Archive pour juillet, 2007

Vous reprendrez bien un peu de dragon ?

9 juillet, 2007

Je sais pas pour vous, mais moi je kiffe bien les dragons dans un film : ils sont puissants, ils volent, crachent du feu et parlent avec la voix de Philippe Noiret (enfin, pas tout le temps). Alors quand il y a un film avec des dragons qui s’annonce, je me dois de vous faire partager mon excitation et de vous annoncer que D-War a l’air d’être bien sympa.

Production coréenne avec des acteurs de type caucasien (pour l’exportation, c’est plus simple), ce film nous montrera donc comment une guerre ayant lieu dans une autre dimension va débarquer en plein milieu de Los Angeles, avec ses grosses bêbêtes vindicatives qui ne feront rien qu’à tout casser (coool). Les effets spéciaux ont l’air d’être plutôt soignés (ce qui n’est pas toujours le cas avec les asiatiques) et tout cela s’annonce frais comme une bonne sieste sur un barbecue.

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Jeu à la con

9 juillet, 2007

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Die Hard 4 : Retour en Enfer

8 juillet, 2007

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Notre époque est marquée par le retour des grandes figures cinématographiques des années 80 (et, en poussant un peu, des années 90) : Terminator, Rocky, Rambo (de là à dire que Stallone ne survit plus qu’au travers de ses gloires passées, il n’y a qu’un pas), Indiana Jones,… Le public a envie de retrouver ces joies passées, ce plaisir nostalgique de revoir les gloires l’ayant fait rêvé, tandis que les producteurs ont très envie de se faire un max de thunes sans trop se creuser les méninges :  une drôle de situation qui nous met face à nos faiblesses en tant que consommateurs, nous fait ressentir une certaine culpabilité quand on comprend à quel point nous sommes manipulables. Alors, sachant cela, est-ce que l’on avait vraiment envie de retrouver John McClane dans un nouveau Die Hard ? Bah… ouais. Bordel, ouais !

Comme disait Gilbert Bécaud : « il n’y a pas de mal à se faire plaisir, sauf si c’est en enculant des animaux ». Alors ne gâchons pas notre plaisir avec ces vaines réflexions et profitons plutôt de ce revival plus que bienvenu. Et vous savez quoi ? I’m happy ! Die Hard 4 : Retour en Enfer est un vrai bon film d’action, un de ceux qui vous chopent par le colbac dès le début et ne cessent de vous en foutre plein les mirettes et les oreilles pendant deux heures trépidantes et pétaradantes. On pouvait craindre que Bruce Willis soit trop vieux pour ces conneries : il n’en est rien, McClane a toujours autant la classe. On pouvait craindre que le buddy de service soit le symptôme d’un jeûnisme envahissant et casse-couille : il n’en est rien non plus, il est en fait plutôt sympathique et a même la décence de ne pas faire de skate-board. On pouvait aussi craindre que la fille de McClane soit une présence plus génante qu’autre chose : ce n’est encore pas le cas, elle est introduite vite fait, bien fait, et ne revient dans l’histoire que lorsque que c’est nécessaire. 

Parce que ce crû 2007 reprend les éléments qui ont fait le succès de la série, à savoir un héros charismatique qui balance des vannes avec un certain dédain et de l’action, de l’action, de l’action ! Et de ce côté-là, on est bien servi : entre l’instantanément culte « catapultage de voiture dans un hélicoptère » ou le combat contre un avion de chasse sévèremment armé, on assiste à des scènes énormes et jamais vues auparavant. Et cela tout du long, ce qui fait que l’on ne s’ennuie jamais grâce à un scénario habillement ficelé qui parvient à faire cohabiter une histoire intéressante (le piratage informatique de tout un pays, ça fait quand même un putain d’enjeu avec des conséquences assez cools) et ces scènes d’action de haute-volée.

Alors, si l’on voulait vraiment pinailler, on pourrait regretter que le film adopte cet apparat un peu trop  »sérieux », « réaliste », ceci étant principalement dû à une image privée de ses couleurs chaudes quand celles de Une journée en enfer, par exemple, éclataient à l’écran et à un patriotisme à la mord-moi-le-noeud (cette fois, il sauve carrément tout les Etats-Unis), mais il est désormais plus dur de s’éclater en racontant une histoire touchant au terrorisme (merci le 11 septembre et la bêtise américaine). Ce qui éloigne ainsi quelque peu ce 4ème Die Hard de la touche « comic » qui caractérisait les précédents, mais « à nouvelle époque,… ».

