Archive pour septembre, 2007

Alors ça y est ? Enfin ?!

3 septembre, 2007

dragon1.jpg

Bon, normalement j’évite de colporter ce qui ne pourrait être que des rumeurs, je ne m’en tiens qu’à des projets qui sont un minimum avancés. Mais quand je vois une news comme ça, je ne peux que me laisser submerger par ce sentiment purement geekesque qui signifie « baver quand on parle de types avec des tignasses blondes surdimensionnées ». Car, oui (au cas où l’image ci-dessus ne vous aurait pas suffit à comprendre), on reparle du film live Dragon Ball Z ! DRA-GON-BALL-Z !!!

La news vient du journal « The Montreal Gazette » qui annonce que la ville de Montreal accueillera l’année prochaine 3 grosses productions (minimum 100 millions de dollars) de la 20th Century Fox, dont l’adaptation de DBZ. Pas d’autres informations pour le moment, ce qui ne laisse forcèment une très bonne impression. En effet, ça fait déjà quelques années que l’on parle de ce film et on s’est déjà fait quelques fausses joies, donc prudence. « Prudence est mère de sûreté »… Oh, et puis merde ! Croisez les doigts ! Croisez tous les doigts ! « J’ai besoin… de votre force… kyaah ! » (sortie Son Goku)

Quand à savoir ce qu’il faut attendre du film (putain, ça va être sérieusement coton à adapter !), eh bah il faudra attendre, justement ! Soyons sûrs en tout cas que ce sera passionnant de voir le célèbre manga prendre vie sous cette nouvelle forme !

(j’espère juste qu’on va pas trop pleurer…) 

Halloween

3 septembre, 2007

halloween2007.jpg

Le Halloween original, celui de John Carpenter, a une place bien spéciale dans l’histoire du film d’horreur. Il marqua les débuts d’un nouveau genre, le slasher, en créant une nouvelle logique au film de frousse. En faire un remake aujourd’hui est donc une chose qui ne semblait pas couler de source car le film, bien qu’ayant vieilli, conserve encore son efficacité dans les moments intéressants. Ceux qui appréciaient le film depuis longtemps virent même cette nouvelle carrément d’un mauvais oeil au regard des récentes et médiocres versions. Jusqu’à ce que le nom du réalisateur attaché au projet soit annoncé : Rob Zombie. L’ancien leader d’un groupe de métal, devenu un réalisateur respecté dans la communauté de l’horreur en seulement deux films (La Maison des 1000 morts et The Devil’s Rejects). Un vrai fan, doublé d’un faiseur talentueux : la personne rêvée pour redémarrer la franchise sur de nouvelles bases. Et s’il s’avère que le film est très bon film, il souffre cependant un tout petit peu de la volonté du réal de montrer le côté « humain » de Michael Myers (sa condition pour participer au projet). Cela se manifeste par une cassure au milieu du film, le découpant en deux parties bien distinctes. Suivez le guide :

Il y a ainsi l’enfance, la partie originale et très bien réussie par ailleurs. On y découvre Myers enfant, son environnement et toutes les différentes pressions et autres traumas qui vont en faire un monstre. Là où cette partie fait fort, c’est dans la façon très logique qu’elle a de nous montrer la transformation de Myers, les différents rouages et étapes de sa métamorphose, parce qu’au début le gamin ne ressemble pas du tout à l’image que l’on a du célèbre tueur, celle de l’original : c’est un ado complexé comme beaucoup d’autres, avec une famille merdique mais réaliste (car le propos du film est bien que Michael vient de quelque part, pas comme dans l’original où à peine on découvre la famille qu’ils sont déjà morts et le gamin donc un tueur), qui souffre des brimades d’autres élèves de son école  et qui, surtout, parle ! Michael Myers ne parle pas, normalement, il est une force muette et implacable comme le couteau qu’il affectionne tout particulièrement. On se demande donc comment le réal (qui est aussi le scénariste) va faire pour l’amener à devenir un monstre et, finalement, tout s’assemble. Tout coule de source. Certains éléments sont là dès le début (le plus important étant le besoin de se cacher derrière un masque, mais aussi les prémisces d’une psychopathologie avec sa fascination pour les animaux morts et un fort complexe d’Oedipe), les autres arrivent avec une précision mécanique qui relève presque de l’étude psychiatrique dans la rigoureuse crédibilité du chemin parcouru par le jeune garçon (le premier meurtre peu maîtrisé et qui ne sert que d’entraînement pour celui de la famille, suivi de l’internement en HP qui devient un enfermement dans le mutisme,…). Petit à petit, le monstre naît devant nos yeux.

