Archive pour novembre, 2007

American Gangster

30 novembre, 2007

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 « Frank Lucas (Denzel Washington) travaille depuis plusieurs années pour Bumpy Johnson, le Parrain noir de Harlem, en tant que chauffeur et homme de main. Mais le début des 70′s est l’époque des changements et c’est en toute logique qu’il prend la relève lorsque son patron meurt. Réorganisant la mafia noire autour de sa famille et révolutionnant le business de l’héroïne en traitant directement avec les producteurs, Frank acquiert rapidement à son tour le titre de Parrain de Harlem. Mais cette réussite aussi  brillante que subite finit par  attirer l’attention de l’intégre inspecteur Roberts (Russel Crowe), récemment promu à la tête du jeune département anti-drogue et bien décidé à faire son boulot…« 

Alors c’est sûr que comme ça, en lisant le synopsis, on pourrait croire qu’on va assister à un bras-de-fer titanesque entre deux excellents acteurs, avec une pure ambiance de polar des seventies, une bonne grosse fresque dans les tréfonds de New-York de 2h30… mais non. Je sais, ça ne commence pas terrible comme critique mais c’est pourtant vrai : jamais, au cours du film, le duel Washington/Crowe ne satisfait nos attentes. Et en même temps, on se demande comment cela pourrait être le cas puisque leurs personnages ne se rencontrent que dans les 20 dernières minutes du film ! Remember Heat, anyone ? Nous suivons donc pendant deux heures deux intrigues qui peinent à se recouper sur le plan narratif ou à entrer thématiquement en résonnance (tout juste le contraste « Lucas qui réunit sa famille »/ »Roberts qui perd sa famille »). Ceci étant peut-être dû au fait que le scénario veuille coller au plus près de l’histoire vraie dont il s’inspire, ce qui retire pas mal de liberté en matière de dramatisation.

Pire encore, jamais le scénario ou la réalisation ne parviennent à provoquer notre empathie pour les personnages. C’est bizarre, mais il y a toujours comme une distance entre nous et ce que nous voyons, on ne s’implique pas dans l’histoire. La faute encore à ce manque de dramatisation, le film adoptant une forme « énonciation de faits » un peu fastidieuse. Mais si cette approche fonctionnait dans le Zodiac de Fincher (justement parce que cela correspondait à la méticuleuse enquête du personnage principal), ici les personnages ne donnent l’impression d’être que des figures lointaines quand on aurait aimé avoir des héros tragiques. Avec exactement la même histoire (suffit de passer des 20/30′s aux 70′s), Les Incorruptibles de Brian de Palma faisait ainsi bien plus plaisir car il n’hésitait pas à jouer sur le côté  »mythologique » de son sujet, ce que ne se permet jamais American Gangster dans sa constitution d’une chronique détaillée où aucune sous-intrigue n’aide la principale à s’élever (faut voir comment les seconds-rôles sont traités par-dessus la jambe, exactement l’inverse du film de de Palma : comparez comment sont traitées les teams d’incorruptibles dans les deux cas pour comprendre).

Alors, et malgré ces défaut majeurs, peut-on dire du dernier Ridley Scott qu’il s’agit d’une grosse bouse ? Bien sûr que non, parce que le réalisateur de Blade Runner et Gladiator sait quand même sacrèment bien s’y prendre pour nous faire de la bonne image (n’oublions pas qu’il était un clippeur au début de sa carrière et qu’il en a gardé un certain savoir-faire esthètique), avec une reconstitution des 70′s criante de vérité. Et puis il y a Russel Crowe et Denzel Washington, qui sont quand même deux putains d’acteurs. Et il reste aussi quelques scènes bien cool (la mise à mort en pleine rue par Frank d’un concurrent, par exemple), ce qui finit de nous faire rager quand on imagine ce qu’aurait pu être le film avec juste quelques scènes en plus. Va donc falloir attendre l’inévitable édition director’s cut, comme pour Kingdom of Heaven, afin de savoir ce que vaut réellement cet American Gangster.

n.b : putain, je suis vert ! C’est moi qui ai dormi ou le plan génial avec Denzel en contre-jour, qu’on voyait à la fin du trailer, a été coupé ? 

