1408

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Stephen King est un homme torturé et, en tant que tel, il aime à écrire sur lui, il en a besoin. On retrouve donc très souvent parmi ses héros des écrivains à la fois cyniques et désabusés, des « observateurs » qu’il arrive à faire vivre pour la simple raison qu’il en est lui-même un (et cela même s’il est en train de devenir aveugle suite à un accident de voiture). On retrouve ainsi dans ses écrits cette sincérité, ce réalisme qui ancre le fantastique dans le quotidien et le rend fascinant. Et 1408 ne déroge pas à la règle…

Un auteur, spécialisé dans les récits sur des hôtels prétendument hantés, loue une chambre réputée mortelle pour quiconque tente d’y passer une nuit. La 1408. Au départ plus que sceptique, il devra pourtant se rendre à l’évidence qu’il existe des forces contre lesquelles la Raison ne peut rien car il est entré, désormais, en Enfer.

Y a pas à dire, le pitch est simple. Mais c’est pas plus mal car cette apparente simplicité, 1408 est tiré d’une nouvelle et non d’un roman, va permettre à l’histoire de se caler dans le format cinématographique là où beaucoup des écrits de King conviennent mieux au format télévisuel (je suis un gros fan du téléfilm Ça depuis des années). Et même si l’on ressent une certaine longueur vers les 3/4 du film, le héros passant tout de même près d’une heure dans la même chambre, l’histoire reste suffisamment ingénieuse pour nous tenir éveillés, pour nous donner envie de connaître le mot de la fin.

Cela tient au fait que ce film est un véritable concentré de tout ce qu’ont pu nous offrir les histoires de maisons hantées depuis des dizaines d’années, entre apparitions fantômatiques, murs qui saignent, radio qui s’allume toute seule et autres plongées dans la folie paranoïaque. En cela, le film repose ainsi entièrement sur l’interprétation de John Cusack (excellent), ce personnage solitaire et désabusé qui se retrouve confronté d’un seul coup à tout ce qu’il a mis si longtemps à décrédibiliser, un festival de manifestations surnaturelles sans cesse plus violentes et perturbantes.

Sans être un chef d’oeuvre, 1408 est donc un petit film sympathique qui pèche malheureusement par son manque d’originalité intrasèque (plus un best-of qu’une véritable relecture du genre), ce qui ne l’empêche pas de se suivre agréablement avec sa réalisation assez soignée. Gageons que The Mist, future adaptation de l’auteur, saura éviter cet écueil et rendre un véritable hommage au talent de créateur d’histoires de King.  

2 Réponses à “1408”

  1. Mathilde dit :

    Bon allais j’ajoute un dernier commentaire, il faut dire qu’un film avec des acteurs aussi grand ça en vaut la peine. Je ne l’ai pas encore vu mais après avoir lu t’on article je vais le faire. En tt cas félicitation pour ton blog vraiment complet, je reviendrai!!!

  2. pitouwh dit :

    Muchas gracias !

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