Archive pour janvier, 2008

Frontière(s)

26 janvier, 2008

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 « Alors que les élections présidentielles démontrent d’une montée flagrante du racisme en France, une bande de jeunes des cités profite du chaos ambiant pour commettre un braquage. Mais la police, bien galvanisée par la haine ambiante, leur tombe immédiatement dessus. Parvenant malgré tout à s’enfuir, les jeunes mettent à exécution la seconde partie de leur plan et prennent la route en direction du nord pour passer dans un autre pays. Sauf qu’ils font l’erreur de s’arrêter à la frontière pour se regrouper, dans un motel perdu au milieu de nulle part. Et tenu par une famille de nazis cannibales… »

Frontière(s) est le premier vrai film de Xavier Gens (Hitman est sorti avant mais a été réalisé après, bizarrement) et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait preuve d’une putain de maîtrise technique pour sa première oeuvre. Si l’on fait exception d’un montage quelque peu chaotique en début de métrage (mais c’est l’effet recherché et c’est réussi dans son genre, donc pas la peine de chipoter), on remarque que le reste bénéficie d’un traitement à la fois rigoureux et… réussi, simplement. Que ce soit au niveau de la composition des plans ou des mouvements de caméras, l’ensemble suinte d’une réelle beauté plastique qui donne une véritable force évocatrice aux images, une réelle énergie encore réhaussée par une musique au diapason de la violence du métrage.

Mais là où le film fait plaisir, c’est justement qu’il est sans cesse à la recherche du plaisir. Plaisir de créer et plaisir de regarder. Ainsi, s’il est évident que le réalisateur s’éclate comme un petit fou avec son histoire et en profite même pour en rajouter une couche dès que possible (la scène complétement gratuite de fusillade à la fin), il est tout autant évident que tout est mis en place pour nous communiquer cette jouissance nihiliste : début « in medias res », rythme trépidant et, surtout,  jusqu’au boutisme dans la violence et l’horreur. Après tout, nous sommes venus pour ça, non ? Et si le film ne fait pas peur à proprement parlé (on ne cherche pas à vous fair sursauter toutes les 3 minutes), on ne peut nier que ce jeu de massacre est sacrément éprouvant. Entre accès de violence incontrôlables et douleur viscérale (quand ça fait mal au perso, ça vous fait mal aussi !), Frontière(s) se place comme un excellent représentant du survival en cela qu’il parvient à vous laisser sur les rotules, épuisés de votre rencontre avec cette galerie de dégénérés flirtant même parfois avec le fantastique de façon assez sympa (les « enfants », qui laissent une belle porte ouverte pour une suite hypothétique).

Cependant, cette quête du plaisir dans laquelle s’est lancé Xavier Gens n’en amène pas moins quelques défauts, dont le premier (et presque le seul) serait la présence un peu trop marquée des modèles du survival tout au long de la péloche. Gens est un cinéphile, ça se voit, et un adorateur de ce genre de films, ce qui se voit encore plus. Il a donc profité de son premier film pour regurgiter toutes ses références, ce qui fait que Frontière(s) ne peut s’empêcher d’accumuler nombre de poncifs. Vous me direz que c’est comme pour Death Sentence et le vigilante-flick, que de toutes façons c’est le genre en lui-même qui est ultra-codifié, et vous aurez raison. Mais il n’empêche que cela rend l’histoire prévisible au possible (exception faite d’un élément peu crédible mais original dans le 3ème tiers) et même, à trop vouloir jouer avec les codes pour aller droit au but, cela finit par simplifier la trame au point d’ammener des incohérences assez énormes (un nazi qui veut se reproduire avec une beur pour préserver sa race parfaite de la consanguinité n’est pas une chose très crédible, même s’ils n’ont « pas le choix ») ou des personnages au traitement assez grossier (mention spéciale au chef de famille nazi – encore lui – qui est tellement caricatural qu’il en devient presque déplacé, sans oublier les jeunes qui sont bien crispants dans la première partie du métrage).

Mais bon, vous aurez compris que le paragraphe précédent n’a sa place ici uniquement que pour proposer un point de vue objectif sur le film. Parce que si l’on met de côté l’objectivité « journalistique » et que l’on se concentre sur la sujectivité, à savoir la perception que vous aurez de Frontière(s) quand vous serez mis face à ce voyage en enfer, croyez bien que vous en aurez pour votre argent. A la fois généreux et jusqu’au boutiste, le premier film de Xavier Gens est une vraie bonne réussite car il assume parfaitement son statut de spectacle décomplexé (au point même qu’il en oublie pendant un temps sa très bonne idée de contexte politique… mais on s’en fout !) et terrifiant. Une qualité trop rare dans le cinoche français pour la bouder. Vous voilà prévenus.

autre avertissement de prévention : par pitié, jeunesse, lorsque vous avez besoin de faire une halte dans un motel, n’en choissisez pas un qui soit au milieu de nulle part ! Pensez au nombre de futurs Einstein ou Gandhi qui sont morts sous les hachoirs de cannibales dégénérés, tout ça parce qu’ils se sont laissés séduire par le charme bucolique de la campagne ! Pensez-y ! Et voyagez toujours armés !   