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Faux teasers pour vrai film

29 novembre, 2007

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 Je vous avais parlé il y a quelques temps du prochain Michel Gondry, Be Kind Rewind, qui s’annonce absolument génial avec son scénario original et tripant (en gros, deux potes retournent avec leurs moyens tous les films d’un vidéo-club dont les cassettes ont été démagnétisées) et un duo d’acteurs bien cool (Mos Def et Jack Black).

Eh bah, de faux petits teasers sont apparus sur la toile, en fait les teasers des films tournés par les deux compères. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est carrèment cheap ! Donc génial ! Au programme, et dans l’ordre, je vous propose donc de découvrir les bandes-annonces des versions les plus pirates et les plus pathétiques de SOS Fantômes, Robocop et Rush Hour 2 !

sortie le 5 mars 2008 (et six mois après dans votre vidéo-club)

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Vous pensiez que c’était fini ?

28 novembre, 2007

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Pauvres fous que vous êtes, vous qui comme moi pensiez il y a quelques temps que le troisième X-Men serait le dernier de la franchise. Et puis on a appris que des spin-offs étaient en préparation, des films qui se concentreraient respectivement sur les personnages de Wolverine et Magneto (pour pas qu’on se trompe, les films s’appeleront d’ailleurs Wolverine et Magneto). La franchise semblait donc être bien relancée et on aurait pu croire que ça en resterait à ces deux films… mais non. Sommes-nous si crédules que nous ayons pensé cela ?

Plusieurs autres projets issus de l’univers des X-Men sont donc actuellement à l’étude, dont un film entièrement concerné au Juggernaut (le gros méchant balèze avec une tenue ridicule dans X-Men, l’affrontement final) et qui pourrait être réalisé par le plutôt bon Joe Carnahan (Narc, Mi$e à prix). Mais là où ça devient étonnant, c’est que d’autres spin-offs pourraient voir le jour en direct-to-dvd ! On pourrait donc avoir droit à un film entièrement sur Gambit (my favorite one !), exemple parmi tant d’autres, sauf que ce mode de distribution implique des budgets moindres et une finition parfois plus télévisuelle que cinématographique… Ouais bon, attendons de voir… même si ça ne sent pas très bon pour l’instant.

Oh et puis, il ne s’agit encore que d’une rumeur mais un X-Men 4 pourrait bien finir par voir le jour. C’est ce qui s’appelle avoir de la suite (des suites ?) dans les idées…   

Un fouet ! Un flingue !

28 novembre, 2007

Juste comme ça, en passant, voilà des nouvelles images du méga-attendu Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Bon, on n’a toujours pas de vidéo mais ces photos n’en font pas moins très plaisir : yes, Harrison Ford a toujours autant la classe dans la peau d’Indy !

Sortie le 21 mai 2008 dans toutes les bonnes crémeries !

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Pour une poignée de News en vrac

27 novembre, 2007

- Terminator Salvation, 4ème volet d’une saga culte prêvu pour l’été 2009, n’en finit plus de nous surprendre. Après la nouvelle assez flippante que McG s’occupera de la réalisation (oh putain…), en voilà une autre qui, par contre, fait assez plaisir : Christian – Batman Begins – Bale pourrait bien jouer dedans ! Et pas pour n’importe quoi puisqu’il interpréterait John Connor himself, leader de la révolution humaine contre les machines ! Un acteur excellent  qui ne s’est jamais compromis dans des projets trop débiles ou nuls à chier, espèrons donc que ce Terminator ne sera pas le premier…

- les grandes étendues recouvertes de neige semblent bien inspirer actuellement les créatifs hollywoodiens puisque, après 30 Days of Night, un certain Executive Order : Six va bientôt voir le jour, réalisé par John Singleton (Boyz n the Hood, Shaft, 2 Fast 2 Furious). Le réalisateur s’essaiera donc pour la première fois à la SF avec cette histoire d’une petite ville enneigée qui doit affronter une menace extra-terrestre réveillée suite à un crash aérien… oui, ça sent déjà sacrèment le déjà-vu, mais si c’est bien torché et brutal, y a pas de raison de bouder son plaisir !

- Jean-Pierre Jeunet revient sur le devant de la scène après son décevant Un long dimanche de fiançailles (moi, en tout cas, j’ai pas aimé) et dans un projet qui s’annonce bien plus excitant : Micmacs à Tire-larigot (rien que le titre est tout un poème), une comédie satirique sur l’univers des marchands d’armes. Un sujet qui ouvre plein de portes inexploitées, le seul film traitant déjà réellement du sujet étant l’énorme Lord of War. Et pour que ça soit plus drôle, c’est Jamel Debbouze qui tiendra le rôle du héros dans cette super-production budgettée à 27 millions d’euros.

