Archive pour avril, 2008

Iron Man

19 avril, 2008

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Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan lors d’une démonstration de ses produits. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents, en commençant par se débarasser des armes que sa compagnie à laisser échapper aux mains des terroristes.

Parce que Jon Favreau ne semblait pas du tout être l’homme de la situation lorsque l’on appris son engagement sur ce projet, avec des films sympathiques mais sans plus à son actif (et en aucun cas représentatifs de l’ambition nécessaire à Iron Man), autant dire que notre attente quant à cette nouvelle adaptation d’un comic Marvel était assez mitigée. Puis sont arrivées les premières nouvelles sur le casting, avec des acteurs solides de la trempe de Robert Downey Jr, Jeff Bridges, Gwyneth Paltrow (excellente dans ses échanges de piques avec Stark, son patron) ; suivies des premières images du film, avec une armure absolument splendide (vous verrez que l’armure est un des éléments prépondérants de la réussite du film), et encore plus dans les vidéos arrivées par la suite, celle-ci nous laissant entrevoir un film bien plus excitant qu’un Les 4 Fantastiques et autres Daredevil. Finalement, il n’est pas peu dire que nous attendions beaucoup de ce film, parce qu’il donnait l’impression de d’être une adaptation réussie du comic, ce qui n’était plus trop le cas avec les dernières prod’ Marvel.

Et là, le miracle tant attendu : yes, Iron Man troue carrèment le cul. D’abord parce que la réalisation de Favreau, bien qu’assez académique (on n’est pas chez Raimi, quoi), offre néanmoins une très belle tenue à l’image, que ce soit au niveau de la lisibilité de l’action – primordiale dans ce genre de films – ou de l’iconisation. Ensuite, parce que Robert Downey Jr est absolument énorme dans le rôle de Tony Stark, à la fois cynique, charmeur et finalement, sous sa carapace, très humain. Il n’y a pas à dire : mettre un acteur de ce standing dans un tel film le sert énormèment, lui permet de se montrer efficace en matière d’implication spectatorielle, à la différence du traitement d’un 4 Fantastiques par exemple. Et puis, bien évidemment, il y a l’armure. Splendide. L’élément que nous voulons tous voir, celui par lequel le film se montrera crédible dans ses choix d’adaptation. Et il n’est pas peu dire que, de ce côté-ci, le film touche au pur plaisir geek à vous faire transpirer d’excitation. Voir cette armure se mettre en place, ses différents mécanismes s’emboîter avec des bruits de pneumatique, la force qui s’en dégage lors des scènes de combat ou l’impression de liberté/fluidité ressentie lors des scènes de vol, tout ceci participe pour beaucoup du plaisir ressenti devant Iron Man. C’est ce que nous voulions, c’est ce que nous avons. Alors, de quoi se plaindre ?

Hé bien, malgré tout, nous pourrons reprocher au film deux, trois petites choses, parce que nous sommes tatillons. Comme sa manie de se montrer un peu léger quant au traitement de quelques uns de ses thèmes et resorts narratifs, tels que le terrorisme (les terroristes sont ici des méchants et une menace, point barre) ou bien la prise de conscience de Stark (qui découle de cette vision des terroristes, dans le plus pur esprit manichéen/post 9-11 des ricains). Un défaut d’écriture qui n’entâche heureusement pas le coeur du film. Mais le second point négatif est un peu plus gênant puisqu’il touche à ce qui intéresse les bourrins que nous sommes, à savoir que Iron Man manque d’une bonne vingtaine de minutes supplémentaires pour prétendre au titre de très grand film, ce qui lui aurait permis de nous offrir un second combat Iron Man/Iron Monger (un gros méchant en armure calquée sur le principe de celle du héros) et donc d’avoir un climax avec un peu plus d’ampleur. Car on ressent indéniablement ici un final un peu abrupt, qui nous laisse sur notre faim tant on aurait aimé que cela dure beaucoup, beaucoup plus longtemps.

 Tant pis, nous nous contenterons de ce que nous avons là car il s’agit déjà d’une sacré réussite, ouvrant une putain d’autoroute aux futures suites (politique actuelle des studios oblige, ce film serait le premier d’une trilogie, sans que ce soit pour autant aussi pregnant que dans le pathétique Jumper). Et puis, quel délire que cette armure, véritable mécanique de rêve pour le petit geek qui réside en chacun de nous et qui observe, la bave aux lèvres, ce monument de force et de style prendre vie. Bon, manque plus que je me construise la mienne, maintenant ! 

