Archive pour octobre, 2007

It’s alive ! Alive !!!

16 octobre, 2007

Il y a quelques semaines (bah oui, c’est une nouvelle rubrique alors je rattrappe un peu le retard), un membre de Disney a laissé entendre que la compagnie allait produire un nouveau long-métrage en stop-motion avec, à ses commandes, « le génie créatif derrière derrière la majorité des films image-par-image de la décennie« . Le studio Aardman (Wallace et Gromit) étant sous contrat avec Dreamworks, il ne reste donc plus que Tim Burton et Henri Selick parmi les acteurs principaux ayant oeuvré dans le genre. Et il semblerait que cette news concerne le premier, car le film serait en fait l’adaptation de Frankenweenie, le second court-métrage du chevelu de Burbank et dont Disney possède les droits (il l’a fait à l’époque où il bossait chez eux). L’histoire d’un apprenti Frankenstein de dix ans qui ressuscite son chien écrasé par une voiture. Si ça pouvait se concrétiser, ce serait trop cool !

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JLA – Rectification

16 octobre, 2007

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Il y avait eu pas mal d’extrapolation sur la toile concernant le prochain film de George Miller, l’adaptation de « Justice League », en particulier quant à la technique de réalisation utilisée. Il semble donc se confirmer que le film ne sera pas réalisé avec la méthode initiée par Zemeckis et son Polar Express, mais bien en live, avec de vrais acteurs filmés et non « motion capturés ». C’est en tout cas ce que laisse entendre la participation du studio Weta Workshop au projet, puisque les créateurs de la Terre du Milieu auront à donner forme aux différents costumes des héros (ce qui ne serait pas nécessaire autrement qu’avec un tournage live).

Le casting est actuellement en cours pour un tournage qui aura lieu en Australie, terre natale de George Miller. A suivre.

Inauguration d’une nouvelle catégorie

16 octobre, 2007

Du nouveau sur le geek show avec la création de cette catégorie, « Folles Rumeurs », qui me permettra en fait de parler des projets dont on commence à entendre discuter sur Hollywood, des projets fous qui ne sont pas encore réellement à « coming soon » puisque rien de concret n’est encore fait. Ce sera le coin des potins, en fait, mais sans starlette cokée à la con dedans !

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Et pour inaugurer cette nouvelle catégorie, on commence avec du très lourd puisque le bruit court qu’une nouvelle adaptation cinématographique du cultissime Dune serait soumise actuellement à Paramount par Peter Berg, le réalisateur de The Kingdom et véritable fan du livre. Gageons donc que si le démastiquage de musulmans par Jamie Foxx se fait son petit succès, ce projet pourrait être rapidement greenlighté. Reste à savoir si l’on peut faire mieux que la version de Lynch… (sûrement, mais va falloir bosser !) 

Les géniaux inclassables

15 octobre, 2007

Encore une petite thématique, parce que c’est l’époque des vendanges (peut-être… j’en sais rien, en fait, j’ai totalement perdu le contact avec mes origines terriennes, mes racines paysannes) et que je n’ai donc pas le temps de faire un article pour chaque film (même si, en fait, ça reviendrait au même… mais chut !). Cette fois, nous allons nous intéresser à ce que l’on peut appeler deux auteurs cinématographiques tant ce qu’ils font est barré. Suivez-moi sur la route de briques jaunes ! Oui, toi aussi, l’Epouvantail !

Southland Tales

Richard Kelly a commencé très fort sa carrière de réalisateur en signant Donnie Darko, un ovni alliant teen-movie, fantastique, science-fiction et physique quantique, et qui était aussi génial que difficile à appréhender dans sa globalité. L’expression d’une réelle vision, d’une véritable mécanique de pensée. Pas étonnant, donc, que le jeune réal poursuive sur cette lancée avec son second film, Southland Tales, sauf que, cette fois, l’accueil fut carrèment glacial. En effet, une première version du film avait déjà été présentée à Cannes en 2006 mais, suite aux critiques véhémentes quant à l’intelligibilité de l’intrigue, celui-ci a été remonté et revu de fond en comble. Bon, il n’empêche que je ne me risquerais pas davantage à vous faire un résumé (allez plutôt voir ici) mais comme la bande-annonce est terrible, voilà, il fallait que je vous en parle ! Avec en plus un casting constitué uniquement d’acteurs manquant  »légèrement » de crédibilité, on peur dire que Southland Tales n’en finit pas de m’intriguer ! « This is the way the world ends« …

