28 Semaines plus tard

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Alors voilà, ça y est, j’ai vu 28 semaines plus tard et, malgré ma crainte inexpliquée des zombies (oui, bon, ce sont pas vraiment des zombies mais des « infectés ») (l’effet reste cependant le même : ils me font flipper), j’ai survécu à ce film que l’on pourrait qualifier de stressant. Ce qui veut bien dire ce que cela veut dire : le film ne fait pas vraiment peur. Enfin, disons que je n’ai eu aussi peur que je le craignais. Est-ce un mauvais point d’entrèe de jeu, alors ? Bah, pas vraiment, parce que si 28 semaines plus tard ne vous fait pas vous chier dessus, il peut au moins se targuer de vous foutre un putain de coup d’adrénaline ! 

« Il aura suffit de 28 jours pour que toute l’Angleterre soit dévastée par un mystérieux virus transformant les gens en bêtes assoiffées de sang. N’ayant plus rien pour se nourrir, les infectés commencèrent à mourrir de faim jusqu’à ce que, bientôt, il n’en reste plus un. Des militaires de l’OTAN réinvestirent alors le pays et sa reconstruction put commencer. On relogea les gens, les familles se réunirent, on réorganisa la société. Tout se passait pour le mieux… mais pas pour longtemps. Car à la 28ème semaine, le virus fait sa réapparition…« 

Il s’agit donc ici d’une suite suivant un modèle très en vogue en ce moment, celui du Aliens de James Cameron, ou comment jouer intelligemment de la surenchère pour se démarquer de l’original. « Bigger and larger« , comme disent les gens qui peuvent lire Shakespeare dans le texte. Un traitement qui tendrait à le rapprocher presque plus d’un film d’action que d’un véritable film d’horreur. Ce qu’il faut comprendre par là, c’est que l’on ne passe pas ici son temps à attendre qu’un de ces enfoirés de zombards veuille bien sortir de l’obscurité pour nous faire sursauter, ce qui demeure une technique efficace mais classique, presque trop facile (et donc préjudiciable). Au contraire, les premiers infectés que l’on voit sortent même de la lumière, c’est dire ! Il s’agit bien ainsi d’une horreur plus malsaine, plus « intellectuelle » dans sa façon d’être mise en scène et de par les thèmes qu’elle aborde (je ne peux pas trop en parler ici car je risquerai de vous défleurer 2/3 surprises qui ponctuent un scénario plutôt malin).

J’en vois qui sortent de la salle au mot « intellectuelle », mais rassurez-vous : dans 28 semaines plus tard, il y a du gore et du gun ! Et en quantité ! Car cette suite prend le contre-pied direct de l’original, en ne nous dépeignant non plus l’errance d’un petit groupe au milieu d’une Angleterre abandonnée et déshumanisée mais en nous faisant partager une nouvelle chute à grande échelle. Comme si l’on assistait aux évènements qui précédaient le réveil du personnage de Cillian Murphy dans 28 jours plus tard, ce chaos dont on ne voyait que le résultat. Il n’y a donc ici pas de place pour un suspense à base de « cheap tricks » car le danger est déjà là, partout, omniprésent. Une fois la seconde vague d’infection lancée (avec une scène très sympa et bien violente de foule en panique), le film ne relâche plus son rythme et il ne reste plus aux personnages qu’à courir, surtout « expression censurée » infectés, « expression censurée » se met à tuer « expression censurée » pour « expression censurée ». Seuls contre tous dans une course désespérée (le magnifique thème musical du film rend très bien cette idée).

Commençant par une scène d’anthologie (n’ayons pas peur des mots, car cette scène où l’on voit Robert Carlyle poursuivi au beau milieu de la campagne anglaise par plusieurs dizaines d’infectés a vraiment un « je-ne-sais-quoi » d’unique et de tétanisant) et se poursuivant agréablement avec de très bonnes idées (le napalm sur Londres, la scène très gore de l’hélicoptère,…), 28 semaines plus tard est ce qu’on appelle une excellente suite, peut-être même meilleure que l’original avec lequel elle partage ce regard dépité sur l’extinction de l’Homme à cause de l’Homme. Un film donc à la fois nerveux, speed, tendu, électrisant et stressant. 

ndr : vous remarquerez que cet article contient quelques « expressions censurées », ceci étant dû au fait que l’on m’a accusé de spoiler le film en ces lignes. Après explications avec l’accusateur (mabataille, tu fais chier mais t’as raison… on va dire, j’veux pas d’emmerdes, moi !), j’ai cédé et donc censuré cette phrase polémique. Pour ceux qui avaient déjà lu cet article (et qui le relisent présentement : merci les gars et les filles, ça fait chaud au coeur de voir que vous aimez autant ce blog), je m’excuse et je leur demande présentement d’oublier ce qui pouvait y avoir dans cette phrase. Ça m’éviterait d’avoir à aller chez eux pour les lobotomiser. Merci et vive la liberté d’expression sur internet ! 