- Jerry Bruckheimer vient de mettre en branle une nouvelle franchise ciné, Pirates des Caraïbes étant (pour l’instant) achevé, en la personne de G-Force, l’histoire d’une section secrète du gouvernement des states luttant contre un super-méchant… Réalisé par un ancien des sfx, le film a été écrit par lui et son fils (!), ce qui expliquerait peut-être pourquoi Nicolas Cage tiendra dedans le rôle d’une taupe (!!) ou bien Steve Buscemi celui d’un hamster (!!!), l’unité G-Force étant en fait composée d’animaux génétiquement modifiés et supra-intelligents… oui, ça sent le grand n’importe nawak… et donc oui, j’ai envie de voir ce que ça donne.

- Spike Jonze, l’équivalent américain et touche-à-tout de notre Michel Gondry national (il a réalisé de nombreux clips musicaux cultes pour Daft Punk et autres, mais il a aussi réalisé Dans la peau de John Malkovich et créé « Jackass ») est actuellement en post-prod pour son adaptation de Where the Wild Things are, livre pour enfants culte aux states avec ses illustrations magnifiques et son jeune héros plongé dans le monde des monstres lors de ses rêves. Un projet sacrèment intriguant, donc, dont on attend les premières images avec impatience !    

Les Transformers sont là ! Pour de vrai !

27 novembre, 2007

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The Chow must go on…

26 novembre, 2007

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 J’ai découvert récemment Stephen Chow et je dois que dire que, jusqu’à présent, aucun de ses films que j’ai vu ne m’a déplu. Plus encore, je les ai adoré pour leur mélange de kung fu acrobatique et d’humour barré : Shaolin Soccer, Crazy Kung Fu (déjà culte !), Le Roi-Singe. Et puis j’ai découvert récemment un autre aspect de la carrière du bonhomme, celle de comédies sans kung fu mais qui n’en demeurent pas moins excellentes : Bons baisers de Pékin (avec des blagues hallucinantes qui ne viennent de nulle part) et, prochainement, ce CJ7 produit par la Columbia. Ou l’histoire d’un père et de son fils vivant plus que chichement et dont la vie sera un jour transformée par la découverte d’un jouet étrange… en fait un artefact extra-terrestre.

Voilà, on a donc bien une histoire où le kung fu n’a pas forcément sa place (ce que laisserait entendre le trailer ci-dessous) mais qui n’en demeure pas moins potentiellement tripante, Stephen Chow ayant toujours l’air aussi bon dans son rôle d’anti-héros et le gamin ayant l’air en plus d’être doué pour les grimaces. J’ai donc bien envie de voir la chose et j’attends l’été prochain, époque à laquelle le film devrait sortir chez nous.

Pour rappel, Stephen Chow est aussi producteur sur l’adaptation de Dragon Ball Z actuellement en production… putain, je me demande vraiment ce que ça va donner…

http://www.dailymotion.com/video/2dIrnosSjesWPoV7h

Phoenix Wright : Ace Attorney

26 novembre, 2007

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On peut dire, sans trop se mouiller, que la petite DS de Nintendo aura été l’occasion pour les gamers de découvrir de nouveaux types de jeu, ceci étant surtout dû au fait de son écran tactile qui induit un rapport complètement différent au jeu, plus immersif que lorsque l’on agit par le biais d’une manette. En plus des mind-games et autres Nintendogs, nous avions donc eu le plaisir de voir débarquer sur la portable Trauma Center et ce Phoenix Wright qui, avec leurs concepts nouveaux pour le marché européen (où l’on incarne respectivement un chirurgien urgentiste et un avocat de la défense) (les jeux ne sont cependant pas très réalistes puisque leurs héros n’ont jamais besoin de faire grève) et leur style graphique manga bien clean, allaient apporter une fraîcheur digne de la DS dans le monde des jeux vidéos. Alors, si je n’ai pu tester que vite fait Trauma Center (très sympa au premier abord, mais ça a quand même l’air vachement dur !), j’ai par contre réussi à venir à bout de Phoenix Wright et je suis donc ici aujourd’hui, vénérables confrèresdu bareau et respectables membres du jury, pour vous prouver que /OBJECTION !/… (bah ouais, j’vais pas donner mon avis final dans l’intro… ce serait con, non ?)   

