Harry Potter et l’Ordre du Phénix

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Evitons-nous le tortillage de croupion et entrons direct dans le vif du sujet : ce nouvel opus de Harry Potter est probablement le meilleur de la série ! Rien que ça, ma bonne dame ! Bon, on peut noter certains manques dans l’histoire mais, je ne sais si c’est parce que le bouquin n’est plus très frais dans ma mémoire, pour la première fois je trouve que l’on a réellement l’impression que le film se suffit à lui-même, il y a vraiment une alchimie entre le contenu et la durée, pourtant assez courte (2h07, la plus petite de la série pour un des livres les plus épais).

Le travail d’adaptation n’a donc jamais été aussi réussi et tisse une toile logique entre les principaux évènements, aidé par un montage qui ne souffre pas de cette impression tenace de « passer du coq à l’âne » qui pouvait entâcher les autres épisodes. La scène d’entraînement de l’Armée de Dumbledore, par exemple et bien qu’usant d’un « truc » déjà fort usité au cinéma (le « montage » à la Rocky), démontre parfaitement l’efficacité du propos, la maîtrise du contenu. La musique elle-même prend un souffle nouveau – le thème de la série n’apparaît qu’après la première demi-heure – et finit d’asseoir ce sentiment que l’on regarde un vrai film ayant sa propre personnalité, avec un scénario mûrement pensé et non pas un bricolage fait à partir du roman (ce qui ne m’empêche pas non plus d’apprécier les autres… bah oui, j’adore cette série). On s’est recentré sur le coeur de l’histoire intelligemment, la révolte, ce qui offre une réelle consistance à cet Ordre du Phénix : le fil rouge n’est cette fois plus l’année scolaire (le problème majeur du 3ème opus et qui l’empêchait d’atteindre ce niveau), mais bel et bien la « mission ». Et ça fait du bien !

Surtout que la réalisation, tout comme la direction artistique, n’est pas en reste, elle a même une classe similaire à celle de Cuaron pour Le Prisonnier d’Azkaban et qui faisait référence, ce qui est un point plus qu’excellent quand elle sert à mettre en images des scènes avec un vrai souffle épique et un ton de plus en plus adulte. On pense à la première attaque des Détraqueurs, simple et efficace, à la libération de Harry par l’Ordre du Phénix, bougrement galvanisante, ou bien encore au monstrueux duel finale qui nous montre pour la première fois des sorciers se battre pour de vrai (et ça vaut le détour, croyez-moi !). Autant de scènes qui inscrivent finalement la saga dans une période plus mâture, véritable prolongation du final sombre et « traumatisant » de La Coupe de feu. L’époque des débuts, de la découverte et de l’émerveillement, est désormais finie et on passe aux choses sérieuses de bien belle manière.

Notons de plus un casting bien pensé et l’introduction réussie de nouveaux personnages qui collent immédiatement avec l’univers d’Harry Potter, parfaitement interprétés, que ce soit la lunaire Luna Lovegood ou bien la détestable Dolores Ombrage (Helena Bonham Carter est trop peu présente pour pouvoir juger). On pourrait aussi louer l’excellente direction d’acteur dont a bien profité Daniel Radcliffe, jouant enfin plus que correctement, et qui est parvenue à recadrer Michael Gamblon qui faisait jusque là un Dumbledore trop excentrique pour être crédible.  Bon, Emma Watson joue toujours aussi mal, mais il s’agit quand même d’un plus non négligeable et qui laisse augurer du meilleur pour le 6ème film où l’intrigue se concentrera principalement sur le héros et son professeur.

Alors quand on sait que David Yates reprendra justement les rênes pour Le Prince de sang-mêlé, on ne peut que se réjouir d’avance et espérer qu’il saura réitérer le succés de cet épisode. Le meilleur de la série jusqu’à présent, rappelons-le.

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2 Réponses à “Harry Potter et l’Ordre du Phénix”

  1. tiniere karine dit :

    hum hum j en ai rate des choses!!!
    la digestion entraine un etat lethargique qui oups me donne l impression d avoir vraiment loupe un max de choses dans le film
    enfin harry n est pas mon hero prefere donc je n ai pas trop de regrets

  2. pitouwh dit :

    C’est parce que tu n’as pas les outils nécessaires pour bien apprécier le film, un peu comme quand on emmène un sourd à un concert : tu n’es pas trop fan d’Harry Potter, tu n’as que peu vu les films, jamais lu les livres, tu n’avais pas de réelle attente à part celle de retrouver le côté « magique » du premier,…
    C’était donc logiquement très dur pour toi d’apprécier le film malgré ses qualités évidentes, parce qu’il reste quand même un segment d’une série bâtie comme un bloc (cela se voit d’ailleurs parfaitement dans la critique à ma façon de le comparer sans cesse aux autres films).
    Désolé donc de t’avoir emmené dans ce traquenard. Promis, je t’éviterai les 6 et 7 si c’est possible.

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