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Be Kind Rewind

Nouveau film du génial bricolo Michel Gondry, Be Kind Rewind pourrait bien devenir sa meilleure péloche quand on entrevoit le potentiel de son brillant scénario. Constatez : un homme devient magnétique suite à un déréglement hormonal et efface sans le vouloir toutes les k7 du vidéo-club de son pote. Ne pouvant racheter tout son stock, une idée lumineuse leur vient : refaire eux-même tous les films, avec leurs maigres moyens ! Comme vous le voyez, il y a là matière à ce que Gondry nous offre un putain de film qui parlera à tous les fans de cinoche, profitant en plus du jeu survolté de l’acteur Jack Black (King Kong, School of Rock) qui n’est jamais aussi bon que lorsqu’il interprète des personnages passionnés. Autant dire que ça s’annonce comme du très, très lourd ! Et, en plus, il y a des ghostbusters dans le trailer !

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Première affiche officielle pour Rambo 4 !

15 octobre, 2007

Après une promo-reel et un teaser particulièrement sanglants, je dois avouer que mon envie de voir ce nouveau Rambo s’est passablement ravivée. Et comme pour ne pas me laisser oublier ce sentiment d’excitation, voilà qu’une première affiche-teaser officielle fait son apparition ! Plutôt simple, elle n’en demeure pas moins assez stylée avec ses couleurs passées et la mine renfrognée de Sly (t’es en colère, mon grand ? Tu veux tuer tout le monde ? Bah vas-y, on ira pas te voir pour ton sourire de toutes façons !). Ça va être bien brutal, tout ça !

Autre petite news, en passant : une rumeur circulait comme quoi ce film aurait changé de titre pour Rambo : To Hell and Back, mais Sly aurait décidé de garder le titre de John Rambo contre l’avis des boss de Lionsgate car, plutôt qu’une suite aux trois premiers films, il aimerait lancer en fait une nouvelle franchise. Décidèment, Rambo n’est vraiment pas remplaçable ! 

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Femmes au bord de la mort violente

15 octobre, 2007

« Etre une femme libérée – Tu sais, c’est pas si facile« … surtout quand tu es l’héroïne d’un film d’horreur et que tu t’apprêtes à « vivre de sombres heures » (remarquez la sobriété de la formule). Petite thématique « les femmes face à l’adversité et les psycho-killers » à suivre, donc !

Scar

Petit film d’horreur qui sera présenté prochainement à l’American Film Market, Scar raconte l’histoire d’une jeune femme ayant été violemment agressée par le passé (Angela Bettis, l’acclamée May du film éponyme de Lucky McKee) et qui revient après des années dans sa ville natale. Sauf que le psychopate l’ayant traumatisé à jamais est toujours dans les parages… Brrr, ça fait peur ! Bon, l’histoire pue un peu, racontée comme ça, mais le trailer laisse entrevoir un film qui pourrait s’avérer bien efficace. Et, petite touche d’ « originalité », le film sera projeté en 3-D dans vos salles ! Ce qui peut être très rigolo si l’on n’est pas sujet aux migraines !

