Archive pour janvier, 2008

30 Jours de nuit

13 janvier, 2008

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 « Barrow, Alaska. La ville la plus au nord des USA s’apprête à affronter la nuit polaire, la disparition complète du soleil pour u mois éprouvant mais auxquels les habitants sont pour la plupart habitués. Pourtant, quelque chose cloche. Le shérif Eben (Josh Hartnett, qui n’a jamais été aussi bon) doit faire face à des actes criminels étranges : disparition des téléphones portables, mort de chiens,… En fait les signes annociateurs d’une arrivée imminente, celle d’une meute de vampires désirant se faire un petit festival de chasse et de ripaille pendant les 30 jours que va durer la nuit. Plus qu’une seule solution pour ceux ayant survécu au premier assaut : se cacher. Et attendre en espérant pouvoir un jour revoir le soleil…« 

Précédé d’une réputation plus que flatteuse (beaucoup de critiques crient même au chef d’oeuvre pur et simple), c’est avec des sentiments partagés que nous nous installons dans les sièges du cinéma. Parce que, premièrement, nous avons la quasi-certitude que nous allons voir un pur film. Et, deuxièmement, parce que l’on redoute de se chier dessus de peur. A la fois plein d’assurance et d’angoisses.  And you know what ?… I’m happy! J’suis happy parce que ce film, aussi rare que cela puisse sembler, n’a pas de défaut apparent. C’est vrai, j’ai beau y réfléchir, il n’y a rien de regrettable sur ses deux heures de durées. Bon, on pourrait probablement bien trouver 2, 3 petites choses (ça dépend des points-de-vue) mais, moi, je ne vois pas lesquels (ah si, quand même, il y a la gestion peu concluante du temps, avec des ellipses dont on ne ressent jamais vraiment les effets, mais ce n’est vraiment pas grand chose).

Parce que 30 Jours de nuit est vraiment une pure bombe. Clair, simple et net. Ça vous saute aux yeux dès ses premières images, d’une beauté plastique tout bonnement hallucinante. Et ça continuera tout du long, démontrant sans fard à quel point la réalisation de David Slade est à la fois réfléchie, généreuse et tripante. Aussi maîtrisée que celle de son premier long, Hard Candy, mais avec cette fois un sujet lui permettant des excès plus que réjouissants. Il faut ainsi voir la première attaque des vampires sur la ville - un monument de barbarie chaotique que le réal nous présente dans un long traveling en plongée au-dessus des rues – pour comprendre le plaisir que procure ce film, la vigueur qui l’anime. /Ne l’écoutez pas il dit n’importe quoi !!!/* Il vous fait peur, vous électrise. Vous envoie à la gueule une direction artistique brutale (le look des vampires) et glacée (les décors, très originaux), inspirée par un comic déjà génial mais qui se voit ici encore transcendé.

Mais là où l’adaptation fait très fort vis-à-vis du comic c’est en exacerbant encore davantage la bestialité des vampires, les présentant comme une meute d’animaux voraces et déchaînés. Seul dénote dans cette approche le chef de meute, capable de parler (mais dans une langue étrangère la plupart du temps), et une gamine bien stressante (même si c’est dommage qu’elle parle, justement) mais, pour tous les autres, ils se contentent de pousser des cris à vous glacer le sang. Un traitement qui simplifie un peu la façon de nous les présenter (pas besoin de s’élargir sur leurs motivations) mais qui, loin d’être une tare, permet au contraire de préserver leur impact tout en se laissant la place aux victimes d’exister. Et ça, le scénario le fait très bien, avec une concision et une efficacité qui forcent le respect, en quelques lignes de dialogues bien senties. Le plus étonnant êtant peut-être la capacité qu’a le film de rendre vivantes les scènes où les survivants se cachent et attendent le retour du soleil, des scènes qui auraient pu ralentir le rythme mais qui n’en font rien, la tension et la peur étant toujours palpables.

30 Jours de nuit, avec toutes ses qualités évidentes et jouissives, s’est donc vu élever au rang de films cultes comme The Thing par nombre de critiques… bah ouais, vous avez raison les gars. 30 Jours de nuits, c’est juste un putain de chef d’oeuvre ! Avec un cadre et un traitement originaux, à la fois flipant et jouissif, le film s’élève aux côtés des classiques du genre, immédiatement. Et devrait y rester pour un long, très long moment !

