Archive pour février, 2008

Pluie de teasers

7 février, 2008

THE HAPPENING 

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Alors, j’en sais désormais un peu plus sur l’histoire de ce film et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’affiche n’est absolument pas parlante ! Voyez plutôt : dans un futur proche, les plantes du monde entier se mettent à produire une sorte d’enzyme qui, une fois transportée dans l’air et respirée par les humains, va les pousser au suicide sans qu’ils ne puissent rien faire… Oui, on ne comprends absolument pas cela en regardant l’affiche (d’ailleurs, qu’est-ce qu’on comprenait grâce à elle ?).

Le prochain Shyamalan jouera donc la carte apocalyptique assez en vogue en ce moment, avec un pitch qui ressemble beaucoup à ceux de The Signal et d’un autre film dont j’avais parlé (mais dont j’ai oublié le titre, sorry). Mais bon, ce mégalo de M. Night ayant quand même un sacré talent avec une caméra, on attends la chose avec impatience. Surtout qu’il s’agira d’une rupture évidente avec son style intimiste, The Happening jouant la carte du grand spectacle (l’intrigue ne se verra pas uniquement au travers du point de vue du/des héros, comme c’était le cas dans Signes) avec une classification R (beaucoup de morts à prévoir). Et puis, rien que pour la magnifique contre-plongée avec les types qui sautent dans le vide…

fin du monde le 11 juin 2008, apparemment sous le titre Phénomènes par chez nous.

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TAKEN

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Taken est une nouvelle production Europa Corp. destinée et pensée pour le marché international, comme l’étaient par exemple Danny the Dog et Bandidas. Ce qui signifie qu’il faut un casting de stars internationales : Liam Neeson, Famke Janssen (X-Men) et Maggie Grace (la blondinette de Lost, à qui le brun va fort bien !)… ouais, ça va de ce côté. Mais qu’en est-il de l’histoire ?

Un père ricain un peu tatillon refuse à sa fille qu’elle aille toute seule à Paris, qui est comme on le sait une ville pleine de dangers. Poussé finalement à accepter à cause de la mine boudeuse de sa femme, le père laisse sa fille partir et demande juste à ce qu’elle le tienne au courant de ses déplacements. Une initiative intelligente mais qui ne l’empêchera pas pour autant de se faire kidnapper par des bad-guys (j’vous l’avais dit que Paris est une ville dangereuse !). Ce que les méchants ne savent pas, c’est que le père est un ancien membre des services secrets américains, et qu’il est sérieusement pas content !

Voilà, une p’tite histoire qui peut donner un truc très cool, surtout que l’on n’a pas l’habitude de voir Neeson dans de tels rôles. Manque plus qu’à espérer que la réalisation de Pierre Morel (Banlieue 13… voilà, quoi) tienne le coup, parce que sinon ça a l’air tout bon ! 

sortie le 27 février 2008.

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SUPERHERO MOVIE

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Beaucoup des jeunes spectateurs pensent que la parodie de films est née avec les Scary Movie, et j’aimerai dire à tous ces jeunes gens : « vos croyances sont symptômatiques de votre ignorance… tas de bâtards ». Parce que les Scary Movie, Big Movie et autres Spoof Movie n’auraient jamais vu le jour sans un trio qui révolutionna la comédie au cinéma : les Z.A.Z. Les deux frères Zucker et Jim Abrahams, des génies du non-sensique et de l’absurde qui nous ont offert rien de moins que les Police Academy (le 1er, en tout cas), les Y a-t-il un pilote… ?, les Y a-t-il un flic… ?, Top Secret et, bien évidemment, les ultra-cultes Hot Shots ! qui restent à ce jour les films les plus drôle du monde.

Vous le voyez, les Z.A.Z sont donc légèrement ce que l’on peut appeler des dieux dans leur domaine… ou ils l’étaient, parce que malheureusement leurs dernières oeuvres ne font plus montre du même talent. Et cela même quand ils jouent dans leur catégorie, comme en atteste le peu de réussite de Scary Movie 3 et 4 pour lesquels ils ont débauché David Zucker. Les films sont pas mal, et il y a même Sheen et Nielsen dedans, mais rien n’y fait : l’humour n’est plus le même et fait la part belle à la culture des rappeurs, qui ne manque pas d’intérêt mais est 1000 fois inférieure à celle purement cinématographique de leurs films des 80/90′s (voir Leslie Nielsen chanter du Tupac n’est pas drôle, non). Et cela sans parler des énormes problèmes d’écriture, les Scary Movie alignant depuis le 3ème des références rendant leurs films bancals à vouloir bouffer à tous les rateliers, avec des scénarios grave tirés par les cheveux.

