Ratatouille

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« Rémi, petit rat de campagne, est un passionné de cuisine. Un jour, par sa faute, toute sa colonie est forcée de déménager et il se retrouve à voler de ses propres ailes dans Paris, la capitale de la gastronomie. S’incrustant dans un restaurant légendaire, il va se lier d’amitié avec un humain maladroit, chacun profitant de cette association pour réaliser ses rêves…«  

Grandiose ! Avec ce nouveau film, Pixar confirme le sens de l’excellence que l’on retrouve presque toujours dans leurs films, ce génie dans la façon d’aborder l’animation par informatique et qui renoue habillement avec la méthode classique. Ratatouille, c’est un dessin animé à l’ancienne fait avec des méthodes contemporaines, parce que c’est dans les vieux bols que l’on fait les meilleures ratatouilles, bien sûr ! (hahaha… j’vais m’pendre)

Ce film a donc beau être, comme à chaque production du studio, une avancée dans la maîtrise des images de synthèse (avec des textures plus réalistes, des mouvements plus fluides, des volumes plus concrets, des poils plus luxuriants,…), il n’en demeure pas moins qu’il se prévaut d’une certaine tradition disneyenne de l’animation. Si l’on prend le cas des personnages et de leur character-design particulièrement réussi, par exemple, on remarque qu’ils sont stylisés à l’extrême et ne cherchent pas à imiter le réel comme pourrait le permettre l’informatique (voyez Beowulf). Le cadre de l’histoire (un Paris fantasmé et hors du temps) et le comique (basé uniquement sur les situations et les personnages) participent aussi de cet effort, ils sont pensés de façon à avoir toujours autant d’impact dans 10, 20 ou 60 ans. Il s’agit donc bien ici d’un véritable dessin animé, un de ces « grands classiques »  intemporels qui ont fait la réputation du studio Disney depuis près de 70 ans. Un « grand classique » brillant.

Mais il ne faudrait pas mettre tout le crédit du succès de ce film sur le compte de l’héritage disneyen, ce serait oublier l’homme aux commandes : Brad Bird. Ancien transfuge de la série « Les Simpson » sur laquelle il a acquis des bases plus qu’excellentes, le sieur s’est réellement fait remarquer avec son premier long-métrage, Le Géant de Fer, un des derniers grands dessins animés à l’ancienne. Puis il a retourné tout le monde avec Les Indestructibles, chef d’oeuvre de l’animation « adulte ». Et aujourd’hui encore, son talent explose au travers de Ratatouille : la réalisation est virtuose, ne serait-ce que par rapport au brio avec lequel elle fait cohabiter des personnages à échelles si éloignées dans un même plan. Et, puisqu’il s’agit d’animation par ordinateur, les libertés que l’on peut prendre avec la « caméra » s’en retrouvent décuplées, Brad Bird les utilisant plus qu’efficacement : la scène de la première soupe de Rémi (le rat-héros), dans le restaurant, est donc instantanément une scène d’anthologie avec sa caméra sans cesse en mouvement, accompagnant chaque geste du perso, chacun de ses regards avec une fluidité hallucinante. Et des scènes d’anthologie comme celle-ci, le film en compte beaucoup.

Ratatouille est ainsi un véritable chef d’oeuvre, un petit bijou de film d’animation avec un scénario solide, une réalisation béton, une musique excellente,… Je ne vois pas ce que je peux dire de plus : si vous n’avez pas compris que vous devez courir au cinéma, je ne peux rien faire pour vous.

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Une Réponse à “Ratatouille”

  1. http://lecondevie28.skyrock.com/ dit :

    quelle bonne difference les flims d’amination a voulu mon montre un petit rat que presonne m’aimee peut etre si inteligent et avoir du savoir faire en cuisine
    je me voie pas avec un rat dans ma cuisine
    le message et claire bravo a disney

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