* vous remarquerez qu’une phrase pirate s’est incrustée dans mon article, une phrase du fait de la fourberie de ma petite soeur. J’en ai été peiné, au début, car elle détone dans un texte jusque là brillant  et racé, profilé comme la lame d’un samouraï avec des pouvoirs psychiques (les pouvoirs psychiques, c’est cool). Et puis je me suis rendu compte que, finalement, ça incriminait plus son absence de lucidité que ça ne me gênait, donc je l’ai laissé. Gloire aux gens privés de conscience ! 

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Pour le plaisir

11 janvier, 2008

Juste comme ça, pour le plaisir, voici une photo volée (pas par moi, hein ?) de Bill – The Devil’s Rejects – Moseley dans un film de guerre (probablement WWI ou WWII)/horreur mystérieux dont je vous avais déjà brièvement entretenu… mais si, avec Ron Perlman, Ray Winstone, Cuba Gooding Jr et Henry Rollins… les soldats qui ont pour mission d’aller chercher un scientifique dans un complexe sous-terrain où réside un mal ancestral… non, ça ne vous reviens toujours pas ?

Bon, bah pas grave. Que cela ne vous empêche pas de jeter un coup d’oeil à ce maquillage « de toute bôôôté » qui nous apprend que la religion, ça peut faire mal. Amen.

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… 7, 8, prêts pour une nouvelle suite ?…

11 janvier, 2008

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Non, en fait on ne sait pas s’il s’agira d’une suite mais, ce qui est à quasi 100% sûr, c’est que Freddy aux doigts d’argent reviendra prochainement hanter nos rêves dans un nouveau film. Son come-back avait déjà bien été amorcé avec le crossover Freddy vs Jason et s’il était question jusqu’à récemment d’en faire une suite, il semblerait bien que les décideurs de Newline aient finalement changé leur fusil d’épaule. Freddy devrait ainsi revenir sur le devant de la scène en solo, like in the good old days comme disait Albert Astrümpsen. Et puisque selon une source mystérieuse (j’vous passe les détails) il ne s’agira pas d’une préquelle, et que la mode est plus aux remakes qu’aux suites, je vous laisse deviner la suite (non, le « remake ») : oui, ils vont remaker Les Griffes de la nuit.

Rien de bien étonnant quand on voit la liste de films d’horreur plus ou moins cultes qui ont été ou bien vont être remakés (petite liste non-exhaustive des titres à venir : Chucky, Hellraiser, Vendredi 13,… ouais bah presque tout, grosso merdo), le grand brûlé d’Elm Street étant quand même une sacrée star parmi les boogeymen.

Mais bon, voilà, ça ne nous surprend même plus, on est blasé. Là, je suis là, comme ça, et j’suis blasé. Pourtant elle est jolie, l’image de Fredo. Et j’irai même très certainement le voir, ce film. Mais voilà, là, j’suis pas surpris, j’suis pas excité, j’suis même pas remonté (je pense que l’un des rares remakes qui me fera vraiment mal au cul sera celui – inévitable – de Gremlins… des Gremlins en CGI, vous imaginez ? Et Gizmo ?). J’suis juste blasé.

Attendons quand même de voir le réalisateur qu’ils vont choisir, sait-on jamais… 

Frousse et frissons à foison

10 janvier, 2008

RESIDENT EVIL – DEGENERATION

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Bon, on va se faire un p’tit test pour commencer : que ceux qui aiment les jeux de la série Resident Evil lèvent la main… hum, très bien. Maintenant, que ceux qui aiment les films de zombies lèvent la main…oh là ! pas tous à la fois !… parfait, merci de votre coopération. Et pour finir, que ceux qui aiment les films Resident Evil lèvent la main… hummm, intéressant. Intéressant et étrange. On remarque que ce ne sont pas les mêmes que pour les deux précédentes questions, à croire que la version cinéma du jeu vidéo n’est ni une bonne adaptation, ni un bon film de zombies. Etrange…

Faut dire aussi que c’est bien chaud de réussir une adaptation, le passage d’un média à un autre impliquant des changements que les fans ne sont pas toujours prêts à comprendre ou accepter. Et puis il y a aussi la valeur mercantile qui est à prendre en compte, puisque bien des adaptations de jeux vidéos ne sont considérées que comme de l’argent facile pour producteurs opportunistes et peu regardant sur la qualité artistique. Tout ça a fait que les films Resident Eviln’ont jamais convaincu les gamers ou les cinéphiles, ce qui a dû décider Capcom - la société qui a conçu le jeu – à se lancer dans l’aventure de son côté, histoire de redorer un peu le blason cinématographique d’une de ses licences les plus rentables.

