La Momie : La Tombe de l’Empereur Dragon

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La Momie étant très cool, et son Retour sympathiquement divertissant, nous attendions donc ce troisième volet avec un certain intérêt, surtout qu’il changeait de décor -de l’Egypte vers la Chine- en même temps que de réalisateur. Rob Cohen qui, malgré quelques bouses -Fast & Furious, pour ne citer que lui-, nous a néanmoins offert aussi quelques bons films et garde ainsi toujours un brin de notre confiance. Brendan Fraser étant de plus de la partie, il était donc légitime d’attendre La Momie : la tombe de l’Empereur Dragon comme l’une des pauses fun de cet été. Manque de pot, l’entreprise manque ici sérieusement de rigueur et les momies risquent bien de se retourner dans leur tombe.

Quand le fils O’Connell, qui a bien grandi, découvre la séculaire momie d’un cruel empereur chinois, ses parents s’embarquent pour Shangaï afin de le féliciter. Mais un général d’armée réveille l’empereur pour que, à son tour, ce dernier puisse réveiller sa puissante armée et prendre le contrôle du monde. Les O’Connell ne pouvant laisser une telle chose se produire, ils se lancent dans une course jusqu’au sanctuaire où dorment les milliers de soldats…

Si l’histoire ne brille pas par son originalité, nous aurions très bien pu passer outre ce problème qui n’avait pas empêché les premiers films de la série de se suivre agréablement, même lorsque l’on ré-introduit des éléments précédemment vus de façon complétement gratuite et artificielle (le beau-frère buddy qui n’a rien à faire là, le pote pilote d’avion ou autre engin volant,…). En revanche, cela n’est pas possible quand, en plus, le scénario cumule autant de raccourcis hasardeux, qui débouchent inévitablement sur des incohérences. Le film se contente en effet de compiler les scènes d’action et, s’il est sûr que le rythme du film est trépidant et qu’on ne s’ennuie pas, cela n’aide en rien à s’impliquer dans l’intrigue qui ne prend jamais le temps de dramatiser réellement les différents événements qui la parsément, avec une régularité mécanique manquant d’ampleur et versant de plus parfois dans le grand portenawak’ (l’hallucinante -dans le mauvais sens- scène des yétis). Le pire étant que La Momie : la tombe de l’Empereur Dragon souffre d’une grosse lourdeur avec l’histoire du fils qui prend plus ou moins la relève mais qui n’est pas crédible pour un sou -il semble avoir presque le même âge que ses parents et n’égale en rien la coolitude de son père- et est même franchement énervant les trois-quarts du temps, puisqu’il est responsable d’au moins les deux-tiers des répliques crétines et punch-lines foireuses de la péloche.

Si Brendan Fraser est fort heureusement de la partie et assure bien son rôle de héros, on ne peut en dire de même du reste du casting qui est soit inintéressant -Alex O’Connell, donc, interprété par Luke Ford-, soit mauvais comme un cochon -Maria Bello, complétement à côté de la plaque- ou bien alors carrément sous-exploité. Une tendance qui concerne principalement les acteurs asiatiques avec Michelle Yeoh, bien sûr, mais aussi et surtout Jet Li qui est présent moins de 8 minutes à l’écran, entre une introduction longuette et un final où il ne cesse de se transformer en créatures pas toujours heureuses (voir le ridicule chat cornu qui a intérêt à être du folklore chinois pour expliquer sa présence, sans quoi c’est n’importe quoi). Ce qui est légèrement énervant puisque, quand même, il était l’un des intérêts majeurs de ce troisième opus. En plus, la majorité du temps de présence à l’écran du personnage se fait au travers d’un avatar numérique qui se révèle d’excellente facture, surtout lorsque son armure se brise et révèle son corps putréfié, mais dont la non-évolution – à savoir un aller-retour incessant entre ses deux formes- rendrait presque hommage à la pauvreté des scènes d’action auxquelles prend part l’acteur. Un gâchis que réhausse encore la réalisation de Rob Cohen, incapable de mettre correctement en images les deux seuls pauvres combats du film. Les autres scènes où ça bouge s’en sortent un peu mieux sur ce plan mais font tellement preuve d’un manque évident d’ingéniosité, d’originalité dans leur développement, qu’elles ne parviennent jamais à atteindre le niveau qu’elles devraient avoir. Alors il y a quand même bien deux, trois choses stylées ou cool comme la batailles des momies ou les pouvoirs du méchant sur les éléments, mais celles-ci sont encore une fois tellement sous-exploitées qu’elles ne nous coupent jamais vraiment le souffle et se perdent dans l’oubli.

Le résultat est donc très moyen pour ce La Momie : la tombe de l’Empereur Dragon qui semble aussi mal écrit que réalisé, très loin de son potentiel initial ici sacrifié. Restituant servilement les clichés les plus usés du cinéma d’aventure pour aller au plus court, au « spectaculaire », le film se montre donc à l’abri de l’ennui -en tout cas au premier visionnage, après ce n’est pas dit- mais perd en chemin tout ce qui fait la magie et l’intérêt de ce genre cinématographique. Un ratage quasi total.

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Une Réponse à “La Momie : La Tombe de l’Empereur Dragon”

  1. karinetiniere dit :

    Pour moi ce film reste divertissant je ne me suis pas ennuyée lors de la projection et attention je vais faire hurler les cinéphiles je l ai trouvé mieux que le dernier indiana jones

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