Tout ça pour dire que ce Superhero Movie et son réalisateur Craig Mazin (Zucker n’est « que » scénariste et producteur exécutif) auront fort à faire pour inverser la tendance. Et ça ne semble pas trop bien parti pour l’instant, à en juger par ce teaser pas très drôle… wait and see…

sortie le 18 juin 2008.

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LARGO WINCH

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Pour finir, voici le premier teaser d’une des grosses productions française de l’année 2008, adaptation d’un bd très connue mais que je ne connais pas (je ne suis vraiment pas fan de l’école franco-belge). Je n’ai donc que peu de choses à dire, si ce n’est que le film est réalisé par Jérôme Salle (Anthony Zimmer… passons) et qu’il a l’air plutôt intéressant, avec quelques scènes d’action par-ci, par-là. Bon, les fans hurlent déjà au scandale sur nombre de choix de la production (Tomer Sisley en Largo Winch, Nerio qui meurt noyé, la compagnie W déplacée à Hong-Kong, plein de persos de la bd manquant,…) mais c’est pour ça qu’ils sont là, non ? Une situation qui rappelle d’ailleurs beaucoup celle précédant la sortie du Blueberry de Jan Kounen…

Mais moi je l’avais bien aimé, Blueberry, alors pourquoi pas ?

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All the News en vrac Love Mandy Lane

5 février, 2008

- on commence ces news en vrac avec un changement de réalisateur sur un projet qui s’avère assez excitant : Mark Romanek (Photo Obsession) a ainsi été débarqué du remake de The Wolfman avec Benicio del Toro et Anthony Hopkins, pour raisons artistiques nous dit-on. Et après une valse des réalisateurs ayant duré quelques jours (jours durant lesquels Brett Ratner fut sérieusement envisagé pour reprendre les rênes du film…), c’est finalement le très bon Joe Johnston (Jumanji, Hidalgo) qui va prendre la suite des opérations. Ouf, on a évité de peu le Ratner !

- j’ai les boules parce que j’avais eu une pure idée pour un scénar’ et il s’avère que mon idée va bientôt connaître les joies du passage au grand écran, mais sans moi : un film moyen-âgeux avec des zombies, en fait des gens tués par la peste et ensuite mystérieusement ressuscités. Exactement l’idée que j’avais eu, à peu de choses près… Bon, le type qui m’a volé mes pensées s’appelle Geoff Sax et son film, Black Death, aura dans les rôles principaux Lena Headey (la sympathique reine de 300) et Sean Bean (Boromir !)… putain, j’ai les boules…

- ça y est ! Spider-man 4 a un scénariste ! Alors, il s’agit de James Vanderbilt, qui a écrit auparavant Zodiac, et… bah c’est tout ce qu’on sait pour l’instant. C’est peu, je vous l’accorde, mais ça montre au moins que le projet avance, non ?

- et pour continuer avec Spider-Man, sachez que Sony et Marvel seraient actuellement à l’étude d’un premier spin-off pour cette série en faisant un film autour de Venom, le méchant symbiotique apparu dans le troisième volet. Espérons juste qu’ils le rendront plus stylé que dans le film de Sam Raimi… et qu’ils le mettent face à Carnage, putain !

- la société Empire Film Group va mettre sur les rails un projet de biopic assez intéressant puisqu’il s’agira de la vie de Jim Henson, marionnettiste de génie et créateur des ultra-célèbres Muppets. Le script est achevé, il ne reste plus qu’à trouver tout le reste. On parle pour l’instant de mettre Penny Marshall (Big) aux commandes de ce biopic qui va nous changer un peu de ceux de musiciens, et c’est très bien ! (à ce propos, il y en a un en préparation sur les tristes dernières années de Marvin Gaye)

- Luc Besson et sa société Europa Corp. semblent de plus en plus se tourner vers l’animation (une très bonne chose car il y a un énorme potentiel sous-exploité en France) puisque le mogul français a acheté les droits de La Mécanique du Coeur, le livre/album concept du groupe Dionysos (dont vous pouvez voir actuellement le clip sur M6 and co.). Réalisé en full-3D (comme le clip), voilà en tout cas un projet qui pourrait donner un truc très sympa.

