Critique ciné : Free Guy

12 septembre, 2021

free guy

Si Free Guy pouvait assurément compter sur le charisme et l’humour de son interprète principal (la règle des 3 R : Ryan Reynolds Rules), il n’en allait pas de même avec son réalisateur, aux efforts qualitativement très fluctuants. Coup de bol, Shawn Levy était dans une période de grâce et il nous livre une péloche faisant honneur à son postulat des plus malins, mêlant habilement comique de situation, vannes geeks, grand spectacle et développement des personnages (même la partie dans le monde réel réussit l’exploit de ne pas être chiante). L’indéniable petit plus c’est le protagoniste en titre, Guy, dont l’indécrottable optimisme en fait une version de chair et de sang du Emmet de La Grande aventure Lego. Des héros sincèrement gentils, spécimens rares dans cette époque plus cynique, et qui savent nous donner envie de l’être. Free Guy, « be good movie » ?

Critique ciné : The Suicide Squad

12 septembre, 2021

the suicide squad

Après avoir pourri le film de David Ayer, la Warner tente de rattraper le coup en confiant la suite/reboot The Suicide Squad à l’excellent James Gunn, transfuge de Marvel entre deux Gardiens de la galaxie, et en lui laissant les coudées franches. Deux bonnes décisions qui permettent au film de corriger les erreurs du passé en faisant simplement le contraire (comparez la présentation du personnage de Will Smith à celui d’Idris Elba, édifiant), bête comme chou. Et ça marche ! Mais surtout, au-delà de sa maîtrise de l’action et du style (dont il fait ici une audacieuse démonstration), c’est la faculté de Gunn à rendre attachants ses protagonistes qui fait toute la différence. Il les aime toujours sincèrement et sait transmettre cet amour aux spectateurs, ce qui s’avère parfait pour ce carnaval de gueules cassées et seconds couteaux qu’il porte aux nues sans jamais perdre de vue l’émotion. Plus qu’une correction de haute-volée de Suicide Squad, c’est LE blockbuster de l’été 2021 !

Critique ciné : OSS 117 – Alerte rouge en Afrique noire

2 septembre, 2021

oss 117 alerte rouge en afrique noire

OSS 117 revient après des années d’absence mais sans son réalisateur attitré. A charge donc pour Nicolas Bedos de prendre la relève avec Alerte rouge en Afrique noire et il faut reconnaître qu’il le fait plutôt bien, le bonhomme émulant aussi bien qu’il parodie le cinéma d’aventure / action du début des 80′s dans une continuité logique (les 60′s pour le premier, les 70′s pour le deuxième) qui fait, mine de rien, de la trilogie une saga assez unique. Moins rythmé certes que ses prédécesseurs, le film peut tout de même compter sur l’humour rentre-dedans de son réalisateur et surtout le charisme et l’humour intacts de Jean Dujardin, gentiment chahuté par un Pierre Niney s’en donnant à cœur joie. Alors oui, c’est l’épisode le plus faible de la série (d’autant que même si c’est pour la blague, il manque cruellement d’une vraie fin). Mais ça reste plus fréquentable que 80% de la comédie française, et de loin.

Critique ciné : Jungle Cruise

2 septembre, 2021

jungle cruise

Pensé comme la relève de la saga Pirates des Caraïbes, Jungle Cruise est une au moins aussi bonne surprise que le fut la première aventure de Jack Sparrow. Meilleure, même. Car en choisissant de s’inscrire dans un certain classicisme, le métrage gagne en efficacité et déploie une aventure fun et rythmée, portée par des personnages mieux écrits que la moyenne (outre le duo Dwayne Johnson / Emily Blunt on pense très fort au rôle de Jess Plemons, méchant aussi charismatique qu’atypique). Jaume Collet-Serra (Esther) ne réinvente donc pas la roue et si son excursion disneyenne n’éclipsera pas La Momie de Stephen Sommers dans le genre, il n’en demeure pas moins un très recommandable spectacle estival.

Critique ciné : Space Jam – Nouvelle ère

2 septembre, 2021

space jam nouvelle ere

La purge de l’été 2021 ! Le premier Space Jam n’était pas exempt de défauts mais avait au moins le bon goût de traiter son sujet – aussi stupide soit-il – avec honnêteté, ce dont cette Nouvelle ère se tamponne franchement le coquillard. D’un cynisme absolu n’ayant d’égale que sa bêtise crasse (un comble lorsqu’on veut se donner bonne figure en parlant de la famille et tout ça), le film est d’une nullité sans nom et constitue un de ces gloubiboulga de producteurs comme on en croise rarement dans de telles proportions. Et si Michael Jordan était déjà un acteur de peu de talent, LeBron James pousse le curseur dans des tréfonds inimaginables…

Critique ciné : Kaamelott – Premier volet

2 septembre, 2021

kaamelott premier volet

Grosse déception ! Kaamelott – Premier volet comporte quelques bons mots (le minimum syndical vu le matériau d’origine) mais se prend les pieds dans la tapisserie en tuant toute aspiration à la grandeur alors que, bon sang, la série passe au grand écran après dix ans d’absence ! Trop proche de son format télévisuel (rien n’est ré-introduit et on retrouve trop la forme épisodique qui casse ici le rythme), le film est surtout plombé par le fait qu’il ne raconte pas grand chose et le raconte mal. C’est donc très plat, parfois obscur (les flashbacks sur la jeunesse d’Arthur en particulier) et il n’y a surtout pas le moindre souffle épique (le duel final est un des plus pourris jamais vu). Il y avait pourtant grave moyen avec les moyens mis en œuvre (la direction artistique est somptueuse) et c’est fort dommage car Alexandre Astier semblait bien plus capable à en juger ses Astérix animés. Co-réalisés, d’où peut-être la différence…

Critique ciné : Les Croods 2

28 juillet, 2021

les croods 2

En panne de grosse licence depuis qu’un point final a été mis à la saga Dragons, Dreamworks Animation cherche un successeur et pas toujours avec bonheur (la déception Les Trolls 2 est encore bien fraîche dans les mémoires). Nouvelle essai donc avec Les Croods 2, suite d’une sympathique péloche préhistorico-familiale qui coche pas mal des cases de la suite réussie : retour des points forts du précédent, thématiques prolongées logiquement, nouveaux personnages charismatiques, rythme enlevé… Tout y est ou presque, assurant au film son statut de séquelle bien emballée. Bien emballée, mais sans surprise.

Critique ciné : Old

28 juillet, 2021

old

Avec Old, M. Night Shyamalan persiste et signe dans le thriller à petit budget qui a marqué sa résurrection : un lieu d’action quasi-unique, une poignée de comédiens et surtout un postulat aussi fort qu’intrigant (tiré de la bande-dessinée Château de sable). De quoi laisser au réalisateur le champ libre pour exercer tout son talent, sa mise en scène épousant son sujet avec une précision comme on en constate rarement (voir ces travellings jouant sur la temporalité afin de mieux nous faire perdre nos repères). Le hic, c’est que l’histoire ne suit pas beaucoup derrière, on a l’impression que Shyamalan n’arrive pas à dépasser son concept de base et pour peu qu’on ait vu le trailer du film, 90% du métrage aura ainsi un goût de déjà-vu. Venant de la part du roi du twist scénaristique, c’est un brin décevant, et son dernier effort n’en devient au final qu’un épisode de La Quatrième dimension étiré sur une trop longue durée.

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