La première partie du Halloween nouveau cru opte donc pour le réalisme et réussit véritablement à proposer un regard neuf sur un personnage que l’on pensait fait d’un seul bloc. Mais qu’en est-il pour la seconde partie, celle qui est la plus proche du film de Carpenter ? Eh bien elle correspond à la principale (seule ?) faiblesse du film, car après cette première partie excitante et originale, on retourne dans le vif du slasher avec une trame qui respecte presque à la lettre l’original. Ce qui veut dire qu’il faut introduire tous les nouveaux personnages et futures victimes du monstre, ce qui implique forcèment un relâchement dans le rythme du film (surtout quand cela arrive au bout de presque une heure de visionnage). Fort heureusement, Michael Myers est déjà en train de traîner ses guêtres dans les parages et le festival de meurtres va très bientôt commencer, avec une grosse accèleration du rythme puisque Rob Zombie va compresser un film d’une heure et demie dans cette seconde partie d’une durée deux fois moins longue. Autant dire que ça charcute à la chaîne ! Et dans le style boucherie, le réalisateur a voulu conserver un certain réalisme, une rudesse dans les images et la réalisation qui offre une certaine virtuosité au slasher comme il a rarement l’occasion d’en profiter (l’excellent travail fait sur le montage et le son « coup de poing », qui vous prennent aux tripes et vous collent à la rétine). Cette seconde partie est donc plus crue, plus violente, plus sexe que l’original, ce qui rattrape largement la légère baisse de régime en milieu de métrage.

Le nouvel Halloween est donc un drôle de film, qui aurait très vite pu être bancal s’il n’était tenu d’une main de maître par Rob Zombie, l’homme qui prouve encore une fois l’étendu de son talent en nous offrant un putain de bon film d’horreur, à la fois novateur et respectueux (ils ont même conservé la musique originale, Dieu les bénisse !). Il faut aussi saluer deux performances d’acteurs qui font plaisir à voir : d’abord, celle de Sheri Moon Zombie qui prouve qu’elle n’est là uniquement parce qu’elle est mariée au réalisateur (elle est la mère dépassée du garçon), et celle de Malcom MacDowell qui est vraiment excellent en Dr Loomis, devenu désormais une vraie figure paternelle pour Michael. Parce que Halloween, c’est aussi un film avec du coeur. Et dans un coeur, il y a plein de sang…

Youhou !

3 septembre, 2007

Jour de fête et gloire céleste tombant en une pluie de pétales colorées sur ma tête ! « The Geek Show » vient de dépasser les 5000 visites ! Youhou !

Je m’étais promis de ne pas pleurer, mais il est quelques personnes que je voudrais remercier à cette occasion et je le ferai malgré l’émotion qui m’étreint : ma famille et les amis, qui m’ont supporté et qui sont pour beaucoup dans ce chiffre; le site « unblog,desblogs », qui m’a donné la possibilité de parler librement de ce que j’aime; le cinéma fantastique et de genre en général, qui m’a fait moultement triper en de nombreuses occasions; Dieu, qui m’a donné la foi; et tous les surfeurs du net qui sont venus et viendront sur mon blog. Gracias a todos los amigos de la casa Geeko !

Que Dieu bénisse « The Geek Show » ! Four more years ! Four more years ! 

Blades of Glory (Les Rois du patin)

1 septembre, 2007

bladesofgloryposter0.jpg

« Parce qu’ils se sont méchamment foutus sur la gueule lors d’une remise de médailles aux J.O., deux patineurs rivaux se voient retiré leur médaille d’or « ex-aqueo » ainsi que leur licence de patinage en solo. Plongés en disgrâce, chacun disparaît de la scène publique pour sombrer dans l’anonymat. 3ans 1/2 plus tard, les deux patineurs se retrouvent par hasard et, après s’être de nouveau méchamment foutus sur la gueule, s’apperçoivent d’une faille dans le jugement du comité de patinage : ils n’ont plus le droit de patiner en solo, mais rien ne leur interdit de le faire en duo ! Et les nouveaux J.O. étant proches, il ne leur reste plus qu’une solution : faire un couple homme/homme pour enfin remporter cette foutue médaille d’or !« 

Will Ferrell est un acteur étonnant à plus d’un titre. Déjà, il a une drôle de gueule, entre la brute des bois et le cocker larmoyant. Et il a un putain de talent pour la comédie, parce qu’il sait jouer de cette faculté faciale. Pas comme un Jim Carrey qui fait des grimaces (ce n’est pas péjoratif : je bénis Jim Carrey pour Ace Ventura et The Mask et pleins d’autre chaque jours que « Jim Carrey » fait), mais avec une subtilité toujours sur le point d’exploser. Et quand ça explose… mon « Jim Carrey » ! Que c’est drôle ! Dans Blades of Glory, son rôle du macho-man Chazz est donc un modèle de bêtise et de testostérone à l’américaine, une brute à paillettes et dont les mains lancent des feux d’artifices. Grandiose. Il faut le voir aussi lors de sa décadence et de la désormais scène culte du costume de sorcier. Vous verrez, c’est énorme. Will Ferrell est donc un des grands comiques américains actuels, sur qui peut quasiment se reposer le film pour réussir à nous faire rire (et il y réussit très bien).

