Archive pour avril, 2008

Mongol

14 avril, 2008

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« L’incroyable destinée de Gengis Khan. De son vrai nom Temudgin, ce légendaire chef des forces armées mongoles fut l’un des plus grands conquérants de l’histoire de l’humanité. Entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, il réussit à unir les tribus mongoles et créa un empire colossal comparable en taille à celui d’Alexandre le Grand. »  (source : allocine.fr)

Parce que l’on n’a pas l’habitude que le cinéma russe moderne émoustille notre fibre de cinéphage, ni même qu’il fasse d’ailleurs parler de lui,  autant dire que nous attendions ce Mongol avec un intérêt certain. Les grands paysages de la steppe mongole, le parcours viscéral d’un chef en devenir, des batailles épiques, une réalisation luxueuse, ça faisait beaucoup de bonnes premières impressions à mettre au crédit du film, chose à laquelle nous ne sommes décidèment pas habitués lorsqu’il s’agit d’un long-métrage ayant pour réalisateur un type avec un nom comme Sergueï Bodrov. D’où il vient ? Qu’est-ce qu’il a fait avant ça ? Est-il en mesure de satisfaire aux attentes nées du visionnage des bandes-annonces ? Surtout que Timur Bekmambetov (en voilà un de nom qui fait naître la méfiance) et son Night Watch nous avaient laissé un peu dans l’incertitude, avec sa maîtrise technique évidente mais contre-balancée par une esthètique russe déplaisante et se répercutant sur de nombreux éléments du film.

Fort heureusement, on ne retrouvera rien de tout ça dans Mongol puisque la réalisation de Bodrov fait en réalité preuve d’un joli académisme dans sa majorité, variant quelques fois sa méthode de filmage pour, soit retranscrire une certaine idée de véracité dans son récit (le filmage type documentaire, avec une discrète caméra à l’épaule, qui corrobore la volonté du réalisateur de montrer Gengis Khan sous un autre jour que celui du barbare sans foi ni loi, de rétablir une certaine part de vérité), soit insuffler à ses images une ampleur puissament icônique. Tout le premier tiers du film, celui où l’on découvre un Temudgin enfant, est donc une véritable réussite, se construisant sur une alchimie entre naturalisme inspiré et légende historique. Quand le film ne convoque pas directement une imagerie à la limite de l’heroic-fantasy, avec par exemple ces guerriers masqués ou bien le peloton kamikaze de la bataille finale, ce qui lui permet d’être constamment attrayant au niveau visuel.

Néanmoins, cela ne suffit pas à combler totalement un léger défaut qui s’étendra sur tous le deuxième tiers du film, avec un Temudgin qui reste un peu trop passif face aux affronts, trahisons et crimes que l’on lui fait. On n’en arrive tout de même  pas au degré d’énervement provoqué par le Oliver Twist de Polanski (Dieu ! Que cet enfant est mou !), mais il faut bien avouer que l’histoire va avoir à ce moment un léger relâchement dans son rythme, à cause de cette inactivité du héros qui tarde à prendre les armes et à se venger.

Vraiment bien réalisé, porté par une musique géniale (les chants mongols résonnent de fort belle manière dans la steppe), le film de Sergeï Bodrov est ainsi une belle réussite dans le style fresque historique. Légèrement alourdi par une baisse de rythme dans son milieu, il parvient pourtant à nous faire presque complétement oublier ce défaut avec ses scènes de combat plutôt bien foutues, où le Khan se fait voir dans des gerbes de sang plutôt graphiques. Il y a en tout cas un vrai bon souffle épique quui souffle sur la naissance de cette figure historique, souvent cantonnée au rôle de méchant. Une remise en cause de la perception que nous avons en général de ce personnage qui aboutit à une sorte de révisionnisme pouvant poser certains problèmes moraux (est-ce qu’on ne pourrait pas faire un tel film dans 100 ans sur Hitler, même s’il faut pour cela enjoliver la réalité comme ça a dû être un peu le cas ici ?) mais qui ne nous en fait pas moins un bon film. Pourquoi se priver, alors ?