Bouder Die Hard 4 à cause de cela serait donc pure folie, ce serait se priver d’un excellent moment de ciné qui remplit amplement ses promesses quand cela se fait trop rare (Spiderman 3, Pirates des Caraïbes 3,… la liste est longue). En tout cas, on peut dire que le bal des « grosses sorties alléchantes de Juillet » commence de bien belle manière avec ce nouveau chapitre d’une série culte, le retour en force du plus cool des flics ricains. Putain, ouais !      

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Le gros buzz du moment

8 juillet, 2007

Voilà un film dont vous risquez d’entendre énormément parler alors qu’il n’y a encore pas grand chose à dire, Cloverfield (titre non-définitif), projet top-secret chapeauté par J.J. Abrams (le créateur de « Lost », « Alias » ou encore réalisateur de Mission Impossible 3) et dont la campagne promo soulève de nombreuses questions.

La première et la plus importante : qu’est-ce que c’est que ce film, putain ? Comme vous le verrez sur la bande-annonce pirate un peu plus bas (désolé pour la qualité, mais pour l’instant il n’y a que ça), on se croirait dans un reportage à la Paris dernière dans une fête branchée, jusqu’à ce que la lumière s’éteigne, que des bruits étranges se fassent entendre et que des explosions mystérieuses détruisent New-York.

Mais là où le projet se fait plus que bandant, c’est quand on lit les premiers pronostics faits sur la toile. Ainsi, les sites assez évasifs rattachés au film (tapez « Ethan Haas » sur google) laissent apparaître des noms directement empruntés à la mythologie des Grands Anciens créée par Lovecraft… vous me suivez, là ? Alors, est-ce que cette chose qui tombe du ciel sur la Grosse Pomme et pousse des hurlements déments serait Cthulhu ou un de ses comparses ? Bah, pour l’instant, rien n’est sûr. Mais si c’est bien le cas, on pourrait bien se retrouver avec un film qui risque d’être sacrément cool. Franchement, une fin du monde lovecraftienne filmée à la Projet Blair Witch, ça vous titille pas la fibre cinématographique ? Moi, si.

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Zemeckis reste sur les rails du Polar Express

7 juillet, 2007

Robert Zemeckis, le génial réalisateur derrière des films comme Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ou la saga Retour vers le futur et dont les talents d’explorateur visuel ne sont plus à démontrer, continue sur la voie qu’il a lui-même initiée avec Le Polar Express et sa nouvelle technique d’animation. Sorte de croisement entre la performance live, la motion capture et l’animation traditionnelle, cette méthode donnera ainsi bientôt vie à la légende nordique de Beowulf dans une relecture du mythe qui s’avère plus qu’excitante. Peu d’images circulent pour l’instant sur le net (vous en trouverez malgré tout quelques unes ci-dessous et qui laissent augurer du meilleur), mais quand on sait que le scénario sera en plus écrit par Neil Gaiman et Roger Avary, on ne se fait pas trop de soucis quant à la qualité potentielle du projet.

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Dans un autre registre, et comme cette technique de réalisation a l’air de fortement l’intéresser, Robert Zemeckis ne s’arrêtera pas là et continuera sur sa lancée avec une autre relecture fraîchement annoncée, celles des Contes de Noël de Dickens où, excusez-moi du peu, Jim Carrey interprétera à la fois Scrooge et les fantômes du passé, présent et futur.

Deux projets à faire rêver tous les geeks du monde, en somme.

Oh oui, maîîîtres ! (accent transylvanien)

7 juillet, 2007

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Pour les fans d’extra-terrestres, de robots et autres joyeusetés spatiales, voici enfin venir le pendant science-fictionnel de la série « Masters of horror », à savoir le fort logiquement nommé « Masters of science-fiction » (mais où ils vont chercher tout ça ?).

Diffusée sur ABC à partir de début Août, cette série ne se composera que de 4 épisodes, ce qui peut sembler peu mais devrait être compensé par une débauche de moyens pour atteindre la hauteur des étoiles. Enfin, c’est ce qu’on nous promet en tout cas. Les 4 histoires seront ainsi tirées de nouvelles d’auteurs célèbres du genre, à savoir John Kessel, Howard Fast, Robert A. Heinlein et Harlan Ellison. Et si il y aura bien quelques stars qui participeront à l’aventure (oui, c’est bien Locke de « Lost » ci-dessus, mais il y a aussi Malcom MacDowell, John Hurt,…), la palme de la participation la plus intéressante et surprenante revient à Stephen Hawking, le célèbre astro-physicien paraplégique, qui servira ici de narrateur aux différents épisodes (s’il est aussi marrant que dans « Futurama », ça pourrait bien le faire !).