Mais ce serait trop simple, car Will Ferrell, aussi génial qu’il soit, ne l’est jamais autant que lorsqu’il est confronté à un ou plusieurs autres acteurs de sa trempe (ça se vérifie très vite : mettez-le face à Nicole Kidman et vous obtenez Ma sorcière bien-aimée, cqfd ipso facto taratata). L’homme en charge de cela ici est Jon Heder, un quasi-inconnu dans l’hexagone alors qu’il est devenu une des nouvelles stars de l’humour aux states avec un seul film, Napoleon Dynamite. Ou l’histoire d’un nerd de l’extrême, ces types qui ressemblent à ce qu’était Bill Gates avant d’être riche (et aujourd’hui encore, d’ailleurs). Jon Heder est ainsi un acteur qui a un certain talent dans le registre de la « crevette qui s’écrase », ce qui fait du rôle de petit blondinet propret de Blades of Glory un emploi parfait pour lui, car il parvient à la fois à s’imposer et à mettre en valeur son partenaire (et réciproquement).

Blades of Glory jouit donc d’un duo d’acteurs vraiment excellents et qui font de ce film une perle de comédie, à la fois pure et complètement barrée. Mais plus encore, c’est une comédie qui parvient à surprendre en allant plus loin que les autres, car là où un film classique aurait pu s’arrêter (les 2 adversaires réussissent à devenir potes et à gagner une compèt’ en duo), cela correspond à peine aux trois premiers 1/4 d’heures de celui-ci. L’intrigue se relance, part sur de nouvelles choses, s’étoffe et permet aux héros de nous lâcher quelques autres blagues bien bonnes. Un modèle d’écriture que l’on peut sans prétention mettre entre Zoolander, Dodgeball et La Légende de Ron Burgundy.

Je n’aurai donc qu’un seul mot d’ordre : à la fin octobre de l’année 2007 après J.C. (oui, « J.C. » pour « Jim Carrey »), patinez jusqu’au cinéma le plus proche de chez vous (et qui passe ce film, sinon ça va pas le faire) et payez dûment votre place pour remercier un peu ces braves gens d’Hollywood de nous faire tant rire. Merci l’artiste ! 

La momie ne meurt jamais

1 septembre, 2007

mummylogo.jpg

Je viens de l’apprendre : un troisième « vrai » film sur la momie est actuellement en préparations (je dis « vrai » car Le Roi scorpion et sa future suite sont en fait des spin-offs et constituent donc une nouvelle série de films).

The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor quittera les terres d’Egypte pour celles de la Chine où Rick O’Donnell (Brendan Fraser rules !) et sa femme (Maria Bello, qui remplace Rachel Weisz) affronteront un nouveau trépassé des temps anciens, un empereur despotique dont la malédiction vient d’être levée et qui est prêt à reconquérir la Chine avec son armée de guerriers en terre cuite. Là où ça fait plaisir (en plus du retour de Brendan Fraser qu’on ne voit pas assez, surtout dans des rôles aussi cools que celui-là), c’est que l’affiche arborera fièrement les noms de Michelle Yeoh et, surtout, de Jet Li dans le rôle du méchant !

Sur son blog, le réalisateur Rob Cohen (Coeur de dragon, XXX) nous annonce que le film aura son lot de surprises et de scènes d’action avec crash d’avion, yéti, dragon à trois-tête, batailles épiques,… Tout ça s’annonce pas mal, en espérant que ce troisième film soit aussi divertissant que les deux premiers tout en renouvellant un peu sa structure (le deuxième n’était en fait qu’une version upgradée du premier).

Le blog du film et de Rob Cohen

Bientôt Halloween ! Houhouhou !

