10 000

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« 10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes… Le jeune chasseur D’Leh aime d’amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D’Leh se lance à sa rescousse à la tête d’une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l’existence. Au fil de ces rencontres, d’autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D’Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D’Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d’immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n’est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière
… » (source : allocine.fr)

Alors que les bandes-annonces m’avaient bien accroché (comme toujours avec le label « grand spectacle » de Roland Emmerich et son sens de la communication, d’ailleurs), quelques mauvais points venaient ternir malgré tout mon envie de voir ce film renouant avec une certaine tradition du cinéma d’aventure (ah, Raquel et son bikini en peau de bête !) : des hommes préhistoriques – ou néandertamachinchose - qui parlent dans un anglais/français parfait (ça, comme le dit ce cher Judepomm, c’est plus possible qu’on l’accepte comme de rien depuis que Mel Gibson nous a lâché La Passion du Christ et Apocalypto dans la tronche), un héros qui a l’air de sortir tout droit de Sexy Dance 2,…  Plus encore, les premiers échos parvenus à mes oreilles étaient vraiment mitigés, pour ne pas dire très mauvais, venant même de vrais fans du gemanique réalisateur. Ça ne sentait donc pas très bon, ou alors une odeur rance de gros gâchis. Et puis, malgré cela, l’occasion s’est présentée de le voir et, me remémorant les images bien tripantes de la bande-annonce, j’y suis allé. Et comment que j’ai bien fait !

Parce qu’il est vrai que le film souffre de quelques défauts assez gênants, comme ceux évoqués plus haut et d’autres. Par exemple, un narrateur en voix-over (Omar Sharif en vo, j’espère que ce n’était pas lui en vf) très académique et qui fait parfois ressembler le film à un docu-fiction de France 2. Ou bien encore des effets spéciaux à la limite du baveux, surtout en ce qui concerne l’incrustation des humains dans les phases d’action, avec des décors créés à la 300. Ce qui nous ammène à un autre problème de 10 000, cette propension que Emmerich a de citer certains gros succès récents (300, donc, dont une scène est presque calquée à l’identique, mais aussi Pathfinder,…) ou même de citer ses propres films (remember Stargate ?). Un défaut réellement mineur en comparaison d’une réalisation un poil trop classique et qui ne parvient pas toujours à insuffler un réel vent épique, un comble chez le réalisateur. Mais Emmerich sera toujours Emmeich, et il reste donc encore de très bons moments dans le film, qui ne sont pas aussi sous-exploités que l’on avait pu me le dire. Des scènes tès efficaces, qui jouent habilement de leur décor (l’attaque dans les hautes herbes) ou bien profitent d’une belle démesure (le climax) pour un spectacle qui ne cassera pas trois pattes à un canard, mais qui ne vous pétera pas non plus les couilles !

 10 000 ne sera donc pas l’énorme film que l’on attendait, les réalisations de Roland Emmerich souffrant à chaque fois de défauts gênants (jamais les mêmes, mais il y en a toujours) qui les empêchent d’atteindre le niveau des promesses faites par leurs incroyables bandes-annonces. Il n’empêche que l’ensemble reste suffisament plaisant pour nous distraire gentiment, profitant d’un sens du spectaculaire qui comblera les lacunes pour peu que l’on soit prêt à fermer les yeux sur elles. Du pur Emmerich, quoi !   

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3 Réponses à “10 000”

  1. mabataille dit :

    Euh le face à face avec le smilodon et le héros se termine bien ? pour le héros ??? parce que sur la photo là « yapuka » le croquer le bonhomme…

    Bon tu parles pas trop du scénario sinon…

  2. Sébastien dit :

    tu m’etonnes j’ai depense 8 euros dans le vide . j’aurais du m’en douter que le film se enorme du niveau des effets visuels et que le scenario serait une daube car voila il ne s’est pas donne a fond comme Gibson ( d’ailleurs on en avait parle pourquoi le film en anglais ?? pas comme Apocalypto ou La passion du Christ ? ) bref decevant ce film meme en salle HD puis avec Emmerich fallait s’y attendre a en prendre pleins les yeux. Deception enorme sniff

    Dernière publication sur Cinéma, Séries : Django Unchained, le making-of !! V.O

  3. pitouwh dit :

    Encore un avis très négatif sur le film… je vais vraiment croire que je suis le seul à l’avoir trouvé pas mal, ce film. En tout cas pas autant pas aussi nul qu’on a pu me le dire.

    C’est sûr qu’il est pas top-top, mais il y a quand même quelques trucs sympas… et des tous pourris, oui, mais bon c’est du Emmerich, quoi !

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