Hot Fuzz

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« Nicholas Angel est flic. Un super-flic aux méthodes musclées et qui détient tous les records de la police de Londres, véritable modèle d’efficacité au service de la justice. Et c’est bien là le problème, car il fait passer tous ses confrères pour des amateurs. Alors, pour calmer ses ardeurs et sauver la face, ses supérieurs le mutent à Sanford, le village le plus tranquille de toute l’Angleterre et où le principal problème est un saltimbanque qui fait la statue vivante sur la place de la fontaine. Le lieutenant Angel aura bien du mal à s’adapter à cette vie rurale et à ses collègues laxistes mais, heureusement pour lui, une vague de meurtres va bientôt s’étendre sur la petite communauté…« 

Véritable transposition des films d’action américains à la Bruckheimer dans le cadre de la paisible campagne anglaise, Hot Fuzz joue la carte du mélange des genres comme le faisait Shaun of the Dead et réussit encore une fois à remporter le pactole. Il faut dire que le triumvirat derrière ces films sait s’y prendre pour donner une touche franchement originale à leurs métrages, usant d’un humour plus fin qu’il n’y paraît – on peut vraiment l’apprécier à plusieurs niveaux, sans même connaître les films qu’il pastiche – pour donner un ton spécifique qui va englober toutes les tendances et les unifier. Et elles sont ici nombreuses : film d’action, bien sûr, mais aussi film policier (avec enquête, indices et tout le tralala), comédie de moeurs ou encore film d’horreur avec un assassin qui fait très slasher (capuche noire et affection pour les objets tranchants de rigueur) et quelques plans gores bien sympas.

Pourtant, il ne faut pas s’attendre à un déferlement de scènes d’action car le principe même de ce cross-over est de parachuter Bad Boys 2 dans l’un des rares pays où les simples policiers n’ont pas d’armes à feu. Les 3/4 du film consistent donc en la découverte du village par le héros, puis son adaptation et  ensuite l’enquête à proprement parlé. Et ce qui aurait pu n’être qu’une longue et rébarbative installation de l’action d’1h10 est en fait un modèle de comédie qui passe trop vite tant les blagues venues de nulle part fusent en tous sens. Tout ça jusqu’à un final dantesque – dès qu’on leur met des armes dans les mains – qui joue à fond la carte du décalage, autant délirant qu’il est respectueux du travail de démolition de l’école américaine, adoptant à l’identique le style survolté d’un Tony Scott sur Domino pour mieux y intégrer leurs gags.

Hot Fuzz est donc une franche réussite, une vraie bonne comédie à la fois intelligente et complètement barrée, le cri d’amour de geeks pour un genre souvent décrié et méprisé mais ô! combien jouissif. Et, en tant que geeks, on ne peut dès lors dire qu’une seule chose : Hot Fuzz, c’est le film qu’il te faut ! 

(… oui, ça veut dire que ça DECHIRE GRAVE !!!)   

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2 Réponses à “Hot Fuzz”

  1. judepomm dit :

    je suis aussi allez le voir tout a l’heure et moi aussi je me suis bien éclaté devant cette comédie d’action sans comparaison car là où d’autre détourne les situations uniquement ,lui s’appuie aussi sur la réalisation (les bruits stylés pour n’importe quelle actions ou les ralentis).
    Je trouve vraiment que leur style leur est propre et c’est surement ça la plus grande force de leur deux films.
    Vivement leur prochain film avec peut-etre l’episme comme point de fixation et une histoire d’agneau unique.

  2. pitouwh dit :

    C’est vrai que les 2 acteurs principaux rentreraient à merveille dans la peau de Frodon et Sam. Et ils partagent tous les quatre un goût immodéré pour la bière, ce qui colle encore mieux !

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