Archive pour août, 2007

De la grosse S.F. bien de chez nous !

31 août, 2007

C’est pas souvent qu’on a l’occasion de parler d’un film de genre français et qui, en plus, a l’air bien tripant. Alors, quand c’est le cas, autant en profiter et sauter les deux pieds dedans ! Here comes Chrysalis !

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Chrysalis est un donc un film de science-fiction, mais aussi un polar, un film d’action, un film avec Dupontel (un genre à part entière tellement il est ENORME !),… On y suit ainsi David Hoffmann (Bernie Noël), lieutenant à la police européenne, qui reprend du service pour coincer l’assassin de sa femme, dangereux criminel activement recherché (ça, c’est la partie polar). Son enquête le mènera jusqu’à une étrange clinique où l’on manipule la mémoire… « mais certains souvenirs ne s’effacent jamais » (ça, c’est la partie s.f.).

Bon, c’est sûr qu’on a déjà eu des pitchs un peu plus clairs, mais on peut malgré tout être sûr que l’histoire tiendra quand même un minimum la route, déjà parce que c’est un film français – ça m’arrive pas souvent d’avoir des accès de chauvinisme comme ça, même jamais, mais faut bien reconnaître qu’avec le peu de films de genre français qui sortent, en général ils sont quand même assez chiadés à ce niveau-là. Et pour ne rien gâcher, Chrysalis a l’air de se trâmer dans une bonne petite ambiance bien sombre et glauque avec en plus, comme le montre le teaser ci-dessous, des combats pas mal brutaux (ça, c’est la partie action). Un film qui s’annonce donc plutôt bien et que je vous encourage à aller voir au cinoche (pour le cinéma français, svp !) ! Et en plus, il y a Albert Dupontel dedans (ça, c’est la partie Bernie Noël) ! 

http://www.dailymotion.com/video/79q2stDPJlEjfgoIi

28 Semaines plus tard

30 août, 2007

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Alors voilà, ça y est, j’ai vu 28 semaines plus tard et, malgré ma crainte inexpliquée des zombies (oui, bon, ce sont pas vraiment des zombies mais des « infectés ») (l’effet reste cependant le même : ils me font flipper), j’ai survécu à ce film que l’on pourrait qualifier de stressant. Ce qui veut bien dire ce que cela veut dire : le film ne fait pas vraiment peur. Enfin, disons que je n’ai eu aussi peur que je le craignais. Est-ce un mauvais point d’entrèe de jeu, alors ? Bah, pas vraiment, parce que si 28 semaines plus tard ne vous fait pas vous chier dessus, il peut au moins se targuer de vous foutre un putain de coup d’adrénaline ! 

« Il aura suffit de 28 jours pour que toute l’Angleterre soit dévastée par un mystérieux virus transformant les gens en bêtes assoiffées de sang. N’ayant plus rien pour se nourrir, les infectés commencèrent à mourrir de faim jusqu’à ce que, bientôt, il n’en reste plus un. Des militaires de l’OTAN réinvestirent alors le pays et sa reconstruction put commencer. On relogea les gens, les familles se réunirent, on réorganisa la société. Tout se passait pour le mieux… mais pas pour longtemps. Car à la 28ème semaine, le virus fait sa réapparition…« 

Il s’agit donc ici d’une suite suivant un modèle très en vogue en ce moment, celui du Aliens de James Cameron, ou comment jouer intelligemment de la surenchère pour se démarquer de l’original. « Bigger and larger« , comme disent les gens qui peuvent lire Shakespeare dans le texte. Un traitement qui tendrait à le rapprocher presque plus d’un film d’action que d’un véritable film d’horreur. Ce qu’il faut comprendre par là, c’est que l’on ne passe pas ici son temps à attendre qu’un de ces enfoirés de zombards veuille bien sortir de l’obscurité pour nous faire sursauter, ce qui demeure une technique efficace mais classique, presque trop facile (et donc préjudiciable). Au contraire, les premiers infectés que l’on voit sortent même de la lumière, c’est dire ! Il s’agit bien ainsi d’une horreur plus malsaine, plus « intellectuelle » dans sa façon d’être mise en scène et de par les thèmes qu’elle aborde (je ne peux pas trop en parler ici car je risquerai de vous défleurer 2/3 surprises qui ponctuent un scénario plutôt malin).