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Voilà un film dont le titre me fait bien marrer puisque, prononcé à l’anglaise, il nous fait entendre très clairement mon surnom depuis que le monde est monde et que moi je suis moi. C’est con, je sais, mais ça m’avait fait rire d’entendre mon identité de super-héros dans le premier teaser de ce film américain produit Alexandre Aja (remarquez la finesse de la transition), le réalisateur de La Colline a des yeux version 2006. Et puisqu’il n’oublie pas d’où il vient, le frenchy donne sa chance à un autre compatriote (debout, main sur le coeur, la Marseillaise à la bouche… c’est beau d’aimer son pays, c’est super) en la personne de Franck Khalfoun – monteur sur La Colline a des yeux - pour raconter le supplice d’une jeune femme (encore, mais c’est la thématique j’vous rappelle) qui, le soir de Noël, se fait séquestrer par le gardien solitaire de son parking. Alors, ça a l’air très sympa et tout ça mais j’aurai quand même une requête à émettre : est-ce qu’une voix pourrait de nouveau dire le nom du film dans le trailer, s’il vous plaît ? Parce que ça manque un peu, là, même s’il y a une jolie chanson de noël (la même que pour AvP : Requiem) pour effacer le vide… 

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The Eye

Bon, là on entre dans un cadre un peu différent puisqu’il s’agit du remake d’un film de fantômes japonais des frères Pang, donc pas de psycho-killers ici mais des fantômes tout ce qu’il y a de plus normaux, du genre à être là où ils n’ont rien à foutre. Pas de chance pour l’héroïne (Jessica Alba… oui, ça fait plaisir) qui, jusque là aveugle, va recouvrer la vue suite à une transplantation de cornée, découvrant par là-même des silouhettes étranges et de plus en plus menaçantes que elle seule voit. Au bord de la folie, la jeune femme décide malgré tout de partir à la recherche de l’ancien propriétaire de ses yeux, pour comprendre… Une histoire classique mais qui était relativement efficace dans l’original (oui, ça faisait peur), donc pourquoi ne pas accorder sa confiance à ce film ? Surtout que les réals sont encore des français, le duo derrière le flippant Ils ! Vive la fuite de nos cerveaux ! Fuyez !

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L’imaginaire de Gilliam

15 octobre, 2007

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Terry Gilliam est un réalisateur possédant un groupe de fans tenaces, cela étant dû autant à son sens visuel unique qu’à ses débuts chez les Monty Pythons. Pourtant, le réalisateur avait quelque peu déçu avec ses dernières oeuvres, que ce soit le projet avorté Don Quichotte (fait chier, ça avait l’air tellement bien); Les Frères Grimm, qui a été massacré par les producteurs; ou bien Tideland et son ambiance tellement malsaine que le film en devient presque irregardable. Cette baisse dans sa filmographie n’était donc pas toujours de son fait, mais il n’empêche que l’on attend toujours que le bonhomme veuille bien nous livrer un film à la hauteur de ses chefs d’oeuvres passés. Eh bah, ce sera peut-être bien pour le prochain (I want to believe) !

The Imaginarium of Dr Parnassus raconte ainsi l’histoire d’une troupe de comédiens itinérants et dont l’intriguant spectacle, l’Imaginarium, donne l’occasion à ses spectateurs de laisser errer leur esprit, entre Lumière et Ombre. Le Dr Parnassus, leader de cette troupe, est en fait un homme ayant passé un pacte avec le Diable il y a de cela 400 ans et que le marché est en train de rattraper puisque, bientôt, il devra céder sa fille de 16 ans au Prince des Ténèbres. S’engage alors une course pour déjouer les plans du Malin et son pragmatisme bureaucratique…

Une histoire permettant de nombreuses possibilités, donc, avec en plus un réel potentiel visuel (le spectacle, le diable,…) et des petits airs du Baron de Munchausen pour le côté « troupe », voilà qui constitue un projet fort appétissant mis entre les mains de Gilliam. Heath Ledger (qui, mine de rien, va se faire une bonne petite filmo s’il continue comme ça), Christopher Plummer et Verne Troyer (Mini-Moi) venant tout juste de commencer à tourner, il faudra attendre un peu avant de voir ce retour hypothètique d’un GRAND Gilliam comme on les aime. En espèrant que tout ne tombe pas à l’eau… 

L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

13 octobre, 2007

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Jesse James est une des figures mythiques de l’Ouest, une des premières « superstars » à avoir vu le jour de l’autre côté de l’Atlantique. Sorte de Robin des bois avec des colts, sa légende s’est bâtie sur le récit de ses « faits de gloire », relatés au travers de romans qui permettaient à chacun de vivre les aventures du bandit au grand coeur, de partager cette liberté. Sa mort elle-même participe de ce mouvement de glorification : tué d’une balle dans le dos, acte lâche par excellence et preuve ultime de son invincibilité, car seule cette odieuse tactique a pu mettre fin à ses jours. D’ailleurs, le titre du film qui nous intéresse présentement, L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, abonde largement dans ce sens en mettant bien en avant l’aspect fourbe de cet acte. Mais est-ce là réellement la volonté du film ?