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En attendant ma critique d’Iron Man…

17 avril, 2008

… que j’ai vu ce mercredi matin (FUCK YEAH), à 9h30 (dur, très dur, merci les vitamines C) sur les Champs-Elysées en personne (excusez du peu, mais c’est quand même la classe), voici l’affiche du prochain film Marvel, j’ai nommé L’incroyable Hulk ! Une petite affiche pas mal, même si ça n’a pas trop l’air d’être l’éclate pour Edward Norton (cheers up, mec, t’es The Hulk bordel !). Enfin voilà, je vous laisse avec le poster qui se tourne le dos tout seul :

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p.s : oh et puis merde ! Je ne peux pas résister à l’envie de vous de dire que Iron Man c’est… oh et puis si, je résiste.

Semi-Pro

17 avril, 2008

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Jackie Moon (Will Ferrell) a fait fortune il y a quelques années avec le seul tube qu’il ait jamais fait – « Love me Sexy ». Il a tout investi dans sa vraie passion : le basket. Il est à présent (enfin, dans les 70′s) le propriétaire, l’entraîneur et le joueur star des Flint Tropics, une équipe semi-professionnelle et véritable ramassis de bons à rien et de déjantés. Les fans viennent bien aux matchs pour reluquer les pom-pom girls, mais ça ne suffit même pas pour récupérer le tableau des scores chez le prêteur sur gages. Pire encore, leur ligue va bientôt disparaitre dans une fusion avec la NBA, et seules les quatre meilleures équipe profiteront de ce prestige.  Problème : ils sont nuls. Pour se sortir de la panade, Jackie décide alors d’engager un vrai joueur, Monix (Woody Harrelson) , ancienne star de la NBA avant sa blessure au genou mais qui connait le jeu. Objectif : pervenir à arracher la quatrième place…

Jackie Moon est un pur diamant en titane massif, l’alpha et l’omega de l’infini, un dieu aux pieds d’or et aux mains en étoile, portant sa couronne afro avec la légitimité des rois d’autrefois, même si lui fait plus « mec ». Bon, ok, je forcis un peu le trait mais il est vrai que Will Ferrell, acteur éminement sympathique s’il en est, compose un personnage dans sa plus pure tradition de grandes-gueules au visage d’ahuri, ce qui est à chaque fois très efficace lorsqu’il s’agit de nous faire exploser de rire. De nous surprendre avec ses ruptures de ton caractéristiques, son sens du décalage. Parce que s’il est indéniable que ce personnage parvient, avec le talent de l’acteur, à atteindre des sommets dans la prétention, la crétinerie, la mesquinerie et la méchanceté gratuite, il ne faut pas oublier qu’il fait cela tout en devenant très attachant. Ça peut avoir l’air con, comme ça, mais c’est bien un des éléments qui fait la différence entre les bonnes et les mauvaises comédies et, à ce petit jeu, Will Ferrell est vraiment très fort et se place donc comme un des centres d’intérêt majeurs de ce Semi-Pro. Ce qui est évident, puisqu’il est au centre de l’affiche, mais ça méritait malgré tout d’être dit pour que les fans de l’acteur savent au moins qu’ils ne seront pas déçus de ce côté-ci.

Parce que de l’autre côté, c’est vraiment la déche… nan, je déconne. En fait, le film trouve une réelle seconde force dans tout ce qui a tendance à s’éloigner de Will Ferrell, car cela va permettre à l’histoire de se placer dans le cadre des canons du film sportif et, bien sûr, de le parodier. Nous avons ainsi des personnages comme ceux de Woody Harrelson et André Benjamin qui jouent sur des thématiques purement sportives, le premier étant un joueur à la gloire factice et qui tente de se racheter ; le second étant un jeune joueur talentueux que sa vantardise risque de priver de son rêve, à savoir rejoindre la NBA. Des sous-intrigues traitées avec ce qu’il faut de retenu pour ne pas devenir gênantes mais marrantes, dans la caractérisation des personnages et de leurs excès. Sans compter que l’époque choisie pour le film, les années 70, amène obligatoirement son lot de looks et de musiques bien funky, ce qui donne toujours une bonne ambiance.