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Parole à l’accusation : « Merci, monsieur le juge. J’aimerai profiter de l’occasion qui m’est ici donnée pour vous faire part de quelques problèmes assez troubles concernant le jeu ci-présent. Ce jeu - vendu à un prix exorbitant dans le commerce, entre nous soit dit – mérite-t-il réellement les oripeaux d’originalité dont on le couvre un peu partout ? Parce que même s’il est vrai que l’on a rarement l’occasion de « faire mumuse » à l’avocat, cette idée-même, et pourtant si attrayante au début, finit par devenir le principal écueil de l’accusé. Car à l’inverse de son collégue Trauma Center, l’accusé ne privilégie en aucune manière l’action et ne recuiert donc du joueur aucun réflexe, juste une réflexion un peu basique de par la simplification du déroulement d’un procès normal. Ce qui ne sera pas le cas ici. J’en entends certains arguer qu’il s’agit là d’un jeu proche du style point-and-click, et ils ont certainement raison, mais même ce glorieux genre se retrouve quelque peu entâché par l’accusé dont le cadre judiciaire et une scénarisation omniprésente font perdre toute impression de liberté ou, pire encore, de véritable réflexion ! Il arrive donc que l’accusé vous empêche ou vous pénalise de faire certaines actions, même si vous avez déjà compris les tenants et aboutissements de son intrigue, juste parce que le scénario doit être respecté ! Et sommes-nous là pour accepter de perdre nos libertés, je vous le demande ? Non, je ne le crois pas ! J’exige donc que l’accusé soit dorénavant mis en vente à un tarif plus en correspondance avec son contenu - 20 euros, ce serait bien – surtout que celui-ci s’est récemment permis d’avoir une suite dont nous n’avons pu encore vérifier le contenu mais qui, nous en sommes sûrs, justifie à elle seule une baisse de prix ! L’accusation en a terminé, monsieur le juge. Puisse votre jugement être guidé par Dieu dans sa justice vengeresse ».

Parole à la défense : »Monsieur le juge, je ne me perdrai pas en conjectures inutiles tant les propos de mon confrère sont insignifiants et vains. J’aimerai seulement rappeler au jury la qualité visuelle de mon client qui, si elle ne brille pas par ses animations ou des effets tapes-à-l’oeil, n’en demeure pas moins charmante avec une réalisation brilliante – j’entends par là autant son gameplay que son utilisation immersive du son ou bien l’ingéniosité de son interface - et des personnages aux apparences sympathiques, chacun ayant des mimiques et des attitudes bien « manga » qui rendent l’ensemble plus chatoyant. Mon client peut-il alors être réellement considéré comme coupable lorsqu’il présente tant d’atouts ? Soyons un peu honnêtes, messieurs-dames. Comment pourriez-vous en vouloir à ce jeu qui a de plus l’étonnante caractéristique d’avoir des enquêtes policières particulièrement bien ficelées et retorses ? Si bien tournées d’ailleurs que vous irez jusqu’au bout de ces 5 intrigues même si vous avez déjà deviné qui a fait le coup, juste pour découvrir la toujours surprenante vérité ! Un gage de qualité que les membres du jury ne devraient pas occulter, sous peine de voir un jour le jeux vidéos revenir au néant scénaristique des débuts, quand ils pourraient être beaucoup plus ! Toujours plus !… J’en ai fini, monsieur le juge. Puisse votre jugement être guidé par Dieu dans sa bienveillante clémence ».

Verdict du juge : oui, bon, en fait je vous ai pas trop écouté, là… bon, je crois avoir compris que ce jeu est plutôt sympa, avec une durée de vie correcte - qui pourrait même devenir un peu longue sur la fin, si on a un autre jeu terrible en attente – mais qui pèche malgré tout par un côté beaucoup trop dirigiste… ouais… je contrains donc ce jeu à une baisse de prix significative et au moins égale à 50%, parce qu’il est quand même très cool mais que 40 euros, putain, c’est cher pour ça. A vos brocantes et rayons occaz’ ! Moi j’me rentre… Affaire classée et tout le tralala… bonjour chez vous.     

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