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L’animation made in Europa Corp.

25 janvier, 2008

Je vous avais entretenu il y a peu d’une initiative française assez couillue en matière d’animation (Rock the Boat et son impressionnant budget) mais il semble bien que Gaumont n’ait pas l’exclusivité dans ce domaine. En effet, Europa Corp. (la boîte de Luc Besson) se lance elle aussi dans l’aventure avec un projet qui s’annonce un brin plus intéressant.

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Un monstre à Paris raconte ainsi l’histoire d’un drôle de duo (un projectionniste et un inventeur farfelu) qui va se lancer à la poursuite d’une étrange créature terrorisant le Paris de 1910… j’sais pas pour vous mais moi, dès que j’entends parler de « chasse au monstre », eh bah j’suis tout de suite vachement intéressé ! Surtout quand le monstre en question est un mystérieux croisement entre Jean Moulin et Shinobi, dans une ambiance rappelant les serials d’antan !

Au niveau du casting se feront entendre les voix de M, Vanessa Paradis, Kevin Kline et Eric et Ramzy (qui semblent se spécialiser de plus en plus dans le doublage). Et pour l’occasion, Europa a rappatrié des states le réalisateur français Bibo Bergeron (Gang de requins et La route d’Eldorado) qui, à première vue, risque bien de faire des étincelles avec son prochain film. Faut dire qu’avec son atmosphère « Paris – début de 20ème siècle », la touche fantastique et un production-design bien stylé, il y a nombre d’arguments en sa faveur. Du très prometteur, donc, dont on attend avec impatience d’en voir plus.

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Et tant qu’on en est à parler d’Europa Corp., j’en profite pour vous dévoiler la première affiche teaser du prochain film réalisé par Besson, la suite « méga-attendue » de son Arthur et les Minimoys. Et comme nous le précise le postérieur de Malthazar, ça sortira courant 2009 (c’est vague comme date mais, en même temps, qu’est-ce qu’on pouvait attendre d’une paire de fesses ?).

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Du spoiler pour X-Files 2…

25 janvier, 2008

… ça vous dit, jeunesse ?

Voilà donc une nouvelle photo de plateau qui en révèle un peu plus sur l’intrigue. Il y aura ainsi une grosse bêbète dans le film, ce qui fait plaisir. Par contre, ce monstre ressemble un peu trop à l’un de ceux étant déjà apparus dans la série (et dès la première saison) donc j’espère qu’il ne servira que pour une intrigue secondaire en pré-générique, histoire de présenter un peu Mulder et Scully aux gens qui ne les connaîtraient pas encore (pauvres d’eux).

Pour ceux que le spoile n’effraie pas, cliquez sur la petite image ci-dessous et contemplez le joli bonnet de Chris Carter… et le monstre aussi, tant qu’à faire. Pour les autres, passez votre chemin… et tant que vous y êtes, ramenez-moi un café. Gracias. 

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Men in News en vrac

23 janvier, 2008

- Cloverfield n’est pas encore sorti chez nous que, déjà, son réalisateur Matt Reeves parle d’une suite hypothétique qui explorerait l’histoire sous un autre point-de-vue. Y a pas à dire, ça motive quand on fait 40 millions de $ le premier week-end !

- dans le même ordre d’idée, l’actrice Annabeth Gish qui interprétait l’agent Monica Reyes dans la 9ème saison de X-Files a confirmé qu’elle ne serait pas dans le nouveau film tiré de la série culte (dieu, que cette phrase est longue !). Mais elle a aussi révélé que Chris Carter lui aurait promis qu’elle serait dans le prochain, ainsi que Robert Patrick en John Doggett… Putain, pourvu que ce X-Files : Done One (nom de code du projet) marche au box-office, histoire qu’ils nous en fassent tout plein !