Et comme disait le capitaine Kirk : « KHAAAAAAN !!!« 

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L’Ile de Nim

5 avril, 2008

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La société de production Walden Media, fondée conjointement en 2001 par l’ex-patron de Dimension et un ancien instituteur, est en passe de devenir le principal fournisseur de rêveries éveillées et pelliculées pour les jeunes enfants. Il faut dire que leur tactique est simple et efficace : adapter les romans jeunesse qui cartonnent, ont cartonné ou cartonneront, sur le modèle du méga-succès que connut la franchise Harry Potter avec son premier film, rendant économiquement viable la fantasy pour kids. Nous sont donc arrivés des films comme Le Monde de Narnia ou bien encore Le Secret de Terabithia, parmi tant d’autres qui sont tous (ou presque) tirés de livres pour enfants. Exactement comme pour L’Ile de Nim, ce qui est d’ailleurs sa seule ressemblance avec ces films bien qu’un trompeur « par les créateurs de Narnia et Terabithia » trône en haut de l’affiche. Mais trompeur jusqu’à quel point ?

Nim est une jeune fille de huit ans qui a une plutôt belle vie : bien qu’ayant perdu sa mère très jeune, elle vit désormais avec son père – un océanographe réputé – sur une île déserte et inconnue du reste du monde, avec des animaux exotiques pour amis. Mais le jour où son père, partit en mer pour une étude, ne revient pas, Nim prend peur et fait alors appel à son héros préféré, un aventurier dont elle a lu toutes les aventures : Alex Rover.
Seulement voilà, Alex Rover n’est qu’un personnage de fiction et c’est finalement Alexandra Rover, la romancière à l’origine des livres qu’aime tellement la jeune fille, qui reçoit l’appel au secours. Celle-ci, une agoraphobe maniaco-obsessive qui voit et parle au héros qu’elle a créé, va alors dépasser ses peurs pour venir en aide à la petite fille. Mais le voyage sera compliqué, et la situation devient critique sur l’île lorsque des intrus font irruption…

Tiré d’un roman de la canadienne Wendy Orr, L’Ile de Nim commence plutôt bien : la voix-off de la jeune fille nous raconte sa vie sur une île paradisiaque, comment celle de sa mère s’est interrompue brutalement, avec ses mots simples et ses croyances enfantines (elle pense que sa mère a été avalée par une baleine, avec son bateau, comme le lui a raconté son père) trouvant une illustration très sympathique dans une animation de reliefs qui n’est pas sans rappeler l’esthétique des dessins dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. La réalisation de Jennifer Flackett et Mark Levin s’en sort aussi plutôt bien, avec un réel talent lorsqu’il s’agit de relier les deux histoires, celle de Nim et celle d’Alexandra Rover. Le montage fait donc la part belle à une jolie fluidité, multipliant les transitions variées qui donnent à l’ensemble un rythme excellent et un ton proche du livre d’images, idéal pour ce genre de film.