Car le métrage commence sur une voix-over nous énoncant des détails sur la vie de Jesse James, des points factuels et très terre-à-terre. Nous comprenons alors que nous n’allons pas suivre le destin éclatant d’une légende mais bien la fin d’un homme, d’un simple être humain avec ses défauts. Jesse James n’est pas ici un héros, bien au contraire. C’est un ancien sudiste convaincu (pour ceux qui ne sont pas au fait de l’histoire des states, cela implique qu’il est pro-esclavagisme), un homme pouvant être violent et fichant une peur bleue aux membres de son gang, malade autant physiquement que psychologiquement. Bien loin de l’image d’épinal que pouvaient véhiculer les romans s’inspirant de ses braquages, donc. Et tout le film participe de cet effort d’aller au-delà de la légende, de rechercher une certaine vérité, un réalisme auquel se confrontera la vision idéalisée de Robert Ford, jusque-là admirateur obséquieux de Jesse James (il en viendra lui-même à démonter la légende après avoir voulu en faire parti, quand la réalité de son geste le rattrapera, par exemple dans la scène où il reprend un chanteur sur le nombre d’enfants qu’avait le « héros » ou bien dans sa façon obsessionnelle de vouloir montrer et expliquer le meurtre). L’utilisation répétée d’un point de vue comme au travers d’un appareil photo marque bien aussi cette volonté, puisque la photographie était à l’époque – les trucages photo n’étaient pas encore très répandus – la meilleure façon de capter le réel, elle était porteuse d’une idée de « Vérité ». Cette même « Vérité » que cherche à atteindre le film. 

Mais le principe de la photographie n’implique pas seulement le concept de réalisme, et c’est bien là le problème du métrage. Car une photographie est aussi un moment passé que l’on ne retrouvera jamais, un moment mort n’existant plus qu’au travers d’une image, elle-même génitrice du souvenir. Un système que le film reproduit encore par une économie de mouvements de caméra et de montage, faisant de ses plans de longs instantanés. L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford baigne ainsi dans une ambiance atmosphérique, posée, soutenue par une musique splendide mais oh! combien mélancolique. Car c’est bien à un « spectacle » de mort auquel nous assistons, et tous ses protagonistes ne sont pas des légendes qui vivront à jamais mais des êtres déjà morts, les symptômes d’un passé en train de disparaître à l’orée du nouveau siècle. Ce n’est pas un hasard si les frères James veulent cesser leurs activités, si Robert Ford ne vivra jamais réellement : tous sont déjà morts. Et cette ambiance funeste va quelque peu plomber le film, comme la châpe de nuages omniprésente tout du long. Surtout que l’ensemble s’étire sur plus de 2h30, ce qui implique un énorme manque de rythme pouvant aisément faire décrocher le spectateur. Ce qui est un défaut sans en être réellement un non plus, puisqu’il s’agit du propos même du film.

A la fois d’une beauté glacée et figée (l’image est au diapason de la musique, avec des plans tout bonnement magnifiques), L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford serait un peu comme une version extrême de l’Impitoyable de Clint Eastwood, en cela que le côté crépusculaire/mortuaire et la mise à mal des légendes de l’Ouest y sont encore plus prégnants. A un point tel, d’ailleurs, qu’il est difficile de la classer comme un western (ce qu’est le film de Eastwood). Ou, pour être plus précis, de ne le classer uniquement que comme un western. Car il s’agit aussi d’un véritable film historique, parfois un peu lassant (chiant ?), mais toujours sincère et maîtrisé. La vérité derrière la légende, en somme.

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