- de l’actu pour Robert Englund, le célèbre acteur derrière les cicatrices de Freddy Kruegger, puisque le monsieur ne reprendra ce rôle-culte dans le remake en préparation chez Platinum Dunes… Drôle d’idée, mais les producteurs veulent « lancer une nouvelle franchise », « reprendre tout dès le départ » et tout ça. Pas grave, ce bon vieux Robert se consolera en réalisant un nouveau film, une adaption du Vij (connu aussi chez nous sous le titre de Le Roi des Gnomes et apparemment déjà adapté par Bava dans Le Masque du démon) de Nikolai Gogol, avec le grand Christopher Lee dedans.

- les succès de ses Rocky Balboa et John Rambo l’ayant placé de nouveau dans un état de grâce, notre Sly préféré vient de signer un accord avec la société Nu Images pour deux autres film d’action. On ne sait rien encore sur la teneur de ces projets mais on peut raisonnablement tabler sur un cinquième Rambo (qui devrait se dérouler aux states), et cela même si Stallone a confié ne pas être trop chaud pour rempiler avec ce personnage dont il considère avoir fait le tour.

- après avoir participé à l’énorme 30 Jours de Nuit, Josh Hartnett devrait intégrer un autre film qui risque de nous foutre sacrèment la bave aux lèvres : Bunraku, une histoire de vengeance à la croisée du western (pour le cadre), des comics-books, du manga, des jeux vidéos et de l’expressionisme allemand… attention, vous bavez sur votre clavier, là.   

Epiques asiatiques

5 février, 2008

MONGOL

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Réalisé par un certain Sergei Bodrov (qui doit être russe, m’est d’avis), Mongol nous narre le parcours d’une des « légendes » historiques les plus connues au monde : Genghis Khan. Un destin sanglant qui fait un très bon sujet pour un film puisque le parcours du bonhomme rappelle autant Gladiator (Genghis Khan, de son vrai nom Temudgin, était en effet au départ un esclave qui s’est émancipé et a pris le pouvoir) que Braveheart (il a pris le pouvoir en réunissant les différentes tribus mongoles) ou Alexandre (fort de son armé, il étendit son empire comme jamais personne ne l’avait fait).

Un sujet en or, donc, et qui risque bien de donner un bon petit film épique plein de fureur et de sang quand on observe le teaser ci-dessous. Moi j’trouve, en tout cas !

invasion le 09 avril 2008. 

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RED CLIFF

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Après une carrière américaine oscillant entre le très bon (Volte-face, Windtalkers) et le quelconque (Paycheck), voire même le nul total (M:I 2) ; et en attendant une pluie de projets qu’il doit concrétiser au pays de l’oncle Sam, John Woo a fait une petite pause pour partir retourner un film dans sa Chine natale. Et grand bien nous en fasse puisque le bonhomme a décidé de se plonger dans un sujet historique, celui de la « Bataille des falaises rouges » se déroulant durant l’époque des 3 Royaumes (remontez quelques 1700 ans en arrière).

Red Cliff (connu aussi sous le nom de Battle of Red Cliff) est ainsi une énorme production qu’il nous tarde de voir, ne serait-ce que pour constater encore une fois à quel point le talent de John Woo ne se limite pas aux gunfights : il est aussi très fort pour filmer les colombes ! ;-)

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Astérix aux Jeux Olympiques

2 février, 2008

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L’industrie du cinéma, parce qu’elle est précisément une industrie à part entière, a très tôt été dominée par des impératifs économiques. Un constante qui fait un peu tâche dans notre conception du cinéma en tant qu’art mais dont la logique est malgré tout immuable (il faut bien rentrer dans ses frais si l’on veut pouvoir produire d’autres films) et qui même, dans le meilleur des mondes, devrait logiquement pousser les équipes derrière chaque péloche à se surpasser pour surclasser les autres au firmament du box-office. Mais voilà, nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes et, plutôt que de se crever le cul à devoir sans cesse faire mieux, l’industrie du cinéma à  préféré avoirs recours à une formule magique assurant (presque) à coup sûr un certain succès publique (comprendre « pécunier ») : la « recette ». Une recette dont les ingrédients bien connus sont une licence fédératrice, un florilège de stars et un paquet de pognon pour en mettre plein la vue. Et s’il est vrai que cette recette peut accoucher de très bons films, voire même de purs chefs d’oeuvre, son contraire est encore plus vérifiable comme le démontre ce consternant Astérix aux Jeux Olympiques. Chroniques d’une bouse annoncée…