- les adaptations d’Harry Potter ont beau être de plus en plus courtes (alors que les livres sont de plus en plus longs ou denses, bizarrement), une rumeur voudrait que l’ultime chapitre de la saga se fasse… en deux films ! En effet, l’équipe aurait été avertie de la chose, ce qui serait très sympa pour clore l’histoire en fanfare. Mais encore faut-il qu’ils ne nous arnaquent pas en faisant deux films d’1h30 parce que là, ça puerait vraiment la manoeuvre commerciale !

- le tournage de Justice League of America, film de super-héros que préparait George Miller dans son Australie natale, vient d’être repoussé à une date encore inconnue à cause de la grève des scénaristes. Le réalisateur considère en effet que le scénario n’est toujours pas satisfaisant et, puisque les scénaristes ont autre chose à faire que de scénariser pour l’instant, il nous faudra donc attendre encore un peu plus. C’est pas grave, on est habitué…

- petite news dont on n’a pas grand chose à faire : un nouveau réalisateur remplacera Louis Letterier aux commandes du troisième film Le Transporteur et ce sera Olivier Mégaton (La Siréne rouge), qui se spécialise apparemment dans les remplacements puisque c’est lui qui a fait les re-shoot pour le Hitman de Gens. Jason Statham devrait à nouveau être de la partie et le tournage commencerait cet été. Bon, de toutes façons ça pourra difficilement être plus nul que le deuxième…

- c’est désormais officiel : Oliver Stone a complètement pété un boulon, mais malheureusement dans le mauvais sens de la chose. Son projet Pinkville ayant été repoussé à cause de la grève des scénaristes, le réalisateur s’est rabattu sur un autre projet qui devrait entrer en tournage courant avril. Et si vous pensiez comme moi qu’il avait vendu son âme en commettant World Trade Center, attendez de connaître le sujet du prochain : une biographie de G.W. Bush (!) avec Josh Brolin dans le rôle-titre (!!) et pour laquelle Stone a bien précisé qu’il ne s’agirait pas d’un film anti-Bush (!!!?)… j’en reste dubitatif… et consterné…

- bon, après une news aussi aberrante, en voilà une pour remonter un peu la pente : John Woo, parmi ses nombreux projets en stand-by (Les Maîtres de l’Univers, Ninja Gold, Metroïd), vient d’en ajouter un nouveau à la liste avec l’adaptation du comic Caliber, une transposition de la légende arthurienne au Far-West et où Excalibur est un revolver déchaînant la foudre lorsqu’il est utilisé pour la justice. Ouais, c’est déjà carrément plus bandant !

- autre bonne nouvelle puisque David Twohy va revenir à la réalisation dès le mois de mars. Malheureusement, ce ne sera pas pour continuer Les Chroniques de Riddick mais pour un thriller avec Timothy – Hitman - Olyphant, A Perfect Getaway, où un couple souffrira d’avoir rencontré deux mystérieux auto-stoppeurs (je les déteste, ceux-là !). Bon, ça n’a pas l’air très folichon finalement, même avec Twohy au scénario. Allez, tous ensemble : WE WANT RIDDICK BACK !!!

- petite correction : Sarah Michelle Gellar a annoncé qu’elle était toujours attaché à l’adaptation du jeu American McGee’s Alice pour le rôle-titre, ce qui fait que Maggie Grace serait pour l’instant hors-course. Dommage, je trouve la blondinette de Lost bien plus… intéressante.

Le Joker est mort…

23 janvier, 2008

Une fois n’est pas coutume, c’est d’une triste nouvelle que je vous entretiens : Heath Ledger viendrait d’être retrouvé mort dans son appartement, apparemment d’une overdose de médicaments.

Triste nouvelle donc (s’il ne s’agit pas d’un canular ou d’une promo vraiment de mauvais goüt) pour cet acteur de 28 ans qui s’apprêtait à rentrer dans la légende du cinéma avec son interprétation du Joker qui s’annonce tout bonnement géniale, et qui finalement y rentrera par la porte des étoiles filantes, aux côtés de James Dean et autres Marilyn Monroe. 

Et triste nouvelle pour nous qui ne pourrons le voir dans le 3ème volet de Batman… oui je sais, c’est égoïste, mais c’est pourtant vrai que ça me fait chier sévère.

« Vaya con dios, amigo« .   

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Star Trek : Under Construction…

22 janvier, 2008

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Bon, j’en parle parce que c’est l’un des événements majeurs de la galaxie geek pour 2008 (il devrait sortir à la fin de l’année) mais, personnellement, j’suis pas fan : le premier teaser pour le nouveau Star Trek (le onzième) est sur la toile, là, à portée de clic.

