Die Hard 4 : Retour en Enfer

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Notre époque est marquée par le retour des grandes figures cinématographiques des années 80 (et, en poussant un peu, des années 90) : Terminator, Rocky, Rambo (de là à dire que Stallone ne survit plus qu’au travers de ses gloires passées, il n’y a qu’un pas), Indiana Jones,… Le public a envie de retrouver ces joies passées, ce plaisir nostalgique de revoir les gloires l’ayant fait rêvé, tandis que les producteurs ont très envie de se faire un max de thunes sans trop se creuser les méninges :  une drôle de situation qui nous met face à nos faiblesses en tant que consommateurs, nous fait ressentir une certaine culpabilité quand on comprend à quel point nous sommes manipulables. Alors, sachant cela, est-ce que l’on avait vraiment envie de retrouver John McClane dans un nouveau Die Hard ? Bah… ouais. Bordel, ouais !

Comme disait Gilbert Bécaud : « il n’y a pas de mal à se faire plaisir, sauf si c’est en enculant des animaux ». Alors ne gâchons pas notre plaisir avec ces vaines réflexions et profitons plutôt de ce revival plus que bienvenu. Et vous savez quoi ? I’m happy ! Die Hard 4 : Retour en Enfer est un vrai bon film d’action, un de ceux qui vous chopent par le colbac dès le début et ne cessent de vous en foutre plein les mirettes et les oreilles pendant deux heures trépidantes et pétaradantes. On pouvait craindre que Bruce Willis soit trop vieux pour ces conneries : il n’en est rien, McClane a toujours autant la classe. On pouvait craindre que le buddy de service soit le symptôme d’un jeûnisme envahissant et casse-couille : il n’en est rien non plus, il est en fait plutôt sympathique et a même la décence de ne pas faire de skate-board. On pouvait aussi craindre que la fille de McClane soit une présence plus génante qu’autre chose : ce n’est encore pas le cas, elle est introduite vite fait, bien fait, et ne revient dans l’histoire que lorsque que c’est nécessaire. 

Parce que ce crû 2007 reprend les éléments qui ont fait le succès de la série, à savoir un héros charismatique qui balance des vannes avec un certain dédain et de l’action, de l’action, de l’action ! Et de ce côté-là, on est bien servi : entre l’instantanément culte « catapultage de voiture dans un hélicoptère » ou le combat contre un avion de chasse sévèremment armé, on assiste à des scènes énormes et jamais vues auparavant. Et cela tout du long, ce qui fait que l’on ne s’ennuie jamais grâce à un scénario habillement ficelé qui parvient à faire cohabiter une histoire intéressante (le piratage informatique de tout un pays, ça fait quand même un putain d’enjeu avec des conséquences assez cools) et ces scènes d’action de haute-volée.

Alors, si l’on voulait vraiment pinailler, on pourrait regretter que le film adopte cet apparat un peu trop  »sérieux », « réaliste », ceci étant principalement dû à une image privée de ses couleurs chaudes quand celles de Une journée en enfer, par exemple, éclataient à l’écran et à un patriotisme à la mord-moi-le-noeud (cette fois, il sauve carrément tout les Etats-Unis), mais il est désormais plus dur de s’éclater en racontant une histoire touchant au terrorisme (merci le 11 septembre et la bêtise américaine). Ce qui éloigne ainsi quelque peu ce 4ème Die Hard de la touche « comic » qui caractérisait les précédents, mais « à nouvelle époque,… ».

Bouder Die Hard 4 à cause de cela serait donc pure folie, ce serait se priver d’un excellent moment de ciné qui remplit amplement ses promesses quand cela se fait trop rare (Spiderman 3, Pirates des Caraïbes 3,… la liste est longue). En tout cas, on peut dire que le bal des « grosses sorties alléchantes de Juillet » commence de bien belle manière avec ce nouveau chapitre d’une série culte, le retour en force du plus cool des flics ricains. Putain, ouais !      

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4 Réponses à “Die Hard 4 : Retour en Enfer”

  1. judepomm dit :

    Est ce vraiment surprenant mais bon moi aussi j’ai adoré ce Die Hard 4 . Pour a peu prés les mêmes raisons cités dans ton article c’est a dire une action epoustouflante ,un buddy rigolo et une fille pas soulante.
    Je trouvais le méchant un peu bof au début mais dès que john et lui se mettent a parler il prend a ce moment bien plus de charisme.
    Sinon comme dans tous les Die Hard mais là c’est encore plus marquant (post 9/11 oblige) il n’y a pas un arabe méchant , là je dis vive les méchants européens bondisseurs.
    Bravo John, t’es vraiment le meilleur.

  2. pitouwh dit :

    C’est vrai qu’il n’y a jamais eu d’arabe comme bad guy dans les Die Hard, le seul présent dans ce quatrième volet étant même un gentil avec un poste haut placé. Comme quoi il s’agit d’une série vraiment intelligente qui va au-delà des clichés (le perso de McClane était du jamais vu à l’époque pour un film d’action, avec sa gouaille et son côté « suicidaire »).
    Par contre, je trouve que ça manque un peu d’asiatiques (j’adore celui dans le premier, le chinois de service des films d’action, qui trouve le temps de manger un snickers). Peut-être pour Die Hard 5 – McClane contre la grippe aviaire ?

  3. mabataille dit :

    Pas d’accord avec la fin de ta critique.
    Ce film est terrible allez le voir !
    Yipikaye pauvre con !

  4. pitouwh dit :

    Est-ce que tu es sûr d’avoir bien lu ma critique ? Parce qu’il me semble que j’en arrive à la même conclusion que toi… ou alors tu me contredis par principe, c’est ça ?

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