« Chroniques d’une bouse annoncée » car, je dois l’avouer, cette critique fera encore moins preuve d’objectivité que d’ordinaire. Je vais donc me permettre de faire une petite parenthèse pour vous expliquer en quoi réside ma mauvaise foi, de quel putride dégoût elle tire sa vigueur. Petit retour en arrière : alors que le Astérix : Mission Cléopâtre de Chabat se taille une part de lion dans les records d’entrées en France (6 ans déjà), un troisième film est très vite envisagé. Un Astérix en Hispanie réalisé par Gérard Jugnot est évoqué, un choix un peu décevant mais, de toutes façons, on ne voit pas trop qui pourrait passer derrière Chabat et son énorme – et réussi – hommage à l’humour des Z.A.Z. Pourquoi pas Jugnot, donc ? Ça fera toujours un autre point de vue sur la célèbre bande-dessinée. S’en suit une très longue phase de pré-production durant laquelle le projet devient Astérix aux Jeux Olympiques et là, c’est le drame… Les détenteurs des droits hurlent à l’outrage pour on ne sait trop quelles raisons, Jugnot est débarqué du projet et le film passe à la trappe. On se dit que c’est dommage, puis on se fait une raison. Et là, quelques temps après, débarque une nouvelle étonnante : le film est relancé et, c’est là où ça coince sévère, la réalisation sera assurée par Thomas Langmann. Langmann, Langmann… Ah, ouais ! Comme le producteur, là, le fils de Claude Berri !… Bon, j’ai l’air de rigoler comme ça, mais cette manie qu’a le monde du cinéma de favoriser les liens du sang m’énerve au plus haut point (entre sentiment de révolte et sûrement un peu de jalousie, j’avoue), surtout quand ça prend autant la forme d’un caprice de « fils de ». Entre injustice, gâchis et foutage de gueule, voilà donc en tout cas un truc qui me fout sacrément les boules.

Je partais ainsi avec un fort à-priori négatif, c’est peu de le dire, mais n’allez pas croire que ma seule subjectivité quant aux coulisses du film est responsable de ces commentaires incendiaires. Parce qu’il faut bien l’avouer, surtout quand c’est aussi évident : ce film est une grosse merde. Pure et simple. Avec un scénario en roues libres qui enchaîne les scènes sans jamais éveiller le moindre intérêt (pas vraiment de héros, pas de structure, pas d’enjeux,… pas de scénario, en fait !) et une réalisation qui peine à se montrer intéressante (même les money-shots manquent de gueule !) quand elle n’est pas simplement à chier, il est vrai qu’il est difficile de remporter des suffrages. Mais là où l’on touche les tréfonds de la nullité la plus crasse, c’est que le film n’est pas drôle ! Mais pas du tout, du tout ! Il réussit même à rendre des acteurs comme Poelvoorde ou Garcia pathétiques (un exploit qu’avait déjà atteint le minable Le Boulet, lui aussi co-réalisé par Frédéric Forestier), baignant dans un humour dont la finesse et l’originalité vous rappelleront à coup sûr ces excellents dimanche après-midi devant Vidéo-Gag. C’est dire ! Toutes les blagues tombent ainsi à plat, la faute à une absence flagrante de maîtrise du rythme et de la mécanique des gags. Et quand une comédie ne vous fait pas rire… voilà, tout est dit.

Astérix aux Jeux Olympiques est donc un vrai film de producteur, en cela qu’il s’attache à la « recette » évoquée plus haut coûte-que-coûte, y recourant jusqu’à la nausée (c’est bien la peine d’avoir autant de stars si c’est pour TOUTES les sous-exploiter) comme si elle se suffisait à elle seule pour faire un bon film. Alors il fera sûrement des entrées, ça oui. Peut-être même qu’il rentrera dans ses frais rien qu’avec l’exploitation en salles (ce qui est devenu presque impossible pour les grosses productions), qui sait ? Mais il y a néanmoins une chose qui est certaine : cet Astérix aux Jeux Olympiques ne rentrera pas dans le panthéon des grandes oeuvres cinématographiques, ni même dans celui des excellents films ou bien encore des péloches sympas. Il n’est pas même passable, et encore moins excusable. C’est une bouse, c’est tout.   

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Des posters de caractère

1 février, 2008

Pour le plaisir de se ruiner les yeux sur des couleurs éclatantes, voici les characters posters de The Forbidden Kingdom, film de Rob Minkoff (Le Roi Lion, Stuart Little) reprennant la trame de la légende du Roi Singe et marquant surtout la première rencontre entre Jackie Chan et Jet Li.

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Une petite série d’affiches plutôt réussie, donc, même si les couleurs criardes font un peu tâche quand on les met côte-à-côte. Sinon, je suis content parce que la plus pourrie du lot est celle du jeune blanc-bec, qui a la grâce et la concentration de l’homme qui attend le bus sous la pluie.

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