C’est donc en partenariat avec Sony Japon que Capcom va tenter de sauver son bébé en cette année 2008 et, pour ne pas reproduire les erreurs du passé, elle le fera en animation 3D ! Comme ça, déjà, les joueurs devraient être plus contents ! Par contre, ça va être une autre paire de manche pour les cinéphiles car réussir un film d’horreur est déjà une sacrée tâche, alors un film d’horreur en animation… faut voir. Après tout, des films comme Beowulf ou FF Advent Children nous ont montré que la 3D était capable de maturité et d’une belle efficacité dans des genres autres que la comédie, alors why not ? Et puis c’est plutôt beau comme vous pourrez le constater, alors pourquoi ce refuser cette petite Degeneration ?

(j’suis en train de me dire que j’ai écrit tout ça juste pour vous montrer un teaser… ouah ! Quand même ! Bon, je vais me calmer pour la suite)   

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PARASOMNIA

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Attention, projet de psychopathe ! Alors, je n’ai absolument RIEN compris au scénario de ce film mais il n’empêche que ça a l’air GENIAL ! Tout juste je peux vous dire qu’il s’agit de l’histoire d’une jeune femme handicapée par un sommeil quasi-permanent et qui va voir un serial-killer pénétrer ses rêves, pendant qu’un homme tombé amoureux d’elle la fait sortir en douce de sa chambre d’hôpital… ouais, bon, faîtes pas attention au résumé et regardez plutôt ce trailer (presque une promo-reel, vu sa longueur) !

Réalisé par William Malone qui nous avait offert le très recommandable La Maison de l’Horreur, avec en plus l’ENORME Jeffrey Combs dedans, ce film rappelant pas mal l’excellent The Cell a donc l’air d’être une méga-tuerie visuelle avec des trucs chelous, des visions cauchemardesques et autres mécanismes diaboliques de partout. Rien que pour ça et pour Jeffrey Combs, j’ai déjà pris mon ticket pour le pays des cauchemars !

(ça va, j’me suis pas mal calmé sur la longueur là, non ?) 

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Sélection spéciale « bof… »

7 janvier, 2008

Prom Night

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Enième remake d’un slasher des 80′s – connu chez nous sous l’explicite intitulé Le Bal de l’horreur -, ce Prom Night ne semble pas vouloir faire dans l’originalité avec sa bande de jeunes qui, lors de la fête de leur promotion (leur « prom party », quoi), vont se faire dépecer copieusement. Et en plus, quand on regarde le trailer, ça a l’air carrément mal foutu et inintéressant au possible.

Un film à surveiller, donc, mais pas pour de bonnes raisons ! 

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Delgo

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Petit film d’animation 3D réalisé en indépendant, Delgo risque bien de difficilement trouver son succès quand on voit la pauvreté de son animation ou de ses images de synthèse. Dommage, car cette histoire à la Roméo et Juliette avait  l’air d’avoir un univers plutôt sympa (en plus, la fantasy est un genre quasi-inexistant dans le monde des films d’animation en CGI) et un effort avait même été fait sur le casting des voix (Val Kilmer, Jennifer Love Hewitt, Malcom McDowell, Eric Idle,…).

Bonne chance malgré tout au Fathom Studios ! 

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The Forbidden Kingdom

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Du nouveau sur la rencontre événement entre Jackie Chan et Jet Li avec une nouvelle bande-annonce qui va sérieusement… vous refroidir. Ce phénomène étrange est en réalité dû à l’intrusion, dans la bande filmique publicitaire, d’éléments scénaristiques dont nous avions connaissance mais que notre esprit, pour sa propre sauvegarde, avait désespérément tenté d’occulter. Donc, oui, le héros de ce film sera bien une espèce de teenager maladroit/rigolo… hum, essayons plutôt de garder à l’esprit le premier teaser, autrement plus stylé, en attendant de pouvoir constater sur pièce.

