Kung Fu Panda

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Si le studio Dreamworks avait fait ses premiers pas dans le monde de l’animation en images de synthèses de plutôt belle façon -entre un Fourmiz finalement plus réussi que 1001 pattes ou les deux premiers Shrek-, devenant un concurrent sérieux pour Pixar sur le plan qualitatif bien que jouant tous deux dans des genres différents, la donne changea très vite avec la suite des évènements. Alternant entre grosses panades (Gang de requins, Shrek 3) et films sympathiques mais loin d’être inoubliables (Souris City, Nos voisins les hommes), Dreamworks s’écarta bien loin d’une charte de confiance comme celle que Pixar signa avec nous en surpassant à chaque fois nos attentes. Et malgré ce constat tristounet on ne peut nier que leur dernier bébé, Kung Fu Panda, ne manquait pas d’éveiller en nous une curiosité que l’on avait un peu peur de regretter après coup (oui, film d’animation + kung fu = curiosité et curiosité – Dreamworks = crainte). Mais bon, puisque nous sommes courageux et curieux par-dessus tout, pourquoi ne pas se laisser tenter par l’expérience panda-normale ? D’autant que celle-ci s’avère être, au bout du compte, une excellente surprise !

Dans une Chine à la fois ancestrale et magique, Po le panda rêve depuis toujours de devenir un maître de kung fu, mais sa nature maladroite et le travail dans le restaurant de son père l’ont toujours empêcher de le réaliser. Pourtant, lorsque le moment est venu d’élire le guerrier-dragon parmi les plus grands maîtres d’arts martiaux, un concours de circonstances amène Po à endosser ce rôle. Désormais en charge de la protection du Royaume, il va devoir s’entraîner durement aux côtés de ses héros de toujours pour pouvoir affronter Tai Lung, un super-méchant convoitant le rang de guerrier-dragon…

Alors, qu’est-ce qui peut bien être à l’origine de la réussite de Kung Fu Panda en comparaison des précédents Dreamworks ? Hé bien en premier lieu, ce serait que celui-ci réussit pleinement à intégrer et son fond et sa forme dans l’univers qu’il s’est constitué, à la croisée du cinéma made in HK et de l’animation disneyenne. Là où un Shrek 3 ne faisait qu’effleurer le roman arthurien, le dernier Dreamworks va ainsi user au maximum du potentiel que lui offre ses sources d’inspiration. Que ce soit par exemple dans la création de magnifiques décors tirés de l’imaginaire chinois, d’une grande richesse visuelle et que l’animation est la plus à-même de retranscrire. Ou bien dans le récit d’une histoire stéréotypée, balisée à mort par des années de cinéma hong-kongais et autres -le héros élu qui doit botter le cul du méchant- mais qui garde toujours malgré tout la même force narrative. Et cela marche d’autant mieux lorsque l’on nous présente des personnages réellement sympathiques, même si l’on regrettera que les 5 maîtres ne soient pas plus présents, en particulier Jaclie Chan qui ne doit pas avoir plus de sept phrases dans le film. Une honte (Jackie, quand même !). Heureusement, Po remplit avec suffisament de talent son rôle de héros pour ne pas nous laisser nous apesantir là-dessus, quand ce n’est pas la relation maître/élève contrariée entre Sifou et Tai Lung qui amène de petits accents dramatiques non-négligeables.

Le film fonctionne donc déjà bien de ce côté-ci mais, ce qui est encore mieux, c’est qu’il assure grave au niveau de sa réalisation aussi, surpassant de très loin les Dreamworks précédents par son inventivité et sa maîtrise. Ce qui est particulièrement appréciable lors des scènes de combats superbement chorégraphiées, mises en images avec une lisibilité exemplaire. Ainsi, des séquences comme l’évasion de Tai Lung (dieu qu’il est fort, l’animal !) ou bien le duel de baguettes sont de purs moments de cinéma martial qui n’ont rien à envier à leur prédecesseurs et modèles dans leur fluidité -encore accrue par la liberté de l’image de synthèse- et leur côté spectaculaire. Et puis il ne pas oublier non plus la scéne d’introduction, une rêverie guerrière s’offrant dans une fausse 2D absolument magnifique, à l’iconisation hyper-stylisée, et qui lance définitivement le film sur de très bons rails.

Kung Fu Panda est donc l’un des meilleurs Dreamworks que l’on ait vu depuis bien longtemps, un film drôle -même si il y a une perte évidente dans le passage à la vf- et qui dépasse allègrement son concept de base pour se donner une véritable légitimité, que ce soit dans la création d’un univers fantasmatique ou dans l’orchestration d’excellentes scènes de combats, liées par nombre d’éléments qui rappeleront les mécaniques les plus caractéristiques du cinéma HK d’arts martiaux. Ainsi, si l’on regrettera de beaucoup des personnages ne soient pas plus creusés ou bien que le final manque peut-être d’un chouia d’ampleur dramatique -y intégrer les cinq Tonnerres aurait sûrement fait l’affaire pour épaissir la chose- on se dira que ce n’est que partie remise, en attendant un obligatoire deuxième volet vu le succès rencontré par ce panda (nouvelle mascotte très porteuse pour la communication) et la politique propre à Dreamworks. En espérant qu’il perpétuera les très bonnes choses révélées ici et même plus !

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2 Réponses à “Kung Fu Panda”

  1. karinetiniere dit :

    j ai adoré ce dessin animé!!! le kung fu exercé par des animaux du genre serpent génial!!!histoire sympa couleurs sympa allez y!!!!!!

  2. lavoux dit :

    je vous remervie pour cette image :D

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