La Vengeance dans la peau

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Je préfère vous prévenir tout de suite – comme ça, ce sera fait – je ne suis absolument pas un fan des aventures de Jason Bourne. J’ai vu les deux premiers, j’ai trouvé qu’il y avait quelques scènes d’action très cools, mais ça s’arrête là. Le côté « James Bond réaliste » ne me plait pas plus que ça et ammène le même défaut qui est apparu chez 007 avec Casino Royal : je m’ennuie. Dès qu’il s’agit de l’intrigue, je ne sais pourquoi mais mon esprit flanche et je ne suis plus ce qui se passe. Ne vous attendez donc pas à ce que je vous fasse un résumé de cette Vengeance dans la peau, car je l’ai regardé en n’ayant rien à foutre de l’histoire. Et vous savez quoi ? Y en a pas besoin pour apprécier le film !

Parce que les fans seront peut-être très satisfaits de connaître enfin la véritable identité de Bourne et son passé (je spoile ou pas ? allez, il s’appelle Henri Jacquenmart et était épicier dans le 18e à Paris avant de devenir Jason Bourne) mais moi, ce que je veux, ce sont ces fameuses scènes d’action très cools. Et, de ce côté-là, on peut dire que La Vengeance dans la peau est sacrément fournie. C’est bien simple, il n’y a que cela ! Le film commence par un début « in medias res » (« en pleine action ») et ne s’arrête plus jusqu’à la fin. Et c’est pas des conneries ! Il n’y a quasiment aucune scène où Bourne peut se poser et réfléchir un instant à ce qu’il est en train de faire, car tout le film repose sur une unique chasse à l’homme, comme une unique et énorme scène d’action. Je m’explique. Dans une poursuite classique au cinéma, on utilise d’ordinaire la technique dite du « champ/contre-champ » : je montre un plan du gentil en train de courir, je montre un plan du méchant en train de courir, je montre un plan du gentil… etc; et quand ils se rencontrent dans le même plan, en général il y a baston (c’est simpliste mais c’est à peu près ça dans certains films). Eh bien La Vengeance dans la peau, c’est exactement ce principe mais appliqué à tout le film. Il n’y a qu’à remplacer le mot « plan » par « scène » !

D’où un rythme particulièrement soutenu, toujours sur la brèche car toujours dans l’urgence de la poursuite. Une riche idée vraiment bien utilisée et rendue palpable par une musique omniprésente et mais aussi, et surtout, par un filmage « à l’épaule », le style documentaire très en vogue qui offre un sacré peps à l’image quand il est aussi bien maitrisé qu’ici. Les scènes d’action sont donc toujours très lisibles, on ne se perd pas dans le flou comme cela est arrivé dans bien des films et c’est d’autant mieux que ce qu’il y a à voir est sacrèment tripant. Parce qu’il y a des cascades de malades, mais ce sont encore les courses poursuites qui se taillent la part du lion avec une brilliante gestion de l’espace. Deux, trois scènes mériteraient même de devenir des cas d’école tellement les différents points de vue à différents niveaux s’emboîtent sans jamais se marcher sur les pieds (la scène du journaliste « téléguidé » et la méga course-poursuite sur les toits du bled).

Cette Vengeance dans la peau enterre donc à plate couture les deux précédents et conclut de fort belle manière une trilogie qui ne me plaisait pas plus que ça. Si en plus le côté histoire est bien assuré – ce dont je ne me permettrai pas de parler – on tient là un des tous meilleurs films d’action de l’année. Et en plus, ça sort le 12 sur vos écrans ! 

6 Réponses à “La Vengeance dans la peau”

  1. matt damon dit :

    MATT DAMON !!!!!!!!

  2. pitouwh dit :

    MATT DA-MON !!!
    (excellente référence, ça fait bien plaisir de voir le célèbre judepomm faire une de ses blitzkrieg private jokes)(oui, ton identité secrète ne m’a pas trompé, moi ! Je vois clair dans ton petit jeu !)

    (Brûlons l’espion ! Brûlons-le avec nos fourches !)

  3. LE PRUNENEC dit :

    SCANDALEUX MOI JE SUIS FAN DES DEUX PREMIERS EPISODES ET CE CADRAGE A L EPAULE OU PAR UN REALISATEUR ATTEINT DE PARKISON M A FAIT VOMIR AU BOUT DE DEUX MINUTES PAS DE TRAVELLING PAS DE PLAN FIXE SUR LA PSYCHOLOGIE CERTE INEXISTANTE DES PERSONNAGES

    ENORME DECEPTION FILM FORTEMEN DECONSEILLE AUX AMOUREUX D IMAGES

  4. pitouwh dit :

    Il est vrai que ce style de réalisation ne permet pas vraiment de jouer sur la composition de l’image, en tout cas pas dans un sens « pictural ». Mais mettre en image ne signifie pas seulement ça, le cinéma est « mouvement » (c’est là sa particularité première par rapport aux autres arts) et, de ce point de vue là, la réalisation de Paul Greengrass déchire tout. C’est un style que je trouve très efficace, quand c’est bien fait comme ici, mais je comprend que l’on puisse ne pas y adhérer.
    Pour ce qui est de la psychologie des persos, il est vrai qu’elle inexistante mais c’est pas du tout un problème car le film est dans la directe continuité des deux premiers, il clôt les intrigues en réutilisant des personnages que l’on connaît déjà donc c’est pas la peine de s’apesantir dessus. Il faut voir en fait La Vengeance dans la peau comme le climax de la saga, la scène d’action finale qui vous laisse un bon goût dans la bouche. Un très bon goût !

  5. Mathilde dit :

    GENIALISSIME!!! Très bon film avec un Matt Damon grandiose, il sait tout faire. D’habitude j’ai un peu peur des suites mais là respects les trois films étaient vraiment au top. Iol faut dire qu’ils sont tirrés d’un grand auteur de thriller.

  6. appartement à louer dit :

    J’aime beaucoup cette trilogie! Avec bien sûr une préference pour le premier opus!

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