Avec son lot de scènes qui risquent de devenir cultes (le combat contre l’ours, la roulette russe des débiles, la baston entre les équipes pendant l’écran publicitaire sur Why can’t we be friends = absolument énorme,…), Semi-Pro s’avère être la vraie bonne comédie à laquelle nous nous attendions après avoir vu les excellentes bandes-annonces. Qui plus est, le film nous offre un Will Ferrell en très grande forme, qui multiplie les performances dans des pétages de plombs anthologiques (il faut voir sa vulgarité lors des désaccords avec l’arbitre, à faire rougir un loup de mer unijambiste) et ajoute avec Jackie Moon un sacré personnage dans sa collection (l’afro lui va décidemment trop bien). N’en oubliant pas pour autant de se reposer sur une histoire certes classique mais traitée avec une finesse évidente dans sa parodie et sa façon de recréer les 70′s, le film nous porte avec un rythme communicatif où l’exploit sportif le partage aux scènes d’une bêtise  – dans le bon sens du terme – absolument jouissive. Et puis, une histoire où le but est d’arriver à la quatrième place d’un tournoi, ça ne vous intrigue pas de savoir comment ça finit ? 

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Cameron pense à l’avenir

15 avril, 2008

 James Cameron s’est bâti une réputation de véritable tyran sur les plateaux de tournage, perfectionniste jusqu’au bout des ongles qu’il est. Mais pour le spectateur, il se présente comme un véritable innovateur, un artisan au talent technique indéniable – en plus d’un véritable talent tout court – et véritable explorateur des nouvelles technologies. Son Avatar ne sera ainsi peut-être pas le premier film à projection en 3D – lui appelle ça de la « vision en stéréo » – à sortir sur les écrans (ceci étant dû à une post-production assez lourde et dont on attend un résultat pour le moins révolutionnaire), mais il fut le premier à se lancer dans cette course puisque le réalisateur y travaille depuis 2000. Donc, oui, son grand retour est particulièrement attendu, surtout que Titanic date quand même aujourd’hui de plus de dix ans.

Nous attendons donc Avatar, c’est peu de le dire, mais pas seulement. Car une rumeur avait aussi couru sur le désir du réalisateur d’adapter le manga Gunnm, un monument de science-fiction qui serait une excellente base pour laisser s’exprimer le talent de Cameron, surtout avec la technologie qu’il est en train de développer. Mais, voilà, de récents propos du réalisateur au magazine Variety viennent faire s’écrouler nos rêves : non, Gunnm ne sera pas son prochain chef d’oeuvre (oui, on parle directement de chefs d’oeuvre avec lui), puisque le monsieur a d’autres projets pour sa nouvelle technique de projection.

« Après Avatar, je prévois de tourner un petit film dramatique en 3D, juste pour prouver que [cette technique ne se limite pas aux films spectaculaires]. Dans Avatar, il y a beaucoup de scènes qui ne fonctionnent que sur un régime dramatique, sans action, sans effet. Elles fonctionnent très bien, et semblent même voir leur efficacité augmentée par l’expérience du visionnage en stéréo. Je pense donc que ça peut fonctionner sur la durée complète d’un long-métrage« .

Oui, peut-être que ça fonctionnera… mais Gunnm, quoi !

How to kill a masterpiece ?

14 avril, 2008

S’il est un chef d’oeuvre maudit parmi les chefs d’oeuvre maudits, Dark City de Alex Proyas est bien celui-là. Une oeuvre noire, grandiose, particulièrement en avance sur son temps mais qui ne rencontra malencontrueusement pas son public, la faute à une approche et un traitement aussi jusqu’au boutistes que jouissifs de ses thématiques et idées. Il faut dire que le film était vraiment, mais vraiment très en avance, trop pour des spectateurs qui ne possédaient pas encore les notions nécessaires à sa compréhension (merci Matrix pour nous avoir appris que la réalité n’est pas forcément ce qu’elle est), ce qui ne l’empêche en aucune façon de trôner aujourd’hui encore parmi les perles du cinéma de science-fiction.

C’est donc avec une surprise et une crainte non-dissimulées que nous avons appris aujourd’hui que le film allait ressortir… dans un nouveau montage ! C’est David Goyer, scénariste du film à l’époque, qui vient de révèler cela, en ajoutant que cette nouvelle version pourrait bien sortir en salles aux USA avant une évidente édition DVD, que suivrait une hypothétique version Blu-Ray. Une belle manoeuvre commerciale qui tentera de ramener au film un public qui l’avait boudé, avec l’adjonction de nouvelles scènes, de nouveaux effets spéciaux et de nouvelles musiques. Beaucoup de « nouveautés », donc, qui on l’espère ne concerneront que les scènes rajoutées pour ne pas dénaturer plus encore un film qui frôlait de toutes façons déjà la perfection.

