Shaolin Basket

shaolinbasket.jpg

 « Abandonné alors qu’il n’était encore qu’un bébé, Shi-Jie a grandi dans un monastère où il a appris le kung fu auprès des plus grands maîtres. Alors qu’il est puni à passer la nuit dehors, il fait la rencontre d’un vieil homme un peu roublard qui remarque ses étonnantes capacités et imagine les lui faire utiliser de manière lucrative, en jouant par exemple au basket. Ce qui est parfait car l’équipe qu’il intégre compte comme capitaine le frère de celle qu’il aime. Néanmoins, c’est la compétition qui va primer car malgré ses techniques, des adversaires coriaces se présentent à eux…« 

Bon, vous aurez remarqué sans peine une très nette ressemblance pas du tout fortuite entre l’histoire de ce Shaolin Basket et celle du terrible Shaolin Soccer. Une parenté que l’on retrouve jusque dans les titres (bravo les ditributeurs !) et qui aurait tendance alors à donner à l’entreprise un fort relent d’opportunisme, se calant à l’excès sur le modèle du carton mondial de Stephen Chow. Pourtant, en cours de visionnage, nous aurons la bonne surprise de nous appercevoir que, si les deux films sont effectivement des comédies aux postulats très proches, leur ton et humour se démarquent suffisament pour qu’on ne reste pas avec cette méfiance à l’esprit. Et si cela fonctionne sur ce plan, c’est pour beaucoup dans les personnages, avec en particulier le héros dont on aurait pu craindre le pire vu qu’il est interprété par une star de la chanson dont le nom m’échappe pour l’instant (et dont je me fous, en plus). Au contraire, il se révèle ainsi plutôt cool et nous offre un personnage dont le côté débonnaire est bien marrant.

En revanche, on ne pourra faire l’impasse sur un gros problème résidant au niveau de la narration, complètement bancale et où la dramatisation semble absente tant l’histoire se déroule sans réel temps fort. Il n’y a ainsi aucune progression, pas de but, pas de structure. Plus encore, de nombreuses idées et pistes sont à peine effleurées, sous-exploitées - même parmi les principales - alors qu’elles auraient été la bienvenue pour donner à Shaolin Basket un peu plus de tenue. D’ailleurs, pour se convaincre de la bizarrerie de tout cela, il suffit simplement de regarder le final qui traîne sacrément la patte pour pas grand chose. Un comble quand on voit comme le cinéma asiatique a tendance d’ordinaire à éviter les épilogues.

Mais bon, l’ambiance générale est suffisament péchue et fun grâce à la réalisation pour combler cette lacune, même si elle empêche quand même le film d’être aussi sympathique qu’il aurait pu l’être. Et puis, comment en vouloir à un film qui possède une chanson faisant rimer tofu et kung fu ? Hein, je vous le demande ?

18943752w434hq80.jpg  18943559w434hq80.jpg  18943556w434hq80.jpg

Laisser un commentaire