Les Simpson – le film

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Plus de 10 ans ! Ça faisait plus de 10 ans que l’on entendait parler de ce film et qu’on l’attendait comme le messie, sans rien voir venir de concret (tiens, comme pour le messie… ce sont les juifs qui doivent être dégoutés : ils auraient mieux fait d’attendre Les Simpson – le film) (ça aurait fait une bonne pub, ça, un peu sujette à scandale mais bonne quand même). Pendant un temps, certaines rumeurs laissaient même entendre parler d’une adaptation « live », avec de vrais acteurs. Un choix qui aurait pu coûter cher en ces heures où l’audience américaine de la série stagne à un niveau « tout juste satisfaisant ». Heureusement, Matt Groening et son équipe n’en ont rien fait, ils sont restés fidèles à leur matériau d’origine, gardant ce qui en faisait la force. Le sel. La quintessence. Pour notre plus grand plaisir.

Car c’est un vrai plaisir que de retrouver les Simpson sur grand écran, surtout dans un film à la fois si proche de la série et, en même temps, tellement différent. Une habile balance entre respect et nouveauté, à savoir exactement ce qu’il faut faire lorsqu’il s’agit de bosser sur une adaptation. Parce qu’il faut à la fois contenter les anciens fans, les futurs fans potentiels et les créateurs qui ont désormais l’occasion de jouer avec un nouveau format. Une gageure que l’on retrouve d’ailleurs dès le générique de début, celui-ci suivant le modèle de la version télévisée mais sans oublier de l’upgrader avec des ajouts bien sympathiques, qui permettront tout autant d’introduire rapidement les « futurs » dans cet univers et cet humour qu’ils apparaîtront comme des clins d’oeil complices aux « anciens ». L’équipe aux commandes de cette perle, à la différence par exemple du film South Park qui était une VRAIE comédie musicale cinématographique comme peu d’épisodes le sont (sans être péjoratif : je voue un véritable culte à South Park – le film), n’hésite donc pas à jouer avec sa nature première, télévisuelle. Au travers d’un écran-titre « à suivre », d’un bandeau publicitaire, du générique de fin,… De petits détails, presque insignifiants, qui n’en demeurent pas moins symptômatiques d’une volonté de bien-faire évidente. De transposer sans dépayser. 

Le passage au cinéma et une utilisation plus généralisée de l’informatique offre aussi à la famille jaune de revêtir leurs plus beaux atours. C’est bien simple, on ne les avait jamais vu comme ça ! Que ce soit au niveau de l’animation fluide des personnages, des mouvements de caméra sinueux ou des détails dans les plans larges (les scènes de foule sont une vraie chianlit à faire sur la série), on apperçoit clairement la grandeur qu’impose le format du long-métrage et qui est ici adoptée avec succès. L’élément le plus révélateur de cela étant bien sûr les CGI, car ce sont eux (et le budget, ça va sans dire) qui permettent d’atteindre le look « cinéma ». Pourtant, ils ne consistent pas non plus en un déferlement d’effets tape-à-l’oeil mais, encore une fois, ils se fondent dans la mouture télé en calquant leur aspect sur celui de la 2-D - car la série est presque exclusivement en 2-D, aujourd’hui encore - rappelant par là-même le brilliant travail déjà effectué sur l’autre série de Matt Groening, « Futurama ».  

Mais « Les Simpson » ne sont pas que ça, c’est aussi l’histoire d’une famille dont chaque membre nous est famillier, proche. On ne peut donc pas faire un film en les utilisant comme de simples prétextes, ils se doivent d’exister pour que l’on retrouve cette forme de « réalité » qu’ils ont acquis après 18 années à les fréquenter. Et si leurs personnalités sont déjà solidement établies par la série, ils ne leur manque plus pour atteindre cette « existence » que chacun ait son mot à dire dans le film, qu’il ne soit pas là juste pour être là. Et si un épisode est composé en général de 2/3 intrigues et sous-intrigues, le film et sa durée permettent d’élever ce nombre à 6/7 intrigues, ce qui offre à chaque Simpson la possibilité d’avoir sa propre histoire, plus ou moins importante en fonction de sa popularité (évidemment, Homer est au centre de tout le métrage). Tout ça pour dire que le scénario est béton, alliant le côté « intimiste » de la série à de l’action hollywoodienne avec un sens du rythme étonnant (il faut voir comment les gags -excellents - s’enchaînent). Tout est pensé en matière d’efficacité, le film ne souffre d’aucun temps mort et vous emmène au bout de ses 1h30 sans même que vous ayez eu le temps de décapsuler une bière. Dans le genre, on n’a pas fait mieux depuis South Park.

