Course à la Mort

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Paul W.S. Anderson est un réalisateur duquel on se méfie alors que, pourtant, tout semble être réuni pour que nous l’adorions. Véritable geek nourri aux jeux vidéos et au cinéma d’exploitation, ses projets font à chaque fois naître en nous une certaine excitation qui, malheureusement, tombe souvent à plat. C’est qu’il a beau être un habile faiseur (cela, n peut le voir dans l’esthètique léchée de ses films), on sent toujours qu’il n’a pas su forcément s’imposer auprès de ses producteurs, qu’il a dû mettre de l’eau dans le vin de ses ambitions (rappelez-vous Event Horizon et ses scènes gores censurées). Avec le temps, nous avons ainsi appris à nous méfier un peu, à calmer notre ardeur. Pourtant, il n’empêche que le voir remaker ce que beaucoup considèrent comme un classique produit par Roger Corman, Death Race 2000 (avec David Carradine et un tout jeune Sylvester Stallone), parvient à réanimer un peu de la flamme qui nous animait autrefois. Et en plus, avec Jason Statham dans un rôle bad-ass et au volant d’une voiture bardée d’armes, comment alors ne pas prendre part à la course ?

Dans une Amérique futuriste, les prisonniers sont contraints de participer à de très violentes courses automobiles sur circuits fermés et diffusées par le biais du net, ayant fait de ces hommes des sortes de gladiateurs modernes. Jensen Ames, condamné à tort pour le meurtre de sa femme, se retrouve obligé de participer à ces courses en endossant l’identité de Frankenstein, le coureur favori du public et qui ignore que celui-ci est mort pour ne pas faire baisser l’audience. Mais alors qu’on lui promet sa libération s’il parvient à remporter cette manche de trois courses, il découvre que le jeu est truqué par la directrice de la prison…

Course à la mort est donc, vous vous en seriez doutés,  une péloche bien bourrine qui réserve son lot de scènes d’action bien barrées. Très inspiré par l’univers des jeux vidéos, allant même jusqu’à en utiliser certaines des mécaniques les plus connues (voir les power-up disséminés sur le tracé des courses, ou bien la façon dont les coureurs et leur voiture sont présentés et caractérisés), le réalisateur-scénariste laisse ainsi libre cours à de purs moments de fun où l’on retrouve le même plaisir jouisseur de tout faire péter. D’autant que le film se permet en plus violence plus que bienvenue au regard de la teneur de l’intrigue et du film original, qui fit scandale en son temps, écopant d’un Rated-R nécessaire pour satisfaire à la volonté d’une telle entreprise. Pour ne rien gâcher, on sent en plus que peu de place a été laissée au CGI, juste pour les quelques effets gores très rigolos (bien qu’un peu courts) et favorisant alors les crashs qui, réalisés en live, n’en ont que plus d’impact. Ils ont même été jusqu’à construire l’impressionnant Dreadnought, un putain de cametar’ qui devrait faire rêver l’enfant en chacun de nous. Anderson nous convie ainsi à un spectacle barbare, celui de gladiateurs modernes où la furie mécanique ne manquera pas de nous faire triper.

Mais le film ne s’arrête pas là et, avec la bonne volonté évidente qu’essaye toujours d’insuffler le réalisateur à ses films, il fait donc montre d’une volonté de « tirer la sonette d’alarme » qui le fait entrer de plein pied dans le récit d’anticipation. Le scénario se fonde ainsi pour beaucoup sur les dérives d’un système capitaliste qui a élevé le voyeurisme morbide au rang de simple spectacle, que les gens regardent tranquillement derrière leur écran d’ordi. Une approche pas forcément finaude, d’autant que les articulations scénaristiques qui en découlent (le fait que, pour faire de l’audience, la compétition soit truquée) ont déjà été vues par le passé, ne serait-ce déjà que dans les deux versions de Rollerball dont le contenu est finalement assez proche de ce Course à la Mort. Mais puisque nous sommes plus dans un comic-book movie que dans un film d’auteur, et que cela est de toutes façons ce que nous recherchions, pourquoi se prendre la tête ? Profitons plutôt de ce qu’Anderson ait pu joindre pour une fois le fond et la forme pour livrer un spectacle bien sympa, sans réel défaut, et let it roll !

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2 Réponses à “Course à la Mort”

  1. GELOYAN dit :

    BONJOUR LES RÉALISATEURS
    JE SUIS COMÉDIEN.
    VENAIS VOIR MES NOUVEAU VIDÉOS
    http://michageloyab.over-blog.com

  2. nico1980 dit :

    tres bien ton blog,passe faire un coucou sur mon blog http://nico1980.unblog.fr c’est sur stallone

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