Mais ça ne sent quand même pas très bon, parce qu’il paraîtrait que les deux stars asiatiques crachent déjà dans la soupe en nous prévenant qu’il ne faudra pas s’attendre à du grand combat… hum…  

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Les News en vrac sont éternelles

6 janvier, 2008

- les géniaux frères Coen (The Big Lebowski, Barton Fink) devraient s’atteler prochainement à un projet qui a l’air absolument énorme : un western qu’ils promettent comme étant ultra-violent ! Rien que ça ! On aura donc des scènes bien glauquettes autour de la guerre entre colons et indiens, dont une « que personne ne pourra oublier, avec un poulet« , dixit Ethan Coen himself. En tout cas, moi, ça me fait grave triper d’avance !  

- Je suis une Légende, la suite, c’est peut-être pour bientôt : vu le succès monstrueux que le film est en train de rencontrer, les producteurs pensent sérieusement à rentabiliser l’affaire au maximum (étonnant). Et comme Matheson (l’auteur du roman d’origine) a déjà vendu les droits pour une séquelle éventuelle, rien ne les arrêtera !

- Alexandre Aja (le remake de La Colline a des yeux) devrait, après avoir fini de peaufiner son Mirrors, se lancer dans un projet nommé Black Hole et qui racontera comment dans les 70′s des gens baisant sans capote deviennent des mutants parias. Un pitch pour le moins intriguant, d’autant plus que le duo Neil Gaiman/Roger Avary est aux commandes du scénario.

- et comme le remake de La Colline a des yeux a vachement bien marché, Wes Craven ne compte pas s’arrêter là et vient d’annoncer que celui de La Dernière maison sur la Gauche va entrer en tournage très prochainement en Afrique du Sud, sous la houlette de l’inconnu Dennis Illiadis. Pas de quoi se relever la nuit cependant puisque la société Screen Gems désire obtenir un PG-13 allant à l’encontre même du propos du film. Oui, ça pue la bouse…

- véritable fan de l’oeuvre de H.P. Lovecraft, Stuart Gordon (Re-Animator) va de nouveau plonger dans cet univers nébuleux puisqu’il a annoncer le lancement de l’adaptation de The Thing on the Doorstep. L’histoire d’un psy tombant amoureux d’une résidente de l’asile où il exerce, victime d’hallucinations effroyables… smells good !

- autre grand retour à l’horreur puisque Michele Soavi va de nouveau toucher au genre avec Catacombs Club, près de 15 ans après le magnifique Dellamorte Dellamore. Préparez-vous donc à un voyage sous-terrain, à la rencontre d’une communauté de créatures vivant en autarcie depuis l’époque romaine… smells good too !

- Luc Besson serait actuellement en tournage pour les prises de vues réelles des suites à son Arthur et les Minimoys. Deux films sont prévus. Voilà, voilà…

- grosse actu pour Xavier Gens malgré le semi-échec de son Hitman puisque, en plus de son Frontière(s) pas encore sorti (mais qui a l’air très cool), son projet Vanikoro prend forme : Viggo Mortensen et Philip Seymour Hoffman devraient endosser la défroque des naufragés sur l’île aux cannibales, le tout étant apparemment tiré d’une histoire vraie ayant eu lieu au 18ème siécle. Mais ce n’est pas tout puisque le bonhomme a annoncé au Film Français qu’il était aussi sur la brêche pour réaliser aussi la nouvelle version de Conan ! Et en 2009, il devrait dormir un peu…

- ça semble se confirmer : le prochain film de Guillermo del Toro serait bien une nouvelle adaptation du Frankenstein de Mary Shelley, auquel il veut offrir « une approche définitive ». Vas-y, mon garçon !

- le prochain Spielberg (après Indy) se nommera The Trial of the Chicago 7 et racontera l’histoire vraie du procès de manifestants à je ne sais pas trop quoi (j’a pas compris). Bon, faisons confiance à Spielby pour rendre tout ça captivant, surtout qu’il sera probablement épaulé par un casting dix-neuf étoiles : Will Smith, Sacha Baron Cohen, Philip Seymour Hoffman et Kevin Spacey ! Que du lourd !