Je n’ai donc pas grand chose à en dire (je le répète : je n’aime pas Star Trek), seulement que le film sera réalisé par J.J. Abrams (Lost, Alias, M:I 3) et que Zachary Quinto – le Sylar de Heroes – interprétera le fameux Spock (et il est bien fidèle à l’original puisqu’il est aussi moche que Nimoy à l’époque).

Voilà, voilà… sinon le teaser est sympa, donc ne vous privez pas d’y jeter un coup d’oeil. Histoire de ne pas passer pour un con lorsque vous croiserez des trekkies (méfiez-vous, ils sont partout !)…

Image de prévisualisation YouTube

Què ? « Gran Dios » ?… Donde ?

22 janvier, 2008

Petite news pour vous annoncer que le projet « Grindhouse » du duo Tarantino/Rogdriguez n’est pas mort, et cela malgré le semi-échec des films en salles (le merdique Boulevard de la Mort et le sympathique Planète Terreur). Vous pouvez donc d’ores et déjà vous attendre à quelques titres bien croustillants qui sentiront bon le bis made in 70/80′s.

On commence avec Tarantino (comme ça, on garde le meilleur pour la fin) qui continuera l’aventure à la fois en tant que producteur et réalisateur. Producteur parce qu’il a financé le Hell Ride dont vous pouvez voir l’affiche bigarrée ci-dessous, un film de bikers avec donc des motos, des costauds et des bimbos. Rien qui ne fâche, en somme, surtout que la péloche se paye un bon casting de trognes (Vinnie Jones et Michael Madsen dans le même film, ça assure un brin !) et marque le grand retour de Dennis Hopper sur un chopper. Born to be wild, comme il disait…

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Et sinon, Tarantino devrait replonger dans l’univers « Grindhouse » – en tant que réalisateur – par le biais d’un projet auquel on l’associe de plus en plus : un remake de Faster Pussycat ! Kill ! Kill !, un film complètement barré (et culte pour beaucoup) que réalisa le célèbre et dévergoyé Russ Meyer en 1965. Bon, ce n’est encore qu’une rumeur mais puisque le réal de Kill Bill a révélé vouloir que son prochain film soit une péloche érotique, cette adaptation tomberait sous le sens avec son univers champêtre où l’on patauge gaiement dans le sexe, la violence et les grosses poitrines. Un projet qui pourrait être bien sympa (surtout que l’on parle de la magnifique Eva Mendes pour jouer dedans) si seulement  »Coüenetine » pouvait se calmer sur le bla-bla…

Mais la grosse bonne news qui fait plaisir, c’est l’annonce de la mise en chantier de Machete ! Oui, vous avez bien lu : la fameuse fausse bande-annonce qui s’intercalait entre Boulevard de la Mort et Planéte terreur et mettant en scène le désormais mythique Machete va devenir un film à part entière ! Rob Zombie et son Werewolf Women of the SS se sont donc fait souffler la primeur du passage au long par Robert Rodriguez qui réalisera la chose, avec bien évidemment Danny Trejo dans le rôle-titre (comment pourrait-il en être autrement ?). On parle pour le moment d’une sortie en direct-to-video mais gageons que le nom de Rodriguez et l’aura de Machete sauront mener ce film jusqu’aux grands écrans. En plus avec une affiche aussi stylée, il ne peut en être autrement ! 

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p.s : je viens de relire le titre de mon article et je tiens à dire que, si vous avez compris le jeu de mot dedans, je vous félicite ! Parce que c’est quand même sacrément tiré par les cheveux… heureusement que vous avez tous un peu l’esprit tordu…

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass

22 janvier, 2008

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Ah, Zelda ! Que de souvenirs ! Le tout premier sur Nes fut mon premier jeu rien qu’à moi, le premier d’une collection que cette cartouche dorée et magnifique allait sceller au firmament des légendes, tous médias confondus. Les Zelda sont donc devenus des rendez-vous incontournables dans l’univers vidéo-ludique tout simplement parce qu’ils en sont les fers de lance, des icônes resplendissantes que la patte Nintendo/Miyamoto transforme à chaque fois en chefs d’oeuvre. J’ai donc, comme beaucoup de gens, participé à presque toutes les aventures de Link. Pourtant, à son image, je dois moi aussi être maudit (il faut réellement être maudit pour avoir à sauver tant de fois une princesse et le monde) puisque je n’ai presque jamais fini un seul de ces jeux ! Ainsi, ceux sur Nes étaient trop durs (quoique, faudrait que je me ré-essaye au second) ; et quant à ceux en 3D, ils sont trop longs et l’absence de « leveling«  fait que je finis par me lasser, malgré mon enthousiasme en commençant l’aventure. Par contre, pour ce qui est des versions sur consoles portables…

Bon, je ne vais pas faire de mystère : sur les portables de Nintendo, j’suis un gros killer. C’est comme ça, soyez pas jaloux (ça sert à rien et c’est pas beau). Vous devinerez donc aisément que « oui ! cher lecteur ! », j’ai réussi à aller jusqu’au bout de la nouvelle aventure du héros en vert ! Et je n’en suis pas peu fier ! Parce que même si le jeu n’était pas d’une difficulté insurmontable, on ne peut nier que le voyage était de longue haleine. Et il n’y a qu’une seule raison valable expliquant pourquoi je l’ai fini : ce jeu est GE-NIAL !!!

