours à la recherche des meurtiers de Vesper Lynd, l’agent 007 découvre que les implications de la société secrète Quantum a des ramifications dans toutes les sphères de la société et cela à travers le globe. Poussé par la vengeance, il fait fi des ordres de M et se lance dans une vendetta contre l’un des membres de cette organisation, Dominic Greene, qui s’apprête à prendre le contrôle d’une partie de l’Amérique du sud en s’accaparant l’une de ses ressources naturelles

Le bon point de ce film, c’est ainsi qu’il revient à une approche plus spectaculaire des aventures de 007, multipliant les scènes et les péripéties qui se révèlent assez souvent carrément dantesques. Ce qui fait toujours très plaisir, parce que c’est ça qu’on vient voir dans un James Bond, et cela même si ces séquences présentent encore quelques problèmes. En effet, Marc Forster n’est pas spécialement un pro question action comme le prouvent ses précédents films (Neverland, c’est sympa, mais c’est pas ça non plus au niveau démastiquage) et s’il reste de vraies belles choses, beaucoup d’effets de montage et cette caméra à l’épaule à la Bourne -pas vraiment bien maîtrisée ici- rendent l’action assez souvent incompréhensible. Mais bon, cela vaut toujours mieux qu’un Casino Royal et nous serons donc dans l’ensemble plutôt bien diverti.

D’autant que le film ne dure que 1h47, la durée la plus courte pour un James Bond. Ce qui est bien sûr très efficace au niveau du rythme, mais va couper sacrément dans le film et l’intrigue là où les fans attendaient certaines choses. Car en plus des nombreuses trahisons concédées au schéma classique des long-métrages de l’agent secret (suite directe, pas une fois sa phrase n’est prononcée, le « gunbarrel » à la fin,…), le nouveau film creuse encore plus profondément la transformation de son personnage, qui n’a même plus un bon mot pour ses ennemis ou bien une petite scène de sexe pépère (un crime quand on est si bien entouré, entre Gemma Arterton et Olga Kurylenko). La faute à ce choix d’enquiller directement après le précédent, ce qui oblige le spectacle à être encore plus sombre sans que l’histoire ait néanmoins le temps de bien se mettre en place, de faire jouer ses enjeux.

Plutôt moyen dans son ensemble, Quantum of solace est en fait une sorte d’épisode de transition qui impose un nouveau format en comparaison de ce à quoi nous avions l’habitude avec les films de 007. Un changement qui apporte du bon et du mauvais, livrant un film encore quelque peu bancal nous faisant espérer que le prochain sera une sorte de synthèse des deux précédents, qu’on ait enfin un film complet !

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Une Réponse à “Quantum of solace”

  1. judepomm dit :

    Une introduction un peu molle (casino royale) et maintenant un film de transition sans histoire , il va faloir faire quelque chose sinon même moi j’abandonne

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