Aliens versus Predator : Requiem

6 janvier, 2008

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Petit retour en arrière : nous sommes en 2004, à la fin octobre, et sur nos écrans se profile une rencontre depuis longtemps attendue, le match du siècle, l’armaggedon de la SF. L’Alien contre le Predator. Le coeur plein de liesse, nous nous rendons donc au cinéma dans l’espoir de voir un truc énorme, de la fight de ouf entre deux des plus belles créatures du cinéma et puis, là, triste déconvenue. On constate que Paul Anderson est bien aux commandes de ce projet et que, s’il arrive au bonhomme de faire parfois illusion (le très flippant Event Horizon), il est aussi un spécialiste du flingage de projets méga-attendus (Resident Evil qui, bien que « correct », n’en demeure pas moins un tâcheron et presque une trahison vis-à-vis du jeu vidéo original). Malgré quelques rares bonnes idées, Alien vs Predator est ainsi une amère déception qui en aura fait pester plus d’un à la sortie des salles obscures. L’annonce d’une suite, une paire d’années plus tard, n’éveilla donc que peu l’intérêt des fans.

Et puis, bon gré, mal gré, on s’était pris à espérer : quelques photos sympas, un trailer énorme, des notes d’intention plaisantes,… oui, les fans voulaient croire. Que l’affront soit lavé. Que l’honneur soit sauvé. Alors, au final, qu’en est-il ?

Eh bah, si l’on en croit nombre de critiques sur la toiles, ce film est une bouse énorme, une véritable chianlit donnant tout son sens au terme « Requiem » puisqu’elle sonne le glas des deux icônes, les enterrant sous une épaisse couche de scénario inepte rehaussée de bonnes grosses pelletés de réalisation bâclée. Alors, oui, c’est vrai que le scénario n’est pas brillant. Et que la réalisation n’est pas toujours au top. Mais il n’en demeure pas moins, à mon sens, que le film surpasse le premier, ce qui est déjà un très bon point. Parce que, cette fois-ci, il ne faut pas attendre presque une heure avant que les deux monstres se rencontrent pour se foutre joyeusement sur la gueule. Le fait de reprendre directement à la suite du premier permet d’entrer direct dans le vif du sujet, avec l’évasion des aliens, leur propagation dans une petite ville tranquille (avec même une mort d’enfant, ce qui fait toujours plaisir pour la touche « hardcore ») et l’envoie d’un chasseur Predator pour rectifier le tir.

Une très bonne idée ça, d’ailleurs, qu’il n’y ait qu’une seule langouste rasta pour chasser les aliens, puisque cela permet de retrouver un peu du feeling des originaux, ceux où le Predator est un chasseur solitaire, à la fois méthodique et brutal. Sacrément stylé, le Predator l’est donc, surtout qu’il y a eu un effort pour qu’il soit traité comme un personnage à part entière et cela dès le début. Malheureusement, AvP : Requiem souffre encore de la principale tare de son prédécesseur, à savoir la présence humaine. C’est là où le bât blesse puisque le film, hésitant entre le point de vue à adopter (extra-terrestre ou humain ?), va bâcler quelque peu l’un et l’autre, jusqu’à un dernier tiers (et un final débile de première) où les humains prennent le dessus sans que l’on ait jamais ressenti le moindre intérêt pour eux. Ça reste quand même fendard parce que le rythme est soutenu, avec de la violence et de l’action bien jouissives (même si pas toujours très lisibles), mais on ne peut s’empêcher de regretter que la rencontre, une fois de plus, n’aille pas au bout de son concept.

Nouveau rendez-vous râté que cet Aliens vs Predator : Requiem, donc, qui porte sur lui les stigmates d’une approche pas assez jusqu’au-boutiste. Le tir a quand même été sacrément corrigé depuis le premier opus (ici, au moins, on ne se fait pas chier et le Predator ne fait pas ami-ami avec les humains) et, si le film en est meilleur, il n’en demeure pas moins encore à cent lieues de ce qu’il pourrait atteindre en mettant réellement face-à-face le Predator et l’Alien. On parle d’un hypothètique troisième volet, si succès au box-office il y a, cette fois dans l’espace… espèrons que ce coup-ci nous ne serons pas de la partie et que les deux monstres pourront s’amuser juste entre eux…      