Malheureusement, toutes ces bonnes impressions vont très vite s’effacer car, si la liaison entre les deux histoires qui vont progressivement se rapprocher est toujours valable visuellement, elle a malgré tout une tendance à pédaler sacrément dans la semoule. Ainsi, le scénario prend inutilement son temps et finit par se bâtir une structure qui évite toute logique narrative, ne débouchant sur rien puisque ///attention spoiler !/// Jodie Foster n’arrive sur l’île que dix minutes avant la fin du film. Ce qui ne laisse pas le temps d’un véritable climax avec les deux héroïnes enfin réunies et, pire encore, clôt très mal toute la thématique que ciblait l’intrigue, à savoir la reconstruction d’une famille ici vite expédiée à coups de rien du tout. Sans compter que ce qui se passe avant n’est pas très palpitant, pour ne pas dire vain. Jodie Foster joue la fofolle pour faire rire ses propres gamins, qui pourront enfin voir un de ses films ; quant à Abigail Breslin, son île paradisiaque est malheureusement « attaquée » par de méchants marins qui veulent en faire un lieu de villégiature pour touristes bouffis et exaspérants. Ce qui n’est pas très intéressant et n’amène en plus rien de valable, toutes les pistes lancées comme la rencontre avec un petit garçon, ou la menace d’une « invasion » en elle-même, ne débouchant sur rien de concret. On se demandera alors où sont passées les scènes aperçues dans la bande-annonce, comme celle avec la jeune fille affrontant un pirate old-school et sabre à la main. Une image furtive qui laissait augurer au moins d’une intrigue sympathique, ou alors avec du potentiel (même s’il ne s’était agit que d’une hallucination, cela aurait quand même été sympa), mais qui a tout bonnement disparue du montage final. Nous sommes donc très loin des films de fantasy cités sur l’affiche, loin même d’un réel film d’aventure de par des péripéties qui peineront à vous divertir.

Avec une éventuelle suite (même si rien ne le laisse entendre, happy-end de rigueur oblige) qui viendrait compléter ce film, peut-être pourrions-nous alors trouver un intérêt nouveau à voir L’Ile de Nim mais, en l’état, cette adaptation ne parvient jamais à éveiller notre attention tant elle souffre d’énormes lacunes scénaristiques. Dommage, d’autant que les meilleures idées sont cruellement sous-exploitées avec par exemple Gerard Butler en Alex Rover, héros dont la gouaille aurait pu être un très bon ressort comique ; et que certaines ne se concrétisent jamais réellement (Jodie Foster dans un rôle comique). On le regrettera car la réalisation de Jennifer Flackett et Mark Levin – responsables de l’intéressante comédie romantique avec des enfants Little Manhathan (une curiosité, un peu comme les films uniquement avec des nains) – assurait plutôt bien le spectacle, mais le film semble définitivement avoir été remonté en ciblant le très jeune public, au détriment de son intrigue. Quiconque a plus de dix ans et veut son lot d’aventures attendra donc plutôt Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal ou, à la rigueur, Le Prince Caspian.

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Qui aime les robots ?

5 avril, 2008

Les news sur Transformers 2 continuent de tomber au goutte-à-goutte, entre les propos des divers intervenants et quelques photos volées. Nombre de ruleurs sont ainsi apparues, certaines disant même que le film serait entré secrètement en tournage, mais voilà ce dont nous sommes sûrs : Michael Bay a écrit un premier traitement pendant la grêve des scénaristes et, celle-ci une fois terminée, il en a confié le développement au trio Kurtzman/Orci/Kruger qui travaille encore actuellement dessus. En parrallèle, une très lourde phase de pré-production a été lancée, en vue d’un tournage au début de cet été, et nous venons ainsi d’apprendre quelques éléments très intéressants !

Bon, passons sur les nouveaux humains qui seront présents dans le film puisque, en fait, ce ne sont pas eux qui nous intéressent mais les gros robots. Et du gros robot, il va y en avoir dans ce film si l’on en croit la rumeur persistante selon laquelle apparaîtrait dans le film… DEVASTATOR ! Celui-ci est en effet la fusion de plusieurs Constructicons, des méchants alliés des Décepticons, et vous pouvez appercevoir ci-dessous un fan-art le représentant. Oui, ça pourrait donc être très cool, si seulement Bay apprenait d’ici là à respecter et filmer convenablement ces merveilles mécaniques !

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Petit bonus pour ceux que la taille d’un robot n’impressionne pas, ni n’intéresse réellement : vous prendrez peut-être plaisir à apprendre que Johnny 5, le sympathique robot apparu dans le Short Circuit de John Badham, allait bientôt revenir sur nos écrans ! Bon, il s’agira malheureusement d’un remake (même si une deuxième suite n’aurait pas été forcément une meilleure solution) mais les scénaristes S.S Wilson et Brent Maddock reviennent pour signer l’histoire, dont on peut imaginer que ce film ne trahira pas l’original, ce qui est toujours mieux. Le problème est que c’est Dimension qui vient d’acquérir les droits… espèrons qu’ils ne vont pas nous mettre un robot en images de synthèse, ce qui serait là une véritable trahison !

