Aliens versus Predator : Requiem

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Petit retour en arrière : nous sommes en 2004, à la fin octobre, et sur nos écrans se profile une rencontre depuis longtemps attendue, le match du siècle, l’armaggedon de la SF. L’Alien contre le Predator. Le coeur plein de liesse, nous nous rendons donc au cinéma dans l’espoir de voir un truc énorme, de la fight de ouf entre deux des plus belles créatures du cinéma et puis, là, triste déconvenue. On constate que Paul Anderson est bien aux commandes de ce projet et que, s’il arrive au bonhomme de faire parfois illusion (le très flippant Event Horizon), il est aussi un spécialiste du flingage de projets méga-attendus (Resident Evil qui, bien que « correct », n’en demeure pas moins un tâcheron et presque une trahison vis-à-vis du jeu vidéo original). Malgré quelques rares bonnes idées, Alien vs Predator est ainsi une amère déception qui en aura fait pester plus d’un à la sortie des salles obscures. L’annonce d’une suite, une paire d’années plus tard, n’éveilla donc que peu l’intérêt des fans.

Et puis, bon gré, mal gré, on s’était pris à espérer : quelques photos sympas, un trailer énorme, des notes d’intention plaisantes,… oui, les fans voulaient croire. Que l’affront soit lavé. Que l’honneur soit sauvé. Alors, au final, qu’en est-il ?

Eh bah, si l’on en croit nombre de critiques sur la toiles, ce film est une bouse énorme, une véritable chianlit donnant tout son sens au terme « Requiem » puisqu’elle sonne le glas des deux icônes, les enterrant sous une épaisse couche de scénario inepte rehaussée de bonnes grosses pelletés de réalisation bâclée. Alors, oui, c’est vrai que le scénario n’est pas brillant. Et que la réalisation n’est pas toujours au top. Mais il n’en demeure pas moins, à mon sens, que le film surpasse le premier, ce qui est déjà un très bon point. Parce que, cette fois-ci, il ne faut pas attendre presque une heure avant que les deux monstres se rencontrent pour se foutre joyeusement sur la gueule. Le fait de reprendre directement à la suite du premier permet d’entrer direct dans le vif du sujet, avec l’évasion des aliens, leur propagation dans une petite ville tranquille (avec même une mort d’enfant, ce qui fait toujours plaisir pour la touche « hardcore ») et l’envoie d’un chasseur Predator pour rectifier le tir.

Une très bonne idée ça, d’ailleurs, qu’il n’y ait qu’une seule langouste rasta pour chasser les aliens, puisque cela permet de retrouver un peu du feeling des originaux, ceux où le Predator est un chasseur solitaire, à la fois méthodique et brutal. Sacrément stylé, le Predator l’est donc, surtout qu’il y a eu un effort pour qu’il soit traité comme un personnage à part entière et cela dès le début. Malheureusement, AvP : Requiem souffre encore de la principale tare de son prédécesseur, à savoir la présence humaine. C’est là où le bât blesse puisque le film, hésitant entre le point de vue à adopter (extra-terrestre ou humain ?), va bâcler quelque peu l’un et l’autre, jusqu’à un dernier tiers (et un final débile de première) où les humains prennent le dessus sans que l’on ait jamais ressenti le moindre intérêt pour eux. Ça reste quand même fendard parce que le rythme est soutenu, avec de la violence et de l’action bien jouissives (même si pas toujours très lisibles), mais on ne peut s’empêcher de regretter que la rencontre, une fois de plus, n’aille pas au bout de son concept.

Nouveau rendez-vous râté que cet Aliens vs Predator : Requiem, donc, qui porte sur lui les stigmates d’une approche pas assez jusqu’au-boutiste. Le tir a quand même été sacrément corrigé depuis le premier opus (ici, au moins, on ne se fait pas chier et le Predator ne fait pas ami-ami avec les humains) et, si le film en est meilleur, il n’en demeure pas moins encore à cent lieues de ce qu’il pourrait atteindre en mettant réellement face-à-face le Predator et l’Alien. On parle d’un hypothètique troisième volet, si succès au box-office il y a, cette fois dans l’espace… espèrons que ce coup-ci nous ne serons pas de la partie et que les deux monstres pourront s’amuser juste entre eux…      

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7 Réponses à “Aliens versus Predator : Requiem”

  1. mabataille dit :

    Ma réaction après visionnage :
    Ce film est une sacrée bouse, comment peut-on avoir pensé à un scénario aussi nul avec deux bestioles aussi mythiques !?! Qu’est ce qu’on se fait chier en plus !
    C’est tout bonnement ahurissant.

    Pauvre prédator, pauvre alien.

  2. mabataille dit :

    J’oubliais :
    Mais qui a pondu cette affiche de daube ?!?

  3. pitouwh dit :

    Affiche de merde, c’est vrai. Celui qui a fait ça doit s’être pendu depuis, donc laissons-le reposer en paix.

    Et scénario de merde, c’est vrai aussi.

    Par contre, je te trouve injuste : on ne se fait pas chier devant ce film ! ça reste quand même relativement divertissant, même si c’est à mille lieues de ce que ça aurait pu être !

    Ah, quelle mauvaise foi vous avez, mabataille !

  4. Predator contre Aliens ? J’attendais le film du siècle ! Ben, si vous dites que c’est nul, c’est pas la peine que j’aille le voir !?!?

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  5. pitouwh dit :

    C’est pas nul, c’est juste très loin de ce que ça pourrait être.

    Un peu comme quand on mange des nouilles natures, sans rien : c’est quand même pas mal, mais ça aurait pu être vachement mieux si on avait pensé à racheter de la sauce curry !

    Voilà, donc tu es rassasié, mais t’as pas vraiment pris ton pied.

    Et il y a plein d’autres choses à aller voir au ciné, sinon.

  6. tiniere dit :

    He oui la deception!!!pas de nom pour qualifier cette infame M ….qu est ce film.
    le debut pouvait être interressant mais trop vite gaché,je ne pense pas aller voir un A V numero 3

  7. pitouwh dit :

    Vous irez voir ce que je vous dirai d’aller voir, mère ! Non mais, enfin !

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