Archive pour mai, 2008

Les affiches du père Castor

10 mai, 2008

Quelques petites affiches sympathiques de films très attendus. Avec une mention spéciale à Eva Mendez qui, pour The Spirit, nous démontre avec brio que, oui, les combis noires moulantes c’est cool. Brrrr…

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 Vous ne trouvez pas que l’affiche de Babylon A.D. ressemble quand même vachement à celle de Dark City ?

Le trailer de The Dark Knight à la bourre…

10 mai, 2008

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Bon, comme d’hab je suis à la bourre mais voici enfin, pour vous autres retardataires, le second trailer pour ce The Dark Knight qui s’annonce foutrement énorme. Je profite aussi de l’occasion pour accrocher cette magnifique affiche sur mon blog, comme je vous l’avais promis, et qui me sert d’ailleurs actuellement de fond d’écran tellement elle est belle, tellement c’est le chaos. Allez, enjoy !

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Et pour me rattraper de mon retard, voici ce qui serait un concept-art officiel du visage de Harvey Dent après son accident (apparemment le fruit du feu si l’on en croit la vidéo) : plutôt cool, non ? J’adore cet effet de maquillage où l’on voit les dents derrière les joues trouées, ça m’épate toujours. Et puis je trouve qu’il a un bon petit côté de la série animée des 90′s - ma référence en matière de Double-Face, plus convaincant et effrayant que Tommy Lee Jones dans Batman Forever.

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Rise

10 mai, 2008

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Une journaliste, après une enquête qui a mal tourné sur la jeunesse gothique américaine, se réveille transformée en vampire dans une morgue. Perdue, ne comprenant ce qui lui arrive, elle est alors récupérée par un homme qui va donner un but à son existence : se lancer à la recherche du vampire responsable de son état, pour se venger. Et elle n’est pas la seule à avoir un tel désir, trouvant du soutien lors de sa rencontre avec un policier dont la fille est elle aussi devenue une victime des vampires. Le combat va commencer…

Commençant de façon très déconcertante, avec une Lucy Liu glaciale qui se paye une prostituée plutôt bien achalandée et se lance après dans un semblant de scène lesbienne, on aurait pu croire que ce film allait s’aventurer sur un terrain bien bis, bien trash. Original, quoi. Et puis très vite, on déchante. En premier lieu à cause du jeu de Lucy Liu, qui semble avoir déclaré la guerre aux expressions faciales. Il faut dire que la pauvre est devenue une vampire et tout ça mais là où le monolithisme collait plutôt bien avec Blade (une référence majeure de ce film) grâce à un simple accessoire – les lunettes, nous souffrons de voir ici la belle Lucy Liu aussi éteinte, aussi peu intéressante (et seulement armée d’une pathétique arbalète).

Sentiment que renforce encore un montage incompréhensible qui va foutre en l’air l’histoire principale et l’ensemble des sous-intrigues – voir le rôle minime et sacrifié de Michael Chilkis – quand certaines auraient pu être le moyen de développer tout ça sur des bases un peu plus solides, plus intéressantes. Surtout que le film essaye bien de creuser certaines choses comme la mythologie des vampires, noble intention traitée d’une façon cependant si illogique que l’on tombe dans le ridicule avec des vampires sans canine, qui marchent au soleil mais ne se reflètent pas dans les miroirs. Heureusement qu’il y a au moins ça pour nous signifier qu’ils sont bien des créatures de la nuit, parce que sinon on pourrait penser que ce sont juste des gugusses qui jouent à trancher des gorges et boire du sang.

En fait, une grande part de l’aspect craignos de la péloche vient définitivement d’un remontage que l’on imagine opéré par les producteurs (ou alors le réal est vraiment un gros tâcheron), désorientés face à cette production hybride de plus de deux heures qu’ils ont transformé au bout du compte en un produit bâtard d’une heure trente, sans rime ni raison et visant à une exploitation plus classique, rappelant celle des Underworld. Il faut ainsi voir à quel point la communication autour du film est une véritable arnaque, avec par exemple l’affiche qui nous présente des chauve-souris géantes (ce qu’il n’y a bien évidemment pas dans le film) et une silouhette effrayante qui appartient non pas au grand méchant du film - en réalité un éphèbe pathétique - mais à un sous-fifre qui se trouve être l’un des premiers à mourir. 

Rise, en l’état, est donc une véritable bouse, aussi inconsistant et inepte qu’un pet dans la flotte. Très certainement plus ambitieux dans l’esprit de son réalisateur/scénarisateur (Sebastian Gutierrez, réalisateur de Judas Kiss et scénariste de Des serpents dans l’avion, entre autres) comme le laissent croire les nombreuses pistes narratives abandonnées, il gagnerait à être vu dans sa version longue ou, mieux, son director’s cut. Histoire de se faire une réelle idée de ce que valent les aventures « sanglantes » de cette Bladette (parfois) sexy. Là, on ressortira de la salle en ayant l’impression que Blade Trinity n’était finalement pas un si mauvais film que ça. Oui, je sais, ça a l’air dur. Et pourtant…

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