Hostel – Chapitre 2

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Que penser d’Eli Roth, réalisateur de ce film ? Est-il un artisan sincère ou un VRP ingénieux ? Parce que s’il est vrai qu’il ne manque pas de talent, que ce soit dans la réalisation ou bien la promotion, ses films tiennent en revanche rarement leurs promesses (léger bémol en ce qui concerne Cabin Fever). C’était le cas avec Hostel premier du nom et ça l’est encore davantage avec sa suite, plus un remake (on remplace juste la bande de copains par une bande de copines) qu’une véritable suite d’ailleurs.

On retrouve donc dans cette séquelle les mêmes défauts que chez son prédécesseur, à savoir qu’on se fait chier pendant une grosse partie du film (c’est hallucinant tellement il se passe rien pendant presque une heure) pour enfin assister au carnage. Et là où la surenchère semblerait le choix logique d’une suite, déception, le film étant à mon goût moins gore que le premier. Bon, c’est vrai que le div-x n’était pas de top-qualité et l’image assez sombre, je crois même que tous les sfx n’étaient pas finalisés, mais mis à part une castration assez couillue (hahaha) il n’y a rien de vraiment sympa à se mettre sous la dent. La mise à mort d’une des héroïnes nous est même totalement cachée, c’est pour dire !

Le principe de films comme Hostel et autres torture-flicks est donc de nous choquer, de nous remuer les tripes, mais tout cela tombe à plat tant Eli Roth apparaît plus comme un « VRP ingénieux » avec ce film qu’autre chose. Le meilleur exemple ? Sûrement la scène où un homme fait s’aligner des enfants et les menace de son flingue, situation plus que tabou dans le cinéma en général et américain en particulier, mais dont le côté « choc » est désamorcé par une mise à mort en hors-champ. Ou comment montrer sans rien laisser voir, véritable foutage de gueule en bonne et due forme pour un film qui se veut « extrême ».

Alors il y a bien quelques petits trucs sympas ici ou là, comme le fait de s’intéresser un peu plus aux tortionnaires (la scène plutôt réussie des enchères) ou encore le retournement de situation à la fin, mais rien qui ne puisse vraiment sauver Hostel 2 de cette impression de tiédeur, de prise de risques calculée. Est-ce qu’il y a besoin d’en dire plus ?

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