1 septembre, 2007

C’est une nouvelle tradition : à chaque halloween son épisode de Saw. Le quatrième volet sortira donc bientôt, et le premier teaser vient d’arriver. Il ne montre presque rien du film (est-ce qu’il y a vraiment quelque chose à montrer, d’ailleurs ?), mais je vous le présente quand même car ça me donne l’occasion de vous faire partager deux affiches pour ce film que je trouve plutôt réussies. So enjoy the trap and get slowly severed !

le teaser :

Image de prévisualisation YouTube

Affiche teaser américaine :

saw4.jpg

Affiche internationale :

sawivposterfinal.jpg

« There’s monsters in the mist… »

1 septembre, 2007

La sortie de l’adaptation du Brume de Stephen King approchant à grands pas, voici que nous est offert le premier trailer de ce huis-clos qui s’annonce assez oppressant. Bon, on n’a pas encore vu les créatures les plus impressionnantes (des tentacules descendant du ciel dans la brume), mais le côté « survie parmi les survivants » à l’air d’être déjà bien mené. Wait and see…

Image de prévisualisation YouTube

Hairspray

1 septembre, 2007

hairspray.jpg

La comédie musicale est vraiment un genre cinématographique étrange. Quand on l’utilise, on peut parler de tout car tout passe comme une lettre à la poste, on peut montrer n’importe quoi sans que cela soit remis en cause,… car la comédie musicale dédramatise tout. Elle est « second degré » par nature, extra-réelle. Non pas que l’on ne peut pas être ému mais, à moins d’être neurasthénique, il est difficile d’être triste devant une comédie musicale (voyez les films indiens, et tout particulièrement les drames – ce qui veut dire presque tous – qui sont les plus marrants). Alors quand on doit parler de sujets aussi lourds que l’intégration et la différence, pourquoi ne pas le faire en musique ?

Hairspray narre donc l’histoire d’une jeune fille un peu trop grosse dans le modèle de perfection des sixties, ce qui ne l’empêche pas de rêver de participer à un show musical télévisuel dont elle est fan. Tout particulièrement l’émission du mardi, le « negro day » où les noirs peuvent s’exprimer en dansant et chantant à leur façon. Grâce à sa forte personnalité et à un certain talent de danseuse, la jeune fille parvient à réaliser son rêve et intégre l’émission, mais c’est pour mieux découvrir la ségrégation qui ronge les usa de l’époque. Courageusement, et en chanson, la jeune fille changera tout ça (on va me dire encore que je spoile, là, mais tout le monde se doute qu’une comédie musicale sur l’intégration et le racisme aura un happy-end, ou alors on tient là l’exemple d’un des rares blockbusters néo-nazis).

On pourrait craindre avec un tel scénario que Hairspray ne soit qu’une énorme guimauve meringuée, ce qui est un peu le cas, mais cela fait en fait parti du délire, cette béatification qu’avaient les sixties sur elles-mêmes et la façon dont elles se représentaient. Cela s’explique aisément par l’origine du film, une autre version (non musicale, celle la) sortie en 1988 et réalisée par John Waters (qui a un caméo très rigolo), plus communément connu sous le surnom de « Pape du Trash ». A savoir qu’il s’était spécialisé dans les excès, tous les excès, que ce soit faire bouffer une vraie merde de chien à l’un de ses acteurs – ou actrice, parce que c’était un travelo qui jouait d’ailleurs déjà le rôle de Travolta dans l’original - ou bien user d’une caricature appuyée pour railler ce qui n’allait pas dans son environnement (la ville du film, Baltimore, est sa ville natale). Et on retrouve quelque peu cette influence dans le film, une très bonne chose puisque cela nous offre quelques blagues assez décalées et un ton qui évite trop la miévrerie, ce qui est toujours pas si mal quand on parle du remake d’un film à partir de la comédie musicale qui en avait été tirée.

Mais le principale dans une comédie musicale, si ce n’est la comédie, c’est le musical ! Et de ce côté, le film s’en sort plutôt bien avec des morceaux qui swinguent sévère, qui balancent grave, complètement bath, quoi ! Les numéros de danse ne sont pas en reste et offrent une assez grande variété de configurations (chanson en solo, en groupe, en montage alterné,…)  et de styles qui maintiennent le rythme sur près de deux heures. Le tout avec le classicisme des comédies musicales d’antan, ce qui signifie  beaucoup de caméras fixes mais toujours ce côté clinquant et foisonnant qui fait de l’image un véritable spectacle, qui la rend vivante. Car c’est pour ça qu’étaient faites les comédies musicales à l’époque : en foutre plein les yeux et les oreilles.

S’appuyant sur un casting 4 étoiles où tous tirent leur épingle du jeu, Hairspray est donc un film très sympa et une excellente comédie musicale. Bon, c’est sûr que les classiques que sont The Rocky Horror Picture Show ou Phantom of the Paradise peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles, mais en cette période de rentrée grise et de politique de plus en plus à l’extrême droite, ça fait plaisir de voir un petit film qui se veut juste divertissant, positif, et qui le fait bien. 

18757042w434h289q80.jpg  18757039w434h289q80.jpg  18757038w434h289q80.jpg

123456