Quelques affiches, en passant…

5 avril, 2008

Un stoner par l’équipe derrière 40 ans, toujours puceau et qui a l’air carrément fendard ; le nouveau film du réalisateur de The Cell, un conte qui a l’air encore bien barré visuellement ; un remake de Romero qui se traîne une très sale réputation mais se paye des affiches bien cool ; le nouveau film de Ben Stiller, qui ressemble de plus en plus à ce à quoi l’on veut qu’il ressemble : ENJOY !

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Images de l’Esprit

5 avril, 2008

Voici les nouvelles affiches teaser (très joli triptyque) et quelques photos de The Spirit, adaptation d’un comics que réalise actuellement Frank Miller (le créateur du comic Sin City et co-réalisateur du film). Bon, bah ça tape pas mal tout ça, non ?

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Le deuxième film Futurama, bientôt dans votre galaxie

5 avril, 2008

Il y a quelques jours, nous étions tous ravis de voir la preview sur le film Futurama, Bender’s Big Score, avec enfin une date de sortie pour le marché français (c’est le 11 juin que vous devrez vous ruer en magasin, bande de SF freaks !). Une excellente nouvelle puisque l’attente aura été longue, avec un retard habituel de plusieurs mois sur les Etats-Unis. Classique. Et si vous y êtes habitués, tant mieux puisque le deuxième film vient tout juste d’être annoncé pour la zone 1, ce qui signifie une nouvelle attente fébrile.

Ce The Beast with a billion backs, le deuxième des quatre films d’ores et déjà annoncés (qui seront ensuite divisés chacun en quatre parties pour faire une saison de 16 épisodes que diffusera Comedy Central), devrait tourner autour d’une histoire parodiant les récits d’invasion à la Body Snatchers, avec une entité extra-terrestre prenant le contrôle des habitants de la Terre. Néanmoins, ce postulat ne devrait être que la base du récit si l’on en juge par son prédecesseur, qu avait une certaine tendance à partir dans tous les sens (rappelez-vous que chaque film doit ensuite devenir 4 épisodes).

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Au niveau des spécifications techniques, le film sera présenté dans un format 1.78:1, avec une piste audio anglaise en Dolby Digital 5.1. Sous-titres français, espagnol et même anglais seront là pour une meilleur compréhension internationale. Pour les bonus, en revanche, sachez que la liste qui va suivre a été remise en cause par la Fox, qui a bien précisé que cette liste serait sujet à modifications. Nous retrouverions alors peut-être sur le dvd un commentaire audio de Matt Groening, un épisode spécial tiré en réalité des vidéos crées pour le jeu sorti récemment et lui aussi commenté, des animatiques, des scènes coupées en story-boards, les sessions d’enregistrement, une étude des modèles 3D, une featurette sur la guest-star David Cross, de petites blagues concoctées par el amigo Bender et, enfin, une galerie d’images. On rappellera juste que cette liste de bonus n’est absolument pas définitive mais que, de toutes façons, c’est le film que nous attendons !

Hellboy 2 : le trailer qu’arrache sa mère !

5 avril, 2008

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Image de prévisualisation YouTube

3h10 pour Yuma

2 avril, 2008

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« Revenu blessé de la guerre de Sécession, Dan Evans a établi sa famille dans un ranch. La sécheresse a ravagé ses terres, décimé son troupeau et miné la considération que lui portent sa femme et ses enfants, en particulier son aîné Will, âgé de 14 ans. A la suite d’une attaque de diligence, le célèbre bandit Ben Wade passe par la ville de Bisbee où il est arrêté avec le concours fortuit de Evans. Recherché pour ses hold-up et ses meurtres répétés, Wade doit être convoyé vers Contention, à trois jours de cheval, pour embarquer sur un train à destination de Yuma, où se trouve le tribunal fédéral. Contre une prime qui peut sauver son ranch, Dan Evans s’engage dans l’escorte qui doit accompagner le dangereux criminel. Il est bientôt rejoint par son fils Will, fasciné par l’aura du tueur.
Tandis que son gang organise son évasion, Wade engage sur le chemin de Contention un bras de fer psychologique avec ses gardiens, usant à la fois de la peur qu’il leur inspire et de la séduction qu’il exerce sur eux…
 » (source : allocine.fr)