Alors, on pourrait croire en lisant tout cela que Les Simpson – le film n’est génial que ce parce qu’il ressemble aux épisodes de la série… eh bah c’est pas faux… pas totalement, en tout cas. Il s’agit en effet d’un épisode géant, respectant à la lettre la logique interne de la série ( la structure, les guests-stars,…) tout en l’explosant pour coller au grand écran. Un fragile jeu d’équilibriste auquel toute l’équipe s’est prêtée de la plus belle des manières, accouchant d’une comédie absolument ENORME ! Pour tout dire, j’en ai encore les larmes aux yeux tellement j’ai attendu de voir ça…

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9 Réponses à “Les Simpson – le film”

  1. yo spider cochon dit :

    Bon ba tout simplement dentesquissimement abracadabrantesque !!!!!!!!!
    A voir a tout prix !!!!!!!
    A revoir a tout prix aussi !!!!
    Enfin je dirais a ceux qu’ils ne l’ont pas vu: hahahahaha….putain ce que vous etes cons !!!!!!!!

  2. yo spider cochon dit :

    Salut c’est remoi c’est juste pour demander si on savait ce que devenait spider ccochon justement.
    J’ai peut etre raté un truc mais je n’ai pas su ce qu’il devenait et ceux qui étaient avec moi n’en savent pas plus.
    De toute façon cela n’enlève rien a l’énormité de cette comédie vers laquelle je me tourne chaque soir pour prier depuis que j’ai vu le film.
    Benjamin si tu me lis, i’ll wait for an answer of you!!
    Thank you and see you soon!!

  3. pitouwh dit :

    Je dois avouer que je ne me rappelle pas ce que deviens spider-cochon. Probablement a t-il quitté Springfield pour rejoindre une mégalopole et satisfaire à sa nature de cochon héroïque. Luttant contre le crime avec son groin et sa petite mèche à la Babe. Peut-être…
    Ou alors Homer a fini par le manger, ce qui est aussi très probable…

    Allez, jeune homme, je te dis à plus !

  4. simpconnerie dit :

    quand jai vus se filme jai rie du debut a la fin…….il a raisson quesse quil advien du cochon mes a par de sa ses vraiment crenpent

  5. simpconnerie dit :

    resalut je veux just dire que lai pairsonne quil non pas vue se film doit aler le voir au plus vite ok…………….merci

  6. Justeen dit :

    Apparement, Spider Cochon finit en Bacon ^^
    Je me posais la question aussi, & une pote m’a dit ça! Sauf que je me souviens absolument pas du passage dans le film . . .

  7. pitouwh dit :

    Cette question a fait débat au cours du mois d’août, parmi mon entourage, et il en est sorti que personne ne sait réellement ce qu’il advient de spider-cochon…

    Une théorie énonce qu’il disparaît du film dès que la famille quitte le Springfield sous cloche, une autre que l’on le revoit brièvement vers la fin dans les scènes de foule…

    Voilà, ça fait pas vraiment avancer le schmilblik. C’est pourquoi, plutôt que de se demander ce qu’il est devenu, j’aimerai que l’on réfléchisse à ce qu’il était : un cochon transformiste, avec un talent empreint de culot et de naturel. C’est ça qui est important, je crois, et c’est certainement l’image qu’il aurait voulu que l’on garde de lui.

    Nous t’aimons, spider-cochon !

  8. nonosimpson dit :

    spider scochon c trop bien vener voire mon site

  9. pitouwh dit :

    Un piti blog très sympa : voilà, t’as gagné, t’es dans mes liens !

    Et vive les Simpson !

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