14 Réponses à “28 Semaines plus tard”

  1. mabataille dit :

    enlève tout de suite tes spoils.
    Ca va pas la tête de dévoiler des trucs comme ça !!

  2. pitouwh dit :

    Des spoilers ? Où ça, tu peux me le dire ? (je sens que tu vas être bloqué, là, à moins que tu veuilles spoiler pour de vrai)

  3. pitouwh dit :

    Voilà, t’es content ? Fasciste !

  4. tiniere karine dit :

    tu me le fais voir quand ce film?

  5. pitouwh dit :

    Désolé, mais le film est en full-vo, ce qui veut dire pas de sous-titre. Alors à moins que je te fasse un traduction instantanée (ce qui n’est pas facile et fait même plutôt chier), ça va être difficile pour toi de suivre les dialogues.

  6. mabataille dit :

    C’est mieux sans spoiler petit malin :)

    Ca sort le 19, je répète, ça sort le 19 !
    bon et jason bourne ça sort le 12, hurray !

  7. CELINE dit :

    CEST TROP TARe JE CROYER ETRE LA SEULE A AVOIR CETTE PHOBIE DES ZOMBIS , DES CONTAMINER…MOI CE FILM MA TROP FOUTU LES BOULE A LA SORTIE DU CINE JE NE FESAIT PAS LA FIERE CHUI RENTRER CHER MOI ET JAI FERMER TOUS LES VOLETS ET LA PORTE A DOUBLE TOUR PERSONNE NE COMPREND MA PHOBIE JAI SA DEPUIS QUE JE SUIS TOUTE PETITE ET SA RESTERA COMME SA POUR TOUJOUR JE PENSE LE SOIR JE NE PEUX PAS MARCHER TOUTE SEUL DANS LE NOIR MEME CHER MOI MES POTE ME TRETE SOUVANT DE FOLLE MES JE PENSE QUILS NAIMERAI PA EN AVOIR UN SOU LE NEZ JaI CETTE PHOBIE MAIS A CHAQUE FOIS QUILS Y A UN FILM DE CE GENRE QUI SORT JVAI LE VOIR DONC ALLER COMPRENDRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  8. pitouwh dit :

    C’est simple : tu es une vraie fan des zombies, ils sont pour toi l’équivalent d’un saut en élastique : un gros rush d’adrénaline ! Après tout, ce sont des films d’horreur et on ne va les voir que pour une chose (enfin, presque), à savoir se faire peur.

    Alors, pourquoi est-ce que les zombies nous font peur ? Je pense que c’est dû au fait qu’ils ont la sale habitude de surgir d’un peu partout et nulle part, ces « cheap tricks » un peu trop faciles dans les scènes de suspense, mais aussi parce que les zombies correspondent à plusieurs idées assez dérangeantes. Déjà, ce sont des morts qui reviennent à la vie (ce qui n’est pas très cool) et, surtout, c’est le concept de contamination qui, je pense, pose problème et dérange le spectateur. La perte de son identité, de son individualité, le fait que la transformation risque de blesser nos proches (remarque comme les héros des films de zombies ont toujours la mauvaise idée de trimballer avec eux quelqu’un qui a été mordu),…

    Et pour ce qui est de ta peur du noir, je n’ai qu’une chose à dire : tu as raison d’avoir peur. Tu as parfaitement raison… Si jamais un monstre devait un jour t’attaquer, il profiterait certainement de ce moment de faiblesse (la douche et le sommeil sont d’autres moments où il faut être très prudent) pour le faire. Garde donc toujours une lumière allumée quand tu es chez toi mais, par contre, choisis de préférence des ampoules faible consommation (écologie oblige). Et tu verras, en plus, ça tient les gremlins éloignés…

  9. tatou dit :

    alors je vois que se site fonctionne bien je ne comprend pas que les médias ne vous contact pas, il y en a pour moins que cela qui sont devenus célèbres. il faut peut etre mieux référencer votre site et bien choisir vos mots clés (sénarios, film perso…) a bientôt tatou j’espère que les antibio vont etre efficace et que je vais dormir à +

  10. pitouwh dit :

    Bon courage pour ta crève et merci de ces bons conseils, chère tante !

  11. lina dit :

    il fait pas peu ce film, juste la fin qui est troublante.

  12. pitouwh dit :

    La fin fait peur, quand même, non ? Et puis le début. Et le milieu…

    Putain, qu’est-ce qu’ils me font flipper les zombies/infectés !

  13. piquard dit :

    je suis daccord avec celine ce film il fait flipper à mort moi c’est dans la cave que je flippe maintenant mais c’est vrai que y’a de quoi flipper et en plus j’ai lu sur un site que le virus s’appeler le virus ébola

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