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Commençons par le plus important, à savoir la maniabilité. Parce que, mine de rien, c’est la première fois fois que l’on dirige Link avec un stylet, un changement de gameplay soulevant à chaque fois des interrogations tant que l’on n’a pas eu la chose en main. Fort heureusement, on peut compter sur le savoir-faire made in Nintendo qui, toujours, s’arrange pour exploiter à la perfection ses innovations. Il n’y a qu’à voir la facilité avec laquelle on maniait Link dans le Twilight Princess sur Wii pour comprendre et, une fois la première partie de Phantom Hourglass lancée, ça saute immédiatement aux yeux : le contrôle du personnage est parfait car instinctif. Seul le système des roulades pose un peu problème au début mais, pour ce qui est du reste, vous n’aurez même pasbesoin de la notice. On se déplace en promenant le stylet sur l’écran, on attaque en appuyant sur les ennemis (très efficace !), on fait un tour autour de soi pour l’attaque-tornade,… de l’instinctif, qu’on vous dit ! Mais là où le stylet va se faire encore plus jouissif, c’est dans l’utilisation des traditionnelles armes récupérées dans chaque donjon ; le boomerang en particulier, dont le maniement est révolutionné et offre de nombreuses possibilités (c’est très marrant aussi de faire mumuse avec). Autant dire que le plaisir de jouer est total.

Surtout que le jeu exploite à merveille les capacités de la DS, en proposant un environnement 3D des plus agréables où explosent de chatoyantes couleurs (j’aime quand c’est coloré !). Les animations des persos sont elles aussi très réussies et souvent rigolottes, d’autant plus que look SD apporte une petite touche enfantine ne manquant pas de charme et correspondant plus à l’idée que je me fais de cet univers qu’une approche « réaliste » (comme dans Twilight Princess, par exemple).

Pourtant, il est bien un point sur lequel le jeu va pécher quelque peu : sa scénarisation. Parce qu’avec son feeling un peu « old school », Phantom Hourglass rentre bien dans le schéma manichéen de Nintendo et se contente donc du strict minimum pour le scénario. Nous avons donc une quête tout ce qu’il y a de plus classique (trouver les trois esprits, puis trouver les trois matériaux pour l’épée ultime,…) et qui nous force à revenir souvent à la seule chose un tant soit peu casse-couille du jeu : le temple du roi des mers. Un long donjon que vous aurez à faire plusieurs fois, qui est chronométré, qui plus est avec de l’infiltration (je dé-tes-te l’infiltration !),… enfin, vraiment le genre de truc à vous décourager de continuer… mais j’ai continué, vous le savez… Parce que autour de cette structure très rigide se greffe un véritable souffle de liberté, en grande partie dû aux phases sur le bateau où vous pourrez naviguer, guerroyer, pêcher, commercer, chercher des trésors et mille (bon, j’exagère un peu) autres choses qui vous feront sentir l’air du large sur votre visage, même coincé dans le métro aux heures de pointe (enfin j’imagine, parce que moi je ne joue pas dans le métro). Et malgré un champ d’action assez vaste - un monde divisé en 4 océans à débloquer au fur et à mesure – jamais ne vient poindre la moindre lassitude quand il s’agit de se rendre d’un point à un autre, tout est clair, simple, amusant, excitant. En un mot : magique.

Porté de plus par une musique excellente et, répétons-le encore, une utilisation exemplaire du jeu au stylet et de l’écran tactile (la possibilité d’écrire des indices sur les cartes est une idée brillante), The Legend of Zelda : Phantom Hourglass est ce que l’on peut appeler sans chichi un véritable classique dans la saga. Et s’il présente un certain manque de profondeur scénaristique, on passera bien vite sur ce détail pour se concentrer sur ce qui importe réellement : le plaisir que l’on prend à y jouer. Et du bonheur en pixels comme ça, c’est trop rare pour passer à côté ! Vous voilà prévenus, moussaillons ! 

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