Voilà en tout cas une nouvelle qui fait très peur puisque seul David Goyer a communiqué dessus, et en aucune façon le génie derrière Dark City, Alex Proyas. Croisons donc les doigts pour que ce ne soit pas Goyer qui chapeaute la chose, car il est tout de même l’homme qui a commis Blade Trinity… Alors, on pourra toujours arguer que le film aura enfin les moyens de ses ambitions, le budget s’étant vu au fur et à mesure amoindrie au cours du tournage en 1997, mais puisque cela ne se voit pas dans le film, qu’est-ce qu’il y a à rattraper ?

Des vidéos à gogo !

14 avril, 2008

Iron Man

Un petit extrait très cool où l’homme dans l’armure d’acier s’essaye au vol. Et dire que je vais voir ça mercredi matin… FUCK YEAH !!!!

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Speed Racer

Le trailer international pour un film qui s’annonce définitivement… autre. Vachement intriguant, en tout cas.

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Quarantine

Voici la première bande-annonce du remake américain de Rec, alors que l’original n’est même pas encore sorti (et est sorti il y a moins d’un an en Espagne). Avec en prime la bande-annonce de la version originale, pour vous montrer comment deux trailers aussi proches peuvent être soit excitant (l’espagnol) soit loupé (l’américain, en toute logique). Ah, les affres du montage…

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Tu-du-du-du-du-du… Poin-Poin…

14 avril, 2008

Des petites images officielles du futur film X-Files, qui semblerait bien parti pour se nommer X-Files : Full Moon Rising, et qui tarde « putain-de-sa-race » à nous montrer une bande-annonce dans une bonne qualité. Et encore plus un synopsis, même si la thèse du loup-garou pourrait se confirmer… ou alors ils continuent de se foutre sévère de notre gueule… ‘Chier !

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Zack Snyder se met à l’animation !

14 avril, 2008

Zack Snyder, qui est actuellement en pleine élaboration de son adaptation du Watchmen d’Alan Moore, vient de se voir adjoindre un nouveau projet et non des moindres puisqu’il s’agira… d’un film d’animation ! Un projet dans lequel on n’aurait pas forcément imaginé l’homme derrière des oeuvres barbares et féroces comme 300 ou L’Armée des Morts mais, passé cet à-priori, nous commençons à entrevoir le champs des possibilités que cela ouvre. Et c’est assez excitant, il faut l’avouer.

Ainsi, Zack Snyder se lancera très prochainement dans l’adaptation de Guardians of Ga’Hoole, une saga ciblant apparemment les kids et qui raconte comment un clan pacifique de hiboux va voir une force maléfique s’installer dans leurs forêts, les poussant à se lancer dans une guerre totale. Un pitch qui peut être assez déconcertant (« des hiboux en armures qui se battent ? » me dit un collègue médusé) mais nous savons que l’animation peut rendre crédible bien des choses, surtout que Village Roadshow (producteur) et Warner Bros. (distributeur) auraient prêvu de déplacer la production du film en Australie et d’en confier la concrétisation à Animal Logic, le studio responsable de l’excellent Happy Feet. Et pour achever de nous convaincre du sérieux de l’entreprise, ce sont John Orloff (Un Coeur Invaincu) et John Collee (Master and Commander) qui se chargeront d’adapter les écrits de Kathryn Lasky, deux scénaristes que l’on classera difficilement – ou en tout cas pas uniquement, puisque Collee a en effet écrit Happy Feet – dans la catégorie « spécialistes des enfants ».

Le réalisateur de 300 avait déjà quelques projets annoncés pour l’après-Watchmen – entre The Last Photograph, l’adaptation de Ray Bradbury The Illustrated Man, ou bien encore le scénario d’heroic-fantasy écrit par ses soins, Sucker Punch – mais il semblerait bien que ce Guardians of Ga’Hoole les ai tous supplanté et soit devenu la priorité, puisque ses producteurs désirent le sortir en 2010, voire 2009 ! Ce qui ne laisse quand même que peu de temps pour faire un film d’animation…

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