Semi-Pro

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Jackie Moon (Will Ferrell) a fait fortune il y a quelques années avec le seul tube qu’il ait jamais fait – « Love me Sexy ». Il a tout investi dans sa vraie passion : le basket. Il est à présent (enfin, dans les 70′s) le propriétaire, l’entraîneur et le joueur star des Flint Tropics, une équipe semi-professionnelle et véritable ramassis de bons à rien et de déjantés. Les fans viennent bien aux matchs pour reluquer les pom-pom girls, mais ça ne suffit même pas pour récupérer le tableau des scores chez le prêteur sur gages. Pire encore, leur ligue va bientôt disparaitre dans une fusion avec la NBA, et seules les quatre meilleures équipe profiteront de ce prestige.  Problème : ils sont nuls. Pour se sortir de la panade, Jackie décide alors d’engager un vrai joueur, Monix (Woody Harrelson) , ancienne star de la NBA avant sa blessure au genou mais qui connait le jeu. Objectif : pervenir à arracher la quatrième place…

Jackie Moon est un pur diamant en titane massif, l’alpha et l’omega de l’infini, un dieu aux pieds d’or et aux mains en étoile, portant sa couronne afro avec la légitimité des rois d’autrefois, même si lui fait plus « mec ». Bon, ok, je forcis un peu le trait mais il est vrai que Will Ferrell, acteur éminement sympathique s’il en est, compose un personnage dans sa plus pure tradition de grandes-gueules au visage d’ahuri, ce qui est à chaque fois très efficace lorsqu’il s’agit de nous faire exploser de rire. De nous surprendre avec ses ruptures de ton caractéristiques, son sens du décalage. Parce que s’il est indéniable que ce personnage parvient, avec le talent de l’acteur, à atteindre des sommets dans la prétention, la crétinerie, la mesquinerie et la méchanceté gratuite, il ne faut pas oublier qu’il fait cela tout en devenant très attachant. Ça peut avoir l’air con, comme ça, mais c’est bien un des éléments qui fait la différence entre les bonnes et les mauvaises comédies et, à ce petit jeu, Will Ferrell est vraiment très fort et se place donc comme un des centres d’intérêt majeurs de ce Semi-Pro. Ce qui est évident, puisqu’il est au centre de l’affiche, mais ça méritait malgré tout d’être dit pour que les fans de l’acteur savent au moins qu’ils ne seront pas déçus de ce côté-ci.

Parce que de l’autre côté, c’est vraiment la déche… nan, je déconne. En fait, le film trouve une réelle seconde force dans tout ce qui a tendance à s’éloigner de Will Ferrell, car cela va permettre à l’histoire de se placer dans le cadre des canons du film sportif et, bien sûr, de le parodier. Nous avons ainsi des personnages comme ceux de Woody Harrelson et André Benjamin qui jouent sur des thématiques purement sportives, le premier étant un joueur à la gloire factice et qui tente de se racheter ; le second étant un jeune joueur talentueux que sa vantardise risque de priver de son rêve, à savoir rejoindre la NBA. Des sous-intrigues traitées avec ce qu’il faut de retenu pour ne pas devenir gênantes mais marrantes, dans la caractérisation des personnages et de leurs excès. Sans compter que l’époque choisie pour le film, les années 70, amène obligatoirement son lot de looks et de musiques bien funky, ce qui donne toujours une bonne ambiance.

Avec son lot de scènes qui risquent de devenir cultes (le combat contre l’ours, la roulette russe des débiles, la baston entre les équipes pendant l’écran publicitaire sur Why can’t we be friends = absolument énorme,…), Semi-Pro s’avère être la vraie bonne comédie à laquelle nous nous attendions après avoir vu les excellentes bandes-annonces. Qui plus est, le film nous offre un Will Ferrell en très grande forme, qui multiplie les performances dans des pétages de plombs anthologiques (il faut voir sa vulgarité lors des désaccords avec l’arbitre, à faire rougir un loup de mer unijambiste) et ajoute avec Jackie Moon un sacré personnage dans sa collection (l’afro lui va décidemment trop bien). N’en oubliant pas pour autant de se reposer sur une histoire certes classique mais traitée avec une finesse évidente dans sa parodie et sa façon de recréer les 70′s, le film nous porte avec un rythme communicatif où l’exploit sportif le partage aux scènes d’une bêtise  – dans le bon sens du terme – absolument jouissive. Et puis, une histoire où le but est d’arriver à la quatrième place d’un tournoi, ça ne vous intrigue pas de savoir comment ça finit ? 

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4 Réponses à “Semi-Pro”

  1. mabataille dit :

    Les photos et ta critique donnent envie ! Et puis l’affiche est quand même ultra sympa. Tiens c’est moi qui l’ai fait d’ailleurs, si si j’te jure.

  2. pitouwh dit :

    Tu veux dire que c’est toi avec l’afro du tonnerre ?

  3. mabataille dit :

    Nan moi c’est celui qu’a le regard laser au milieu, juste a coté de celui qui te fait la griffe du tigre !

  4. pitouwh dit :

    Patte de chat !

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