Diary of the Dead – Chronique des Morts Vivants

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Bon, c’est sûr que, depuis que je bosse, j’ai moins de temps pour aller au ciné et je loupe (ou vais louper) des trucs énormes comme The Mist ou bien Be Kind Rewind. En revanche, il y a une plutôt bonne contre-partie à cela puisque j’ai pu me faire, pour ma première projection-presse, Diary of the Dead ! La classe ! Et ça sort que le 25 juin ! Encore plus la classe !

Après cette petite digression qui était là juste pour que je me la pète un bon coup (ha, ha ! Pauvres humains, je l’ai vu et pas vous !), entrons dans le vif du sujet : « Jason, un étudiant en cinéma, travaille sur son film de fin d’année en compagnie d’amis, confrères et de son professeur. Alors qu’ils sont en train de tourner une scène de son film d’horreur, la télévision annonce qu’une étrange épidémie est en train de se répandre et que le morts ne le restent plus, attaquant les vivants. Comme tout le monde, le groupe décide alors de retrouver leurs proches et, pour cela, ils prennent la route. Mais ce voyage semé d’embûches sera aussi pour Jason l’occasion de laisser s’exprimer son goût pour le documentaire, filmant coûte que coûte cette humanité en train de disparaître pour que subsiste la vérité…« 

Alors, un nouveau volet zombiesque du padre Romero est toujours un évènement en soi, déjà parce que le réalisateur a plus ou moins imposé l’images des zombies telle que nous la connaissons aujourd’hui. Mais plus que la frousse et le gore, le cinéma de Romero a aussi pour composant majeur un regard très critique porté sur notre société, ses zombies étant la brèche par laquelle il nous délivre son pamphlet, ses coups de gueule lucides. Et si le très fun Land of the Dead se faisait plus discret en la matière – ou moins fin, ça dépend des points de vue – ce cinquième opus revient carrément à la rage des brulôts des débuts. En choisissant de donner à son film la « décidément-très-en-vogue » forme du film subjectif, Romero renoue ainsi avec un style documentaire qui surpasse même celui de La Nuit des Morts Vivants. Et c’est justement là que va se creuser la réflexion du réalisateur, puisqu’il ne cesse de questionner notre rapport aux images, leur force et leur dangerosité, l’attraction que l’on a pour elles, leur façon de se propager et de devenir le réel alors que la caméra ne peut jamais que capter qu’une toute petite portion de la réalité. Le film pousse donc bien plus loin une réflexion que l’on avait déjà approché avec le récent Cloverfield, ce qui est parfait puisque l’on n’en attendait pas moins de Romero.

Mais le film s’avère en plus être très fun, multipliant les décors et les rencontres horribles tout au long de la route des héros. Pas spécialement gore (et pour cause, les jeunes ne vont pas filmer en gros plans leurs potes en train de se faire bouffer), Diary of the Dead n’en oublie pas pour autant de régulièrement faire monter la tension dans des scènes plutôt flippantes, usant à merveilles du champ limité d’une caméra. Avec quelques petites touches d’humour bien sympathiques (l’amish sourd et muet, le défibrilateur directement sur la tête), l’ensemble se suit d’autant plus agréablement que – au contraire de Cloverfield – les gens qui dans l’histoire tiennent la caméra sont de futurs professionnels du cinéma, ce qui veut dire qu’ils ont un meilleur matos et que leurs plans sont bien mieux gérés. On évite ainsi totalement l’écueil que certains ont pu formuler à l’encontre de la production de J.J. Abrams, à savoir cette propension à filer des migraines énormes à cause d’une réalisation chaotique.

On pourra donc toujours regretter que certains acteurs soient vraiment mauvais comme des cochons ou pas du tout crédibles, mais ce serait passer à côté de ce nouveau départ dans la saga zombiesque de Romero. Un nouveau cycle qui amène de nouvelles questions passionnantes tout en restant fidèle à son style propre (les zombies ne courent pas, ici, et c’est tant mieux pour mon coeur fragile) ce qui, avouez-le, est encore meilleur que dans le plus fou de nos rêves. A presque 70 ans, le père Romero nous prouve qu’il en a encore dans la caboche et dans le froque, et qu’il lui reste même des cartouches en réserve pour une suite dont on commence à parler ! Putain de bonne nouvelle !     

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7 Réponses à “Diary of the Dead – Chronique des Morts Vivants”

  1. karine dit :

    qui sera avec moi dans la salle pour me tenir la main?

  2. Sébastien dit :

    Je tiens a te dire merci pour toutes tes news sur Dvdrama
    merci a toi je sais pas comment tu as fait ni ou tu peches toutes tes infos
    Chapeau l’artiste

    Dernière publication sur Cinéma, Séries : Django Unchained, le making-of !! V.O

  3. Sébastien dit :

    re moi
    dit fait-il postuler ou s’enregistrer quelque part
    repond par mail situ veux sebastienn1202@hotmail.fr (avec deux n )
    cordialement
    merci

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  4. pitouwh dit :

    à karine : je ne pense pas que je retournerai le voir en salles, non pas parce que je ne l’ai pas aimé mais parce que je pense qu’il y aura d’autres films que j’aurai envi de voir. Tu devras donc te débrouiller toute seule, ha, ha, ha !

    à sébastien : pour bosser à dvdrama (je pense que c’est ça que tu me demandes, non ?) j’ai répondu à une annonce sur le site et passé un entretien dans la forme. Pour ce qui est de la pêche aux infos, j’ai une liste de sites que j’aime bien style comingsoon.net, ain’t it cool news, bloody-disgusting.com,…

  5. Sébastien dit :

    tu es un chef ^^ MERKI

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  6. starling dit :

    J’ai eu la chance d’aller voir ce film en avant-première à Liège, j’avoue que j’ai vraiment apprécié. Je n’ai pas vu tous les précédents mais j’avais été déçue par Land of the death. Celui-ci me réconcilie avec ce style de film. Les questions qu’il laisse à la fin du film sont plus marquantes que les scènes d’horreur proprement dite-il me semble- et en fait un film qui dépasse un peu le vomissement d’intestin par le nez…
    nb: l’amich est génial…

  7. pitouwh dit :

    bien d’accord : le gore n’est vraiment pas un des centres d’intérêt du film, et c’est logique puisque les protagonistes ne filmeraient pas leurs potes en train de se faire bouffer, avec moults gros plans. Le film, par sa forme même et la sensibilité de Romero, va donc bien plus fonctionner sur le discours que la démonstration.

    Et, oui, l’amish est vraiment énorme.

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