J’ai beau ne pas être un spécialiste du western, j’aime ce genre pour son caractère puissament icônique, ses thématiques sombres et évocatrices, son potentiel cinématographique. Je ne connais donc pas le 3h10 pour Yuma de Glenn Ford, mais ça ne m’empêchait pas d’être super impatient de voir ce remake, surtout après que nous soit tombé sur le coin de la tronche sa plus que magnifique affiche teaser (merci un milliard de fois au distributeur français de l’avoir gardée pour la France, même si la version finale américaine n’était pas si mal) et son casting on ne peut plus excitant : Russel Crowe et Christian Bale, deux monstres sacrés en devenir tant leurs interprétations touchent très souvent au génie. Avec en plus un réalisateur plutôt doué, James Mangold, capable de s’adapter à de nombreux genres et de façon réussie (Copland, Walk the Line,…), autant dire que j’attendais beaucoup du film. Et je n’ai pas été déçu, en tout cas dans l’ensemble (nous reviendrons après sur le gros point négatif que présente ce 3h10 pour Yuma), tant le film jouit d’une classe énorme, renouant avec la forme traditionnelle du western pour mieux rendre hommage à son modèle. Mais pas seulement, car le film va aussi approcher quelques unes des variantes les plus stylées du western – le spaghettoche et le crépusculaire – sur certains aspects qui donnent à l’ensemble encore plus d’ampleur. Parce que si Bale et Crowe sont effectivement géniaux dans le film, il faut aussi compter sur une galerie de seconds rôles tout autant réussis, avec une mention spéciale pour la prestation de Ben Foster (Angel dans X-Men 3) qui incarne l’excellent Charlie, le bras droit de Russel Crowe. Un lieutenant aussi loyal que diabolique, qui a un putain de style (d’ailleurs, c’est lui qu’on peut voir de dos sur l’affiche) et qui est finalement bien représentatif du ton du film, entre respect de la tradition et modernisme sans esbrouffe.

Malheureusement, le film souffre d’un gros point négatif (vous voyez, je vous avais bien que nous y reviendrions) qui se trouve encore plus malheureusement être dans son final, ce qui fait que je ne peux pas trop en parler sans vous spolier le truc. Tout ce que je peux dire, c’est que les dernières minutes laissent un goût amer dans la bouche, parce que certains des éléments présents en trahissent d’autres que nous avions apprécié pendant deux heures avant cela. Pire encore, le dénouement paraît artificiel, forcé, et nous fout par conséquent avec le cul entre deux chaises. La faute à un scénario qui avait jusque là trop bien fait son boulot, réussissant à nous rendre sympathiques deux personnages aussi diamétralement opposés. Ça ne pouvait pas bien finir… ni mal, d’ailleurs. Ça finit… bizarrement…

Ni classique, ni définitive, la fin de ce 3h10 pour Yuma nouvelle cuvée nous fait donc quitter la salle avec une impression non pas négative, mais mitigée. Dommage, d’autant plus que jusque là on touchait au sans faute, avec un pur western mettant en scène des personnages très bien définis et superbement interprétés dans une réalisation aussi à l’aise dans les scènes d’action (l’énorme attaque de la diligence au début) que dans les scènes plus intimistes. Au point d’ailleurs que l’on en excusera le final, pour ne pas passer à côté d’un bon d’là de bon film. Et parce que les « bang ! bang ! », c’est quand même super cool ! 

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