Et pour rester dans la série des « Masters », sachez que Canal + a commencé à diffuser la saison 2 des « Masters of horror » ce vendredi soir, en seconde partie, avec des épisodes signés John Landis (très sympa) et Tobe Hooper (début bien cool et fin en grand n’importe nawak). Heureusement qu’ils en ont fait de la pub sur allocine, parce que sinon je ne l’aurais même jamais su… Je fais donc passer le message pour ceux qui, comme moi, ont autres choses à lire que le programme télé. 

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1408

6 juillet, 2007

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Stephen King est un homme torturé et, en tant que tel, il aime à écrire sur lui, il en a besoin. On retrouve donc très souvent parmi ses héros des écrivains à la fois cyniques et désabusés, des « observateurs » qu’il arrive à faire vivre pour la simple raison qu’il en est lui-même un (et cela même s’il est en train de devenir aveugle suite à un accident de voiture). On retrouve ainsi dans ses écrits cette sincérité, ce réalisme qui ancre le fantastique dans le quotidien et le rend fascinant. Et 1408 ne déroge pas à la règle…

Un auteur, spécialisé dans les récits sur des hôtels prétendument hantés, loue une chambre réputée mortelle pour quiconque tente d’y passer une nuit. La 1408. Au départ plus que sceptique, il devra pourtant se rendre à l’évidence qu’il existe des forces contre lesquelles la Raison ne peut rien car il est entré, désormais, en Enfer.

Y a pas à dire, le pitch est simple. Mais c’est pas plus mal car cette apparente simplicité, 1408 est tiré d’une nouvelle et non d’un roman, va permettre à l’histoire de se caler dans le format cinématographique là où beaucoup des écrits de King conviennent mieux au format télévisuel (je suis un gros fan du téléfilm Ça depuis des années). Et même si l’on ressent une certaine longueur vers les 3/4 du film, le héros passant tout de même près d’une heure dans la même chambre, l’histoire reste suffisamment ingénieuse pour nous tenir éveillés, pour nous donner envie de connaître le mot de la fin.

Cela tient au fait que ce film est un véritable concentré de tout ce qu’ont pu nous offrir les histoires de maisons hantées depuis des dizaines d’années, entre apparitions fantômatiques, murs qui saignent, radio qui s’allume toute seule et autres plongées dans la folie paranoïaque. En cela, le film repose ainsi entièrement sur l’interprétation de John Cusack (excellent), ce personnage solitaire et désabusé qui se retrouve confronté d’un seul coup à tout ce qu’il a mis si longtemps à décrédibiliser, un festival de manifestations surnaturelles sans cesse plus violentes et perturbantes.

Sans être un chef d’oeuvre, 1408 est donc un petit film sympathique qui pèche malheureusement par son manque d’originalité intrasèque (plus un best-of qu’une véritable relecture du genre), ce qui ne l’empêche pas de se suivre agréablement avec sa réalisation assez soignée. Gageons que The Mist, future adaptation de l’auteur, saura éviter cet écueil et rendre un véritable hommage au talent de créateur d’histoires de King.  

Tomb Raider – Animated Series

6 juillet, 2007

Une petite annonce pour vous parler d’un projet d’animation qui va très bientôt voir le jour sur le net, la série Tomb Raider. Bon, ce n’est pas à proprement parlé une série télé mais il faut bien que je remplisse ma catégorie « télévisionnage », non ? Et comme c’est dur de trouver des programmes télés qui vaillent la peine ou qui attisent un minimum la curiosité…

Pour  en revenir à nos moutons, disons que l’intérêt de cette nouvelle plongée dans le monde de Tomb Raider sera (autre que les formes de son héroïne) que les 10 épisodes prévus permettront à plusieurs réalisateurs différents d’aborder le sujet selon leur point de vue. D’inventer des histoires de leur cru et qui élargiront la mythologie de l’aventurière britannique. Le premier épisode en 3 parties sera ainsi l’oeuvre de Peter Chung, le type qui a crée Aeon Flux… dommage, j’aime pas vraiment son style (faîtes-vous votre avis avec le teaser ci-dessous). Enfin, ça reste une bonne initiative et j’attends de voir les autres travaux avec impatience.

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