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A la croisée des mondes – La Boussole d’or

6 janvier, 2008

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« Dans un univers parallèle où se côtoient magie et science, la jeune Lyra se voit confier un objet pour le moins étrange et ardemment convoité : une boussole d’or. Poursuivie par le Magisterium, l’organisme régulant ce monde et édictant ses lois, Lyra se lance sur la piste de ceux qui ont kidnappé son meilleur ami comme beaucoup d’autres enfants, les Enfourneurs. Au gré de ses rencontres, la petite fille parviendra jusqu’aux terres du nord, là où elle percera le secret des disparitions et en découvrira un peu plus sur elle…«   

Alors bien que l’on pourrait facilement apparenter ce film à un énième Narnia-like, il faut savoir que A la Croisée des Mondes est en fait souvent considéré, par quelques obscurs experts littéraire vivant dans des grottes ou des troncs d’arbre, comme l’anti-Narnia par excellence. Parce que le livre de Philip Pullman est aux antipodes du message chrétien de la saga de C.S. Lewis, en premier lieu. Et, en second lieu, parce que l’univers présenté est plus sombre, reposant sur des structures narratives plus adultes (l’enfant-héros ne vient pas de notre monde, ce qui démontre bien que l’on ne recherche pas l’identification à tout prix avec le lecteur/spectateur). Ici, nous n’avons donc pas de lion ressuscitant miraculeusement ou de gentils animaux de la forêt qui parlent, mais une race guerrière d’ours géants et des « daemons » (des sortes d’animaux-totems qui accompagnent chaque personnage en permanence) ; ici, nous n’avons pas une méchante sorcière bien dans la tradition des contes de fées mais un organisme tout-puissant et tyranique, le Magisterium, que l’on peut rapprocher autant de l’Etat que de l’Eglise ; …

Autant d’élèments qui vont peu à peu tisser un univers de fantasy assez original et pour lequel le film puise dans nombre de références qui font bien plaisir, surtout en ce qui concerne les décors (une sorte de Jules Verne british-isé, avec parfois quelques touches de La Cité des Enfants perdus et même du western !). Un univers sortant ainsi du cadre du « simple » conte de fées et dont le traitement va même se voir agrémenté de notions purement SF, l’évocation des univers parallèle et d’une mystérieuse « poussière » ouvrant de plus des pistes assez excitantes pour la suite. Rajoutez à cela quelques scènes tripantes et/ou étonnantes et vous devriez alors obtenir une pure bombe de film. Sauf que…

Sauf que, voilà, le film souffre aussi de sa teneur adulte pourtant si prometteuse. Parce que si l’on peut passer outre une réalisation manquant parfois d’un peu de maîtrise et d’ampleur (Chris Weitz, le réal, est d’ordinaire principalement producteur, ce qui ne fleure jamais très bon) et une Nicole Kidman au visage de plus en plus plastifié (plus ça va, plus elle a le nez de Michael Jackson), il est plus difficile de faire l’impasse sur une adaptation semblant ne pas avoir su retranscrire intelligemment le livre d’origine : les scènes s’enchaînent parfois un peu trop vite, beaucoup d’éléments sont à peine effleurés,… La complexité du livre, et donc son intérêt, devient ainsi le problème d’une adaptation trop frileuse. La richesse de l’univers ne se satisfait pas de 2 seules heures pour s’établir correctement, et on n’a donc l’impression de n’avoir qu’un avant-goût. Une erreur assez gênante qui a cependant pour elle de donner envie de lire les bouquins (une bonne chose en soi).

A la Croisée des Mondes est donc un film plutôt sympa (ça reste quand même une très bonne narniaquerie) qui laisse néanmoins une impression d’inachevé dans la bouche, la faute à une adaptation pas assez maîtrisée (scénario et réalisation sont le fait de Chris Weitz) qui étouffe un peu son sujet. Manque plus qu’à voir ce que donnera la suite, si ils la tournent (le film n’a pas vraiment fait des merveilles au box-office), et, en attendant, plongeons-nous dans les livres pour connaître réellement ce que vaut cet Anti-Narnia potentiellement brillant.

Tous à vos bouquins ! Prêts ? Lisez !

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