Jumper

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« David est un « jumper », ce qui veut dire qu’il a un pouvoir extraordinaire et fort pratique : il peut se téléporter, quand il veut et où il veut. Un pouvoir qui lui a offert une vie facile, où gagner de l’argent signifie faire un petit saut dans le coffre d’une banque et se servir. Mais ce pouvoir va finalement lui compliquer sérieusement l’existence lorsque que les Paladins, une secte de fanatiques pourchassant les jumpers depuis le Moyen-Age, va retrouver sa trace. Il va alors devoir prendre part à cette guerre séculaire, surtout que son passé va s’y retrouver intrinséquement lié… »

Alors, quand on lit un résumé comme ça, on s’attend à ce que ça péte un max, qu’il y ait de grosses bastons entre les deux camps et tout ça. Et si ces thèmes sont bien évoqués dans le film, on souffre très rapidement d’une sérieuse déconvenue : l’ensemble est à peine traité, tout juste suggéré et avec une tiédeur qui fait retomber la plus grande part de notre intérêt. C’est dur de commencer une critique comme ça, mais c’est pourtant terriblement vrai. Il faut voir le nombre de pistes que lance le film à propos de cette lutte, allant des simples détails (le couteau de Samuel L. Jackson) aux éléments plus fondateurs (la parenté du héros), qui ne sont qu’à peine effleurés, laissant une sale impression que l’on ne voit que le début de l’histoire. Surtout que le récit se concentre sur la relation entre David et son amour d’enfance, l’intrigue la plus faible de l’ensemble et donc la moins intéressante.

J’avais lu une critique de ce film (dans Mad Mo’, of course) où ils énonçaient le fait qu’il s’agissait là plus d’un pilote pour une série télé que d’un réel long-métrage, et il y a une grande part de vérité là-dedans. Mais là où cette tare aurait pu être compensée par un scénario bêton et de pures scènes d’action, le film de Doug Liman se plante dans les grandes largeurs. On a vu que le scénario ne tenait pas le coup, mais là où ça se complique c’est que même les scènes d’action souffrent de la même approche timide, sous-exploitant le concept de la téléportation alors que ça aurait pu donner un truc énorme. Le pire étant certainement que l’on voit ce potentiel à plusieurs reprises, au détour de quelques plans, mais la réalisation de Liman ne creuse jamais la chose et va même plus loin en la massacrant en certaines occasions (le bus dans le désert, une cascade qui s’annonçait terrible et qui est complétement désamorcée par un cadrage merdique et une mise en place inexistante).

Jumper est donc un film plus que décevant vis-à-vis de son potentiel initial, un film qui compte trop sur sa suite éventuelle pour réellement satisfaire. Dommage que le scénario n’ait pas été mieux pensé et que la réalisation n’ait pas été confié à un autre que le guignol derrière Mr & Ms Smith, une véritable bouse celui-là, surtout qu’il reste des choses plutôt bien dedans comme l’idée de départ (on y revient, mais la télétransportation n’avait jamais été « presque » traitée comme ça) ou le personnage de Jamie Bell, bien plus tripant que celui de Hayden Christensen et impliqué dans l’intrigue qui nous intéresse. Voilà. En attendant la suite, on commencera donc avec une première partie vraiment moyenne.   

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4 Réponses à “Jumper”

  1. karinetiniere dit :

    Bon d’accord le film n’est pas top,mais contrairement à certains films tels que les 2 derniers films fiction français,je ne me suis pas ennuyée et je n’ai pas regardé ma montre.

  2. karinetiniere dit :

    les 2 films sont:eden log et l’autre avec Dupontel dans un futur aceptisé.

  3. pitouwh dit :

    le film avec Dupontel : Chrysalis.

    Et oui, c’est vrai que l’on s’ennuie peut-être un peu moins devant Jumper que devant les 2 films français cités, mais eux au moins ne gâchent pas leur concept en le sous-exploitant comme des salauds. Dans les 3 cas, en tout cas, il n’y a rien de bien folichon…

  4. Reste à attendre que l’idée soit exploitée dans une série TV ; en tout cas, je pense qu’il y a là matière à faire une série extra…

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