J’en vois qui sortent de la salle au mot « intellectuelle », mais rassurez-vous : dans 28 semaines plus tard, il y a du gore et du gun ! Et en quantité ! Car cette suite prend le contre-pied direct de l’original, en ne nous dépeignant non plus l’errance d’un petit groupe au milieu d’une Angleterre abandonnée et déshumanisée mais en nous faisant partager une nouvelle chute à grande échelle. Comme si l’on assistait aux évènements qui précédaient le réveil du personnage de Cillian Murphy dans 28 jours plus tard, ce chaos dont on ne voyait que le résultat. Il n’y a donc ici pas de place pour un suspense à base de « cheap tricks » car le danger est déjà là, partout, omniprésent. Une fois la seconde vague d’infection lancée (avec une scène très sympa et bien violente de foule en panique), le film ne relâche plus son rythme et il ne reste plus aux personnages qu’à courir, surtout « expression censurée » infectés, « expression censurée » se met à tuer « expression censurée » pour « expression censurée ». Seuls contre tous dans une course désespérée (le magnifique thème musical du film rend très bien cette idée).

Commençant par une scène d’anthologie (n’ayons pas peur des mots, car cette scène où l’on voit Robert Carlyle poursuivi au beau milieu de la campagne anglaise par plusieurs dizaines d’infectés a vraiment un « je-ne-sais-quoi » d’unique et de tétanisant) et se poursuivant agréablement avec de très bonnes idées (le napalm sur Londres, la scène très gore de l’hélicoptère,…), 28 semaines plus tard est ce qu’on appelle une excellente suite, peut-être même meilleure que l’original avec lequel elle partage ce regard dépité sur l’extinction de l’Homme à cause de l’Homme. Un film donc à la fois nerveux, speed, tendu, électrisant et stressant. 

ndr : vous remarquerez que cet article contient quelques « expressions censurées », ceci étant dû au fait que l’on m’a accusé de spoiler le film en ces lignes. Après explications avec l’accusateur (mabataille, tu fais chier mais t’as raison… on va dire, j’veux pas d’emmerdes, moi !), j’ai cédé et donc censuré cette phrase polémique. Pour ceux qui avaient déjà lu cet article (et qui le relisent présentement : merci les gars et les filles, ça fait chaud au coeur de voir que vous aimez autant ce blog), je m’excuse et je leur demande présentement d’oublier ce qui pouvait y avoir dans cette phrase. Ça m’éviterait d’avoir à aller chez eux pour les lobotomiser. Merci et vive la liberté d’expression sur internet ! 

Y en a marre de la vaisselle !!!

29 août, 2007

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(ouais… elle a pas dû la payer cher non plus pour la tordre comme ça)

Délires morbides enfantins

29 août, 2007

L’auteur Neil Gaiman est plus que prolifique en ce moment puisque j’ai à peine le temps d’annoncer un de ses nouveaux projets, qu’un autre arrive par derrière sans crier gare. Le dernier en date est donc l’adaptation de l’un de ses nombreux romans, Coraline, qui raconte l’histoire à la Alice au pays des merveilles d’une petite fille emménageant dans une maison gigantesque et où elle découvre une porte secrète. Porte qui mène à un monde très semblable au sien sauf qu’ici, tout est mieux. Enfin, c’est ce qui paraît…

Neil Gaiman à la base d’un scénario, déjà, ça aguiche bien le chaland. Mais ce qui fait encore plus plaisir, c’est que c’est Henry Selick (L’Etrange Noël de Mr. Jack, Monkey Bone) qui réalisera le film dans un mix de stop-motion et d’animation par ordinateur. Les premiers échos laissent espérer à une véritable claque en matière d’animation alors que l’affiche finit de nous appâter avec son look à la « best of Tim Burton ». Bon, bah maintenant j’attends… 

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Séance de rattrapage – Vol.2

28 août, 2007

Après m’être rattrapé sur les bandes-annonces, voici venu le temps des rires et des chants dans l’île des news plus toutes fraîches du net. Mais bon, on sait jamais, peut-être que vous étiez passés à côté ?

- Johnny Depp essaierait de lancer la transposition de la série « Dark Shadows », dont il était fan tout petit, au cinéma. Et en quoi ça nous intéresse, me direz-vous ? Qu’est-ce que c’est que cette série ? Bah j’ai pas bien compris, sauf qu’il y a des zombies, des loup-garous, des monstres, des sorcières, des fantômes et Johnny Depp en patriarche vampire. Ça me suffit pour m’intriguer.

- Len Wiseman, initiateur de la série des Underworld et réal de Die Hard 4, réalisera prochainement le remake du New-York 1997 de Big John (qu’est-ce qu’il peut se faire remaker, alors, ce Carpenter !). Gerard – 300 – Butler reprendra la défroque de Snake Plissken (ça va être très dur de faire oublier Kurt Russel) et le film sera produit par Neal Moritz, ce qui fait peur. Dernière petite info : Carpenter himself devrait participer au scénario… mouais, ça sent un peu l’arnaque, ça…

- Neil Marshall, dont le Doomsday se tourne tout tranquillement, a reconnu qu’il pourrait y avoir une suite à son précédent succès, The Descent. Rien n’est sûr pour l’instant, mais pourquoi pas ? Une suite à un très bon film vaut mieux qu’une bouse « originale » (et qui sera sûrement le premier volet d’une série, en plus) !

- Attention, c’est pas une connerie : Ridley Scott plancherait actuellement sur une adaptation au cinéma du… monopoly !? Alors là, faudra qu’on m’explique… on va regarder des gens faire une partie et se transformer en « Jekyll et Hyde » (dixit le réal) ? Après l’annonce des Sims en film, c’est à se demander ce qui traîne comme drogues en ce moment à Hollywood…

- Samuel Hadida, après Silent Hill, Resident Evil et Onimusha, va produire une autre adaptation de jeu vidéo en la pixellisation de « Return to Castle Wolfenstein ». Sachant que le projet est confié à Roger Avary (Killing Zoe, Les Lois de l’attraction) pour l’écriture et la réalisation, il faut s’attendre à un démastiquage de nazis bien trash. Cool !

- Neil Gaiman a révélé que le réalisateur de Hard Candy et du prochain 30 Days of night, David Slade, devrait mettre en scène l’adaptation de son roman Neverwhere. L’histoire d’un homme qui plonge dans un Londres alternatifs, peuplé de créatures étranges et de démons. Yop ! Yop ! Yop ! Je veux ! Je veux ! Je veux !

- Un film live tiré de la série de jouets G.I. Joe va bientôt voir le jour. Voilà. Ah, et ce sera réalisé par Stephen – La Momie – Sommers. Voilà. (non, je ne m’enflammerai plus comme pour les transformers !)

- Warner Bros. et Todd McFarlane (créateur du comic Spawn) vont s’associer pour porter à l’écran une adaptation un peu nouvelle du Magicien d’Oz. Quand on voit la série de jouets qu’il en avait tiré, il faut s’attendre à un truc plutôt décalé et trash. Cool ! (oui, le mot « trash » va de paire avec l’expression « cool », c’est comme ça)

- Opération dragon, le classique avec Bruce Lee, va être remaké par un ancien de la série « The Shield ». Je ne suis pas sûr, mais de ce que j’en ai lu, l’histoire n’est absolument pas la même. Comprenne qui pourra.

Evan Tout-Puissant (Reloaded)

28 août, 2007

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Comme je m’étais promis de le faire – dans ma critique « div-x-nation » – si l’occasion se présentait, je suis allé voir Evan Tout-Puissant au cinéma (prenez ça dans votre face, détracteurs du div-x !). Histoire de confirmer mon opinion plutôt excellente de ce petit film (c’est rigolo de dire « petit » parce que c’est le plus gros budget jamais alloué à une comédie) (qu’est-ce qu’on se marre !), mais ce nouveau visionnage m’a contraint à revenir en ces terres désolées pour apporter quelques petites précisions. Comme j’ai déjà bien parlé de ce film (cherchez dans la catégorie « Div-X-nation »  pour retrouver la critique complète), je vais faire très vite et ne gâcherais le temps de personne.

Numero uno : la vf craint. Mais vraiment, elle craint ! Ça étonne quelqu’un ? Personne ? Comme c’est étonnant…

Numero doue : la vf craint… ah non, je l’ai déjà fait, ça. Ah, oui ! Les commentaires sur Dieu que j’avais mal compris en vo non sous-titrée ! Ou comment on nous explique que le Déluge invoqué par Dieu n’est pas un système d’épuration à faire pâlir de jalousie les nazis mais bien un acte d’amour… bah oui, les animaux viennent par paire pour… s’aimer… et tout ça. J’avais donc manqué ces quelques petites touches d’hypocrisie quand j’avais le cul vissé devant mon ordi, mais au cinéma on ne peut pas passer au travers. Voilà, c’est pas très méchant mais ça rend quand même le film un peu moins sympathique. Dommage.

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« The rich get richer… »

28 août, 2007

Je vous en avais parlé vite fait avant mes vacances, la série « Futurama » va renaître de ses cendres sur la chaîne Comedy Central très prochainement. Pour confirmer cela, voilà une petite publicité sympatoche :

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Final Fantasy III

28 août, 2007

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Les « Final Fantasy » sont des jeux de légende, de ceux qui ont collaboré à créer un genre à part entière en lui servant de modèle jusqu’à aujourd’hui encore. Alors quand le portage de l’un d’entre eux fut annoncé sur la DS, dire que cela a fait se pisser dessus tous les rpg-istes du monde est un euphémisme. Et encore, ils ne savaient pas ce qu’ils allaient se prendre sur la gueule.

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Car ce « Final Fantasy III » est tout simplement le meilleur rpg de la portable. Plus long (46h contre 38) et plus complet que « Magical Starsign » (son seul concurrent sérieux et déjà excellent soft), le jeu de Square-Enix en met plein les yeux et les oreilles avec sa toute nouvelle 3D (bon c’est pas de la pS3 non plus, faut pas exagérer, mais c’est déjà bien classe) et ses mélodies qui sont un des charmes indéniables de la série. La maniabilité au stylet se fait très naturellement et, exception faite de 2/3 bugs dans les boutiques, cette nouvelle façon de jouer remplit donc parfaitement son contrat. On peut regretter que la fonction tactile ne soit pas utilisée en combat comme dans « Magical Starsign » (où quand on lance une attaque, on peut faire un coup critique en appuyant sur le perso au bon moment), mais cela aurait changer la nature du jeu qui doit rester un RPG old school. Donc tant mieux, finalement.

Et le jeu n’a pas besoin de cela pour offrir une profondeur suffisant à relancer notre intérêt car même s’il s’agit du remake d’un des premiers épisodes de la saga, la variété de son gameplay en faisait déjà un RPG comparable à ceux d’aujourd’hui : déplacements sur la carte avec plusieurs véhicules (chocobos, avions, sous-marin), un système de job assez conséquent (presque une trentaine de jobs), quête en 2 parties avec un nouveau monde qui apparaît, personnages de support à certains moments,… On le voit, c’est très complet; et le jeu offre donc une aventure très dense dans laquelle on avance avec grand plaisir.

« Final Fantasy III » est donc un super jeu, un incontournable pour tous les rôlistes du monde vidéo-ludique.Véritable résurrection d’un ancien classique, ce nouvel habillage lui offre une crédibilité supplémentaire quand certaines autres adaptations ne sont que de simples portages. Il est beau, il est sympa, il chante à l’oreille et vous plongera dans un monde de lumière et de ténèbre, de guerre et de magie